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Economie

Concours de médecine: Plus de 3.000 places à prendre

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5816 Le 04/08/2020 | Partager
Par 56.000 candidats ce 5 août, soit un taux d’acceptation de 5,3%
Des fiches nominatives avec la langue choisie pour les épreuves
Cette année, les bacs originaux déposés dans les facs les plus proches
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Sur les cinq dernières années, les facultés de médecine et de pharmacie ont augmenté leur capacité d’accueil en intégrant +30% d’étudiants. Cette année encore, elles offrent plus de places aux bacheliers, avec une hausse moyenne de 7%

Que de nouveautés pour l’édition 2020 du concours de médecine. Ce 5 août, et pour la première fois, un concours commun sera organisé par les sept facultés publiques de médecine & pharmacie et les deux facs de dentaire que compte le Maroc, au lieu de 11 auparavant. La logistique est impressionnante. 88 centres d’examen seront mobilisés dans 42 préfectures et provinces, ainsi que 4.000 enseignants-chercheurs, médecins internes/résidents, doctorants et cadres administratifs et techniques. «Avec la pandémie, nous avons décidé de maintenir, autant que possible, les candidats au niveau de leurs localités et villes de résidence. C’était pour nous une condition sine qua non pour l’organisation du concours, pour préserver la santé de nos candidats», souligne Mohamed Rhachi, coordinateur du réseau des doyens des facultés de médecine, de pharmacie et de dentaire, également président de l’université Mohammed V de Rabat. «Le concours commun s’est imposé afin de garantir l’égalité des chances. Le projet a nécessité énormément de préparation de la part des doyens, en coordination avec notre ministère, les académies régionales de l’éducation et de la formation et le Centre national des examens qui a apporté sa grande expertise sur les épreuves du bac», poursuit-il.  
Cette année, les établissements augmentent en moyenne leur capacité d’accueil de 7%. En parallèle, elles ratissent large en appelant 56.000 candidats pour passer les épreuves (70.000 étaient initialement prévus), sur un total de 72.532 inscrits sur la plateforme concoursmed.ma. L’an dernier, seulement 40.000 avaient été appelés. Ceci a permis de revoir le seuil de sélection à la baisse. Il a été fixé à 12/20 (calculé à 75% sur la base de l’examen national du bac, et à 25% sur celui de l’examen régional), contre des moyennes allant de 14,18 à 17,2 l’an dernier, selon les établissements. Une décision accueillie avec soulagement par les étudiants qui y voient une chance d’intégrer la médecine même avec une moyenne peu élevée. Cela dit, les 56.000 présélectionnés concourront pour quelque 3.000 places seulement. Le taux d’acceptation est ainsi limité à 5,3%. «Pour les facs de médecine, la capacité d’accueil n’est pas définie par le nombre de places pédagogiques uniquement. Elle est aussi liée aux places disponibles dans les lieux des stages cliniques. Il faut donc se projeter sur tout le parcours pour définir un nombre pour lequel nous pouvons assurer un encadrement de qualité», explique Mohamed Rhachi. 
Avec les constructions au niveau des CHU de Tanger et d’Agadir, la capacité d’accueil pourrait encore s’améliorer. «Nous continuerons à discuter avec notre ministère pour étendre la capacité d’accueil dans les terrains de stage, et poursuivre cet effort sur les effectifs. N’oublions pas aussi la contribution des universités partenaires», souligne Rhachi. En effet, cette année, les facultés payantes de médecine, pharmacie et dentaire, au nombre de neuf, proposent 1.056 places. Une contribution non négligeable. Toutefois, pour combler son déficit, le Maroc se doit de mettre le turbo. Le pays compte à peine quelque 7 médecins pour 10.000 habitants. 

Un processus de sélection en trois phases

Les candidats auront droit cette année à des fiches d’examen nominatives avec des codes à barres, produites par les facultés, avec la langue qu’ils ont eux-mêmes choisie à travers la plateforme du concours. Les trois langues: arabe, français et anglais, étaient proposées. Les épreuves des quatre matières du concours (SVT, maths, physique et chimie) se dérouleront ainsi en trois langues. Elles seront sous forme de QCM qui seront corrigés de manière automatique. Chaque matière comptera 20 questions. 
Trois choix de filières étaient proposés sur concoursmed.ma (médecine, pharmacie et dentaire). Après la publication de la liste principale des admissions, les candidats retenus seront inscrits par la plateforme. Ceux en liste d’attente pourront s’insérer durant deux phases de sélection supplémentaires, en fonction des places disponibles et de leur classement. 
Pour les inscriptions définitives, les étudiants n’auront pas à se déplacer dans leur établissement d’accueil. Ils pourront déposer l’original de leur bac à la faculté la plus proche de leur lieu de résidence. Ceux de Dakhla, n’auront pas à se déplacer à Agadir. Exceptionnellement, ils pourront déposer leur baccalauréat au niveau d’autres établissements universitaires de leur région. 
Ce nouveau modèle de concours sera-t-il reconduit pour les prochaines années? Pour l’instant, aucune décision n’a été prise. Les facultés comptent d’abord évaluer cette première expérience avant de trancher. 

Fini les grèves étudiantes?

L’année dernière a été marquée par une série de grèves des étudiants en médecine, qui ont duré plusieurs mois. Les étudiants protestaient principalement contre leurs conditions de stage. Ils revendiquent, entre autres, l’exclusion de leurs camarades des facultés payantes, à la fois des terrains de stage publics et des concours d’internat et de résidanat, ainsi que la suspension de la 6e année de médecine dentaire. Le spectre des grèves plane-t-il sur cette année aussi? Les étudiants avaient fini par avoir gain de cause sur l’essentiel de leurs revendications. L’accord avec le réseau des doyens des facultés de médecine, de pharmacie et de dentaire avait fait l’objet d’un PV daté du 28 août 2019, paraphé par les doyens, directeurs des CHU et représentants des étudiants. «Tous les engagements pris par les facultés, consignés dans le PV, ont été respectés», selon le coordinateur du réseau, Mohamed Rhachi. «Nous sommes même allés au-delà», assure-t-il. De son côté, le ministère de la Santé a annoncé l’augmentation des postes dédiés au concours de résidanat sur les cinq prochaines années. Des revalorisations des indemnités des étudiants de 7e année de médecine sont également au menu. Cela suffira-t-il aux yeux des étudiants? 

Ahlam NAZIH

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