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Economie

Objectifs du développement durable: La mise en œuvre «compliquée» par la crise Covid

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5848 Le 22/09/2020 | Partager
Rabat mise sur un plan de relance, accompagné d’un programme de généralisation de la couverture sociale
El Othmani insiste sur «la pertinence des objectifs liés à la santé et à la protection sociale»

L’actuelle crise de la Covid-19 a mis à nu les fragilités de plusieurs pays, y compris le Maroc, en matière de performance du système de santé. Pourtant, il s’agit d’un domaine stratégique, qui fait partie des Objectifs du développement durable (ODD), que le Maroc s’est engagé à atteindre d’ici 2030. Ces objectifs «figurent parmi les priorités du Royaume», a souligné Saâdeddine El Othmani.

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Les institutions onusiennes insistent sur l’importance du système statistique national pour le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre des ODD. Dans un rapport sur «La révolution des données en Afrique du Nord», la Commission économique pour l’Afrique (CEA) a mis l’accent sur les performances du système statistique du Maroc, notamment en matière de suivi des ODD, le qualifiant de «pays à capacité statistique élevée»

Le chef du gouvernement est intervenu à l’occasion de la rencontre de haut niveau autour de ce programme. L’objectif est de faire le point sur la mise en œuvre des ODD, dans le cadre du 2e examen national volontaire. Rabat fait partie des 6 pays africains ayant été invités à intervenir lors de cette rencontre, tenue à l’ouverture de la session ordinaire des Nations unies. Cette réunion a été organisée, pour la 1re fois, selon un format virtuel.

El Othmani a dressé un bilan d’étape de la mise en œuvre de ces 17 objectifs, «visant à améliorer la vie des gens partout dans le monde». Il a souligné que «le Maroc a réalisé de grands progrès en matière d’amélioration de l’accès aux services de base et de lutte contre la pauvreté. S’y ajoutent la réduction des inégalités sociales et la consolidation des capacités des femmes, ainsi que le renforcement des investissements ciblant les ressources humaines et les énergies renouvelables».

Pour le chef du gouvernement, cette réunion tombe à point nommé pour faire le point sur les répercussions de la crise de la Covid-19 sur la réalisation des ODD. D’après lui, «la pandémie a causé une véritable crise économique et sociale inédite, qui a accentué les vulnérabilité, et a compliqué davantage la mise en œuvre des ODD». Néanmoins, «cette conjoncture a confirmé la pertinence de l’Agenda de 2030».

Même son de cloche du côté du SG de l’ONU, Antonio Guterres, qui a déclaré qu’à «un moment de grande incertitude, les ODD montrent la voie à suivre pour une reprise économique solide post-Covid-19». Le chef du gouvernement a insisté sur le caractère «vital et stratégique de certains objectifs, particulièrement ceux portant sur les secteurs de la santé et de la protection sociale». Il a mis l’accent sur les efforts menés par le Maroc dans ce domaine, dans le cadre des réponses aux nouveaux enjeux posés par cette pandémie.

C’est dans ce cadre que s’inscrit, selon lui, le plan de relance économique, doté d’un budget de 120 milliards de DH, en plus de la création d’un Fonds d’investissement stratégique. El Othmani a précisé que ce chantier est accompagné d’un autre programme, en phase avec les ODD, portant sur la généralisation de la couverture sociale au Maroc. L’objectif est d’assurer la protection de toutes les catégories pauvres ou en situation de vulnérabilité. Il a également plaidé pour la création d’un Fonds spécial, par l’ONU, visant à appuyer la mise en œuvre de ces objectifs au niveau du continent africain.

                                                                            

Les reproches de la Cour des comptes

Au-delà des réalisations, le Maroc fait encore face à une série de contraintes qui ralentissent le rythme de réalisation des ODD. Un diagnostic effectué par la Cour des comptes, l’année dernière, avait pointé des problèmes de leadership, de manque de communication et d’absence d’une stratégie pour mobiliser toutes les parties prenantes. S’y ajoutent la faiblesse de la convergence des programmes et le manque de mesures pour la priorisation et la planification de la mise en œuvre de l’Agenda 2030. L’une des principales actions à mener en urgence afin de favoriser une meilleure exécution des ODD est liée à la «mise en place d’un dispositif fédérant les différents intervenants, afin d’assurer la coordination, le suivi et le reporting», selon la Cour des comptes. Outre la nécessité «d’activer les travaux de convergence de la stratégie nationale du développement durable et des stratégies sectorielles». La Cour des comptes a également plaidé en faveur de la mise en place de plans d’action détaillés, définissant les modalités, les échéances, les intervenants et les modes de financement nécessaires pour la mise en œuvre des ODD».

M.A.M.

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