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International

Une reprise progressive mais à un rythme variable…

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5847 Le 21/09/2020 | Partager
Les perspectives mondiales dépendront de plusieurs facteurs
Durée de la pandémie, soutien à la relance, disposition du vaccin…
Les hypothèses de l’OCDE

Les perspectives mondiales de croissance demeurent très incertaines. Elles dépendront de nombreux facteurs, indique l’OCDE dans son étude «Coronavirus: Vivre avec l’incertitude». Ses auteurs citent notamment l'ampleur et la durée de nouvelles vagues d'infections par la pandémie Covid-19, la mesure dans laquelle les dispositifs actuels d'endiguement seront maintenus ou renforcés et se répercuteront sur la confiance, du temps qui s'écoulera avant qu'un vaccin ou un traitement efficace ne soit disponible, ainsi que de l'ampleur du soutien apporté à la demande par les importantes mesures de relance budgétaires et monétaires adoptées.

Il est supposé que de nouvelles vagues d'infections sporadiques se produisent dans toutes les économies, ou qu'elles perdurent dans les économies de marché émergentes où le nombre de cas n'a pas encore atteint un pic. Ce qui rend nécessaire la poursuite de l'application de stratégies et de mesures d'endiguement différentes selon les pays, indique l'Organisation de coopération et de développement économiques (https://www.oecd.org) dans ses perspectives économiques du mois de septembre 2020 (Rapport intermédiaire). Il est présumé que des restrictions localisées concernant la mobilité ou l'activité, plutôt que des confinements d'envergure nationale, sont appliquées pour faire face à toute nouvelle vague d'infections. Elles sont accompagnées de prescriptions strictes en matière d'équipements de protection individuelle dans la plupart des pays, notamment porter un masque dans certains lieux publics et des demandes aux employeurs de fournir ce type d'équipement.

Il est supposé que les limites relatives aux interactions entre personnes perdureront, telles que les obligations de distanciation physique et les restrictions concernant la taille des rassemblements. Les restrictions concernant les franchissements des frontières nationales par des personnes devraient aussi rester en vigueur, au moins en partie.

La distanciation physique pratiquée par précaution risque aussi de continuer à limiter les dépenses des ménages. Tous ces facteurs alourdissent les coûts des entreprises, en particulier dans les secteurs de services très tributaires des interactions sociales. Les prévisions reposent sur l'hypothèse qu'il s'écoulera au moins un an avant le déploiement généralisé d'un vaccin efficace, ce qui limite son impact sur les perspectives pour 2021. En conséquence, une reprise progressive de l'économie mondiale devrait se poursuivre pendant les dix-huit prochains mois, mais à un rythme variable suivant les économies.

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Le PIB mondial devrait diminuer de 4,5% cette année, avant de se redresser pour augmenter de 5% en 2021. La révision à la hausse des prévisions de croissance mondiale cette année par rapport à celles qui figuraient dans l'édition de juin 2020 des Perspectives économiques de l'OCDE dissimule des différences d'évolution considérables entre les pays

                                                                              

Investissement, dette…

Le climat de grande incertitude, une confiance faible et le recul de l’emploi auront sans doute pour effet de maintenir une forte épargne de précaution pendant un certain temps. Mais les niveaux de dépenses devraient se réorienter progressivement à la hausse, sous réserve que la propagation du virus demeure sous contrôle. L’ampleur des incertitudes va certainement aussi brider l’investissement pendant un certain temps, en particulier parmi les entreprises fortement endettées. Bon nombre de celles opérant dans les secteurs de services les plus frappés par les mesures de suspension d’activité vont sans doute se retrouver en situation d’insolvabilités si elles ne peuvent pas rétablir de capacités suffisantes et si la demande ne repart pas avec, à la clé, des pertes d’emplois. Le chômage en hausse aggraverait le risque de pauvreté et de dénuement de millions de travailleurs informels dans les économies de marché émergentes. Les mesures de soutien budgétaire devraient continuer en 2021. Les mesures monétaires et financières exceptionnelles prises en complément depuis le début de la pandémie jouent, elles aussi, un rôle important pour la stabilisation économique, limitant la charge du service de la dette et contribuant à la stabilité financière. Même s’il est moins sûr qu’elles puissent contribuer à l’accélération de la demande intérieure.

F.Z.T.

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