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Economie

Campagne agricole: En attendant la bonne pluie

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5850 Le 24/09/2020 | Partager
5,8 millions d’hectares destinés à l’exploitation
Céréales, légumineuses, cultures industrielles, maraîchage, les filières éligibles
La réserve des barrages à usage agricole au plus bas niveau

Le ministère de l’Agriculture se veut rassurant. «La prochaine campagne s’annonce prometteuse». C’est le constat dressé par le Comité stratégique qui réunit l’ensemble des responsables centraux et régionaux ainsi que les directeurs   des établissements publics sous tutelle. 

Au total, la superficie consacrée aux cultures et arboriculture d’automne devrait atteindre 5,8 millions d’hectares, est-il précisé. Le programme établi concerne les semences, les céréales, les légumineuses alimentaires, les  fourrages, les plantes sucrières ainsi que les maraîchages. Ceci porte bien évidemment sur toutes les régions de production.

A elles seules les cultures maraîchères devraient occuper, cette campagne, une superficie de 105.000 ha. Histoire «d’assurer un approvisionnement normal du marché local et de répondre à la demande des débouchés extérieurs». Sauf que l’issue de la prochaine campagne dont le lancement devrait intervenir dans deux à trois semaines reste lié aux conditions climatiques à venir. A ce niveau, le ministère se garde de livrer des prévisions.

Pour le moment, la situation pluviométrique laisse apparaître un déficit du tiers par rapport à la même période de 2019. A fin mai dernier, le cumul pluviométrique s’est établi à 239 mm, soit un retrait de 31% par rapport à la moyenne de 30 ans (348 mm) et de 19% par rapport à la même date de la campagne précédente (295 mm).
Au 22 septembre, la réserve totale des barrages s’est située à 6 milliards de mètres cubes contre 7,5 milliards à la même date de la campagne passée. (Voir carte ci-contre).

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De grands barrages comme Al Massira ou Bin El Ouidane disposent de réserves affichant un grand déficit par rapport à la campagne 2018-2019, elle-même déficitaire. Ces deux barrages desservent de grandes régions agricoles, notamment les Doukkala et le Gharb

C’est ce qui explique la chute de 5% de la valeur ajoutée agricole au premier trimestre de cette année, après un recul de 6,2% un an plus tôt. Selon la Banque centrale, le recul de cette valeur ajoutée devrait s’établir à 5,3% sur l’exercice actuel. Mais si les conditions climatiques se révèlent favorables, elle devrait rebondir de 12,6% lors de la campagne 2020-2021. Tout reste donc suspendu au ciel.
Pour le moment, la tutelle promet d’assurer un suivi de la situation d’approvisionnement du marché en ce qui concerne aussi bien les intrants que la consommation. Un comité de veille ayant été mis en place. 

Néanmoins, le ministère de l’Agriculture dresse un bilan positif des exportations de produits agricoles frais et transformés. En se basant sur la campagne agricole (du 1er septembre 2019 au 31 août 2020), la tutelle indique «que la valeur des exportations des produits agroalimentaires aurait augmenté de 8% en 2019 par rapport à l’année précédente». Et les prévisions pour la prochaine campagne tablent sur une croissance de 10% en volume.

Au total, les recettes des exportations des produits agroalimentaires (hors produits de la pêche) se sont chiffrées à  plus de 39 milliards de DH contre 36 milliards une année auparavant. Celles de produits maraîchers ont porté sur plus de 1,4 million de tonnes, en hausse de 12% par rapport à la campagne 2018-2019.

Les exportations de la tomate, quant à elles, ont connu une hausse de 5%, passant de 539.000 tonnes durant la campagne 2018-19 à 567.000 tonnes durant la saison qui vient de prendre fin.

Pour ce qui est des fruits rouges, une forte croissance a été également  enregistrée. L’export de ces petits fruits ayant porté sur 89.000 tonnes, soit un mieux de 22% par rapport à la campagne 2018-2019 (73.000 tonnes). De même, la pastèque a marqué une croissance à deux chiffres. Les volumes exportés se sont élevés à 241.000 tonnes au lieu de 168.000 la campagne précédente.  

Pour ce qui est des agrumes, produit phare de l’export de la filière arboricole, le ministère ne précise pas le volume exporté. Il révèle toutefois la chute de 26% des expéditions. Avec cette nuance que «les prix sur les marchés extérieurs se sont nettement appréciés». Mais sans donner d’indication.

Pour la campagne agrumicole qui a démarré depuis le 1er septembre, les perspectives s’annoncent prometteuses, notamment, en raison de la baisse de l’offre chez les principaux concurrents.

                                                                            

Filières fruitières: Les prévisions orientées à la hausse

Pour le ministère de l’Agriculture, la campagne de production et d’exportation des fruits issus de l’arboriculture s’annonce prometteuse pour l’ensemble des filières. A l’exception du pommier, affecté par les tempêtes de grêle qui ont sévi dans la région de Fès-Meknès et la province de Midelt.

■ Agrumes: Hausse de 29% de la production prévisionnelle
Les premières évaluations de la production agrumicole 2020-21 s’annoncent prometteuses. En effet, la production des agrumes devrait s’inscrire en hausse de 29% par rapport à la campagne précédente. Cette augmentation est due à l’effet de l’alternance stimulée par les températures clémentes durant les périodes de floraison et de nouaison.

■ L’olivier reste sur sa lancée
La production attendue des olives devrait croître de 14% en comparaison avec la campagne précédente. Cette hausse résulte  principalement de l’effet des pluies des mois d’avril et mai qui ont favorisé la nouaison et le développement des fruits. On note aussi l’effet de l’alternance de l’olivier qui coïncide lors de cette campagne avec un cycle de forte production ainsi que l’entrée en production des nouvelles plantations d’olivier réalisées dans le cadre de la stratégie agricole. L’état phytosanitaire du verger oléicole est jugé satisfaisant dans l’ensemble des régions.

■ Palmier-dattier: Production record attendue
La campagne 2020-21 du palmier-dattier s’annonce également prometteuse avec une production en hausse de 4% par rapport à la précédente qui avait elle-même enregistré un très bon niveau. C’est l’effet des fortes pluies qui ont concerné durant le mois d’août la région de Drâa-Tafilalet. S’ajoute  l’entrée en production des vergers plantés et qui sont en pleine production.

■ Grenade: La production se stabilise  
La production prévisionnelle des grenades devrait s’inscrire en légère hausse de 2% en comparaison avec la campagne précédente. La variation s’explique par   l’entrée en production des nouvelles plantations.

A.G.

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