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Dossier Spécial

Investissement public : Un moteur à rallumer d’urgence

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5814 Le 29/07/2020 | Partager
40 milliards de DH injectés chaque année
L’Equipement, l’ANP, Al Omrane, l’habitat … Les principaux donneurs d’ordre
Voie express Tiznit-Dakhla, port Nador West Med, autoroute Marrakech-Khénifra… les marchés à prendre
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L’ANP s’apprête à lancer les aménagements intérieurs au bâtiment communautaire au port de Casablanca. L’agence prévoit un investissement de 3,6 milliards de DH  pour la période 2020-2022 (Ph. ANP)

La reprise post-Covid-19 passera inévitablement par la relance de l’investissement public. Véritable catalyseur de la demande intérieure, l’investissement public fait mobiliser les entreprises pour la construction de chantiers structurants (routes, autoroutes, hôpitaux, écoles …). Une fois son budget affecté, il impactera directement le reste de l’économie, notamment les entreprises qui œuvrent dans la commande publique, en l’occurrence le secteur du BTP.
Or, les grandes orientations du projet de la Loi de Finances Rectificative (LFR) laissent entrevoir une réduction de la voilure pour 2020. En effet, le budget des entreprises publiques est revu à la baisse (28,3%), passant de 101,1 milliards de DH à  72,5 milliards. L’investissement des collectivités territoriales est également réduit de 23% (il ne dépasse pas 15 milliards). Malgré ces engagements en baisse, le mot d’ordre reste l’impulsion d’une nouvelle dynamique à l’investissement et au soutien de l’entreprise en vue d’accroître le rythme de la croissance et la création de l’emploi, à travers, notamment, le soutien de l’investissement public, la promotion de l’investissement privé national et étranger, le renforcement de la compétitivité des entreprises et l’intégration du secteur informel dans le cycle économique. 
D’ailleurs, Abdelkader Amara, ministre de l’Equipement, du transport et de la logistique, vient d’annoncer des investissements d’environ 40 milliards qui seront réalisés chaque année dans les divers domaines de compétence de son département. 
Il s’agira notamment de parachever le méga-projet de voie express Tiznit-Laâyoune- Dakhla pour un investissement de plus de 10 milliards de DH, d’assurer le raccordement routier du port Nador West Med pour 1,3 milliard de DH, en plus de l’autoroute Guercif-Nador (4,5 milliards de DH). Pour sa part, le triplement des tronçons d’autoroute au niveau de la région Casablanca-Settat nécessitera une enveloppe de 5 milliards de DH. S’y ajoutent les études relatives à l’autoroute Marrakech-Khenifra, via El Kelâa et Beni Mellal (12 milliards de DH). 
Tous ces méga-chantiers devront bénéficier aux entreprises marocaines et à la création de postes d’emploi. En effet,  en application des dispositions de l’article 155 du décret n°2-12-349 du 20 mars 2013 relatif aux marchés publics, les maîtres d’ouvrage sont tenus de prévoir au niveau des règlements de consultation relatifs aux procédures de passation des marchés de travaux et des études y afférentes que les montants des offres présentées par les entreprises étrangères sont majorés d’un pourcentage ne dépassant pas 15% aux fins de comparaison de ces offres avec les offres présentées par les entreprises nationales.

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Les travaux d’extension de la desserte nord  du port de Casablanca font partie des chantiers prévus cette année. Objectif : améliorer les conditions de transport de marchandises, notamment vers la future zone logistique, par une augmentation de la capacité et une réduction du temps de parcours des camions. La desserte devra aussi soulager les principales voiries mitoyennes et y améliorer les conditions de circulation, en détournant le trafic généré par le port qui emprunte à l’heure actuelle l’artère de la route côtière (Ph. ANP)

«Les maîtres d’ouvrages seront en outre invités au strict respect des dispositions de l’article 5 du décret sur les marchés publics qui précisent que la détermination des besoins doit être définie par référence à des normes marocaines ou, à défaut, à desnormes internationales», précise le projet de LFR pour l’année budgétaire 2020.
En outre, un intérêt particulier sera accordé à la promotion du produit local, essentiellement via l’opérationnalisation des mécanismes en vigueur en matière de préférence nationale et de respect des spécifications techniques et des normes et produits d’origine marocaine dans le domaine de la commande publique.
Voici les principaux projets d’investissements prévus par les principaux donneurs d’ordre publics au titre de l’année 2020. Autant de marchés à prendre pour les entreprises marocaines. 

● Agence nationale des ports: 1,5 milliard de DH d’investissement en 2020
L’Agence nationale des ports (ANP) prévoit une enveloppe de 3,6 milliards de DH d’investissement programmée pour la période 2020-2022, dont environ 1,5 milliard au titre de l’année en cours. Ce plan d’investissement inclut plusieurs projets dont l’aménagement intérieur au bâtiment communautaire au port de Casablanca, l’aménagement de l’ouvrage d’accès au port sec de Zenata, de la gare maritime de Nador, des quais pour la zone chantier naval au port d’Agadir, ainsi que les travaux d’extension du port de Jebha. 
Sur le plan de la régulation, le programme d’action de l’ANP fait ressortir des projets visant le renforcement de la régulation des opérateurs et des activités portuaires, la promotion du régime de placement des terminaux portuaires ainsi que la poursuite de projets communautaires ciblant l’amélioration de la compétitivité du transit portuaire.

● Ministère de l’Habitat: Déblocage des dossiers en souffrance
Afin de redynamiser l’investissement dans le secteur de l’immobilier, deux circulaires ont été lancées conjointement avec le ministère de l’Intérieur en juin dernier. La première est relative aux travaux d’équipements des lotissements et des groupes d’habitations ainsi que leurs délais de réalisations. Elle a permis d’apporter des solutions à environ 70% des lotissements bloqués au niveau national. La deuxième circulaire conjointe vise la mise en œuvre des dispositions du Règlement Général de Construction (RGC) fixant la forme et les conditions de délivrance des autorisations d’urbanisme. 
La tutelle planche  également sur l’accélération de la mise en place des documents d’urbanisme, surtout ceux relatifs aux grandes villes ainsi que l’instauration d’une nouvelle génération de schémas directeurs d’aménagement urbain.
Rappelons que plusieurs mesures permettant de booster le secteur de l’immobilier sont actuellement en cours. Parmi ces mesures: la dématérialisation des services des agences urbaines pour faciliter les procédures et l’activation des déblocages au profit des acteurs publics, dans le cadre de conventions relatives aux programmes sociaux, en particulier ceux de lutte contre l’habitat insalubre afin d’alléger les trésoreries des sous-traitants.  S’y ajoute le réexamen des demandes d’autorisation de construire  en souffrance au niveau des agences urbaines. Cette opération a permis de traiter à ce jour près de 1.946 projets dont 56% ont été approuvés totalisant 5,6 milliards de DH et devant générer plus de 20.000 emplois directs et plus de  40.000 emplois indirects.

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Plusieurs  projets d’autoroutes sont dans le pipe dont Guercif-Nador (4,5 milliards de DH), le triplement des tronçons d’autoroute au niveau de la région Casablanca-Settat (5 milliards de DH) et l’autoroute Marrakech-Khenifra, via El Kelâa et Beni Mellal (12 milliards de DH) 

Al Omrane mise 3,78 milliards de DH

Le groupe Al Omrane est en charge de maintenir les chantiers prioritaires publics du ministère de l’Aménagement du Territoire National, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville dont il a la charge à hauteur de 85% et qui représentent le tiers de son activité. A ce jour, plus de 300 appels d’offres ont été lancés par Al Omrane dans le cadre du maintien de la commande publique. Pour l’année 2020, Al Omrane prévoit des investissements de l’ordre de 3,78 milliards de DH avec des orientations majeures comme la mise en chantier de 15.945 unités de production nouvelle et de 76.561 unités de mise à niveau urbaine, l’achèvement de 19.335 unités de production nouvelle dont 1.879 dans le cadre de partenariat et 95.774 unités de mise à niveau urbaine, la création de 32.781 titres fonciers…

Aziza EL AFFAS

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