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Economie

Exclusif - Tourisme: Le soutien aux salaires de 2.000 DH maintenu

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5809 Le 22/07/2020 | Partager
Une des mesures phares du contrat-programme
Le projet devrait être signé aujourd’hui avec les autorités
Plusieurs sous conventions devraient être conclues avec les partenaires

Si tout va bien, le contrat-programme du secteur du tourisme devrait être signé cette semaine. Cette feuille de route tant attendue devrait soutenir les professionnels du secteur à redémarrer la machine pour les 5 prochains mois. Dans le détail, le contrat-programme comprend plusieurs parties, dont la continuité du soutien aux salaires de 2.000 DH pour l’ensemble des acteurs du secteur sous condition du maintien de 80% des salariés.

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Marrakech qui tournait avec quelque 477 rotations hebdomadaires avant le Covid est aujourd'hui à zéro vol, alors que la ville dispose de plus de 80.000 lits (Ph. L'Economiste)

L’hôtelier ou le voyagiste pourrait lui compléter les salaires des employés  selon une convention qu'il aura établi. A l’approche de la fin du mois de juillet, quelques professionnels, dont notamment les hôteliers, commencent à angoisser. Ils ne savent pas quoi répondre aux salariés qu’ils ont repris et qui attendent des avances sur salaire et des primes pour l’Aïd Al Kebir.

«Les mesures de soutien prévues pour le secteur avancent très lentement et nous risquons fort de perdre les années prochaines et mettre en situation difficile et l'hôtelier et les employés», insiste Lahcen Zelmat, président de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière qui reproche aussi le cafouillage du gouvernement.

«Jusqu'à maintenant, nous n'avons pas d'éclaircissement quant au classement de Marrakech (zone 1 ou zone 2) et nous ne savons pas si les hôtels doivent ouvrir leurs portes», s’interroge Zelmat. Le contrat-programme prévoit aussi des exonérations des taxes, des mécanismes de financement des entreprises touristiques solvables avant la crise, l’accompagnement des entreprises en détresse…

Avec le GPBM, les professionnels ont réussi à négocier plusieurs avantages qui figureront dans le contrat-programme ainsi que des mesures fiscales exceptionnelles pour le secteur. En parallèle, les professionnels recommandent des actions pour la stimulation de la demande à travers la promotion et l’aérien. Car c’est bel et bien là le levier pour relancer la machine. «Sans aérien, nous ne pourrons pas nous projeter ni en 2021 ni en 2022», indique un hôtelier. 

Les dates pour la réouverture des frontières aux touristes ne sont pas connues pour l’heure même si les rumeurs laissent entendre une ouverture en août. «Quelles que soient les dates, il nous faudra mener un travail colossal après l’ouverture officielle du ciel, pour rediscuter avec les compagnies aériennes, les convaincre de reprogrammer le Maroc», analyse un hôtelier.

«Nous évoluons dans un monde concurrentiel et les premiers venus sont les premiers servis et nous sommes déjà très en retard par rapport à nos concurrents», ajoute notre expert. Pour lui, il n’y a pas de solution miracle. Pour résoudre les problèmes de crise et de remplissage des unités hôtelières, il faut respecter l’équation une chambre = un siège aérien. Marrakech par exemple qui tournait avec quelque 477 rotations hebdomadaires avant le Covid et est aujourd'hui à zéro vol, alors que la ville dispose de plus de 80.000 lits.

L’ONMT, aux abonnés absents

Mais où est donc passé l’ONMT? Les professionnels et les médias constatent un silence radio de l’Office qui est censé préparer et présenter des stratégies pour relancer la machine au niveau de la promotion. L’Office s’est fendu d’appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé en juin dernier à l’attention des CRT pour mener conjointement des campagnes promotionnelles pendant et après le confinement. Et puis plus rien. Même pas pour présenter les résultats de cette campagne, les agences sélectionnées… Récemment, il a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour les marchés internationaux, puis il a disparu. A croire que la débâcle du tourisme ne concerne pas le bras armé de la promotion qu’est l’Office.

Badra BERRISSOULE

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