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Economie

Aviculture: Alerte à la circulation du poulet vif

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5807 Le 20/07/2020 | Partager
92% de l’abattage se réalise dans des tueries de proximité
La Chine décide de supprimer à terme le commerce des volailles vivantes
Elles seraient à la base de la propagation du Covid-19

Le coronavirus va-t-il enfin forcer la réforme de l’abattage avicole? C’est l’espoir affiché par les professionnels de la filière structurée. Tout en lançant un signal de détresse quant à l’ampleur des pertes subies mais face au risque de contamination des populations.

Et pour cause, le géant de la vente des volailles vivantes, la Chine, en l’occurrence, vient d’annoncer sa décision de supprimer progressivement ce commerce. Ces volailles étant soupçonnées de véhiculer le Covid-19. Aussi, les autorités chinoises vont-elles s’atteler à l’organisation de ce marché selon de nouvelles normes. A commencer par l’abattage dans des sites dédiés et la fermeture progressive des marchés de volailles vivantes.

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L’évolution encourageante de 13% sur le premier trimestre reste corrélée à celle de la production nationale du poulet. Elle se limite toutefois à  9% pour l’abattage contrôlé. Si on tient compte de la tendance du premier trimestre, la baisse sur le second dépasserait les 50% des volumes.  De leur côté, les prix ont accusé une baisse de plus de 25% en moyenne

Loin de cette solution radicale, l’Association nationale des abattoirs industriels  avicoles (Anavi) ne réclame que l’application de la loi et règlements en vigueur sur la gestion sanitaire de la filière avicole. En particulier, le volet relatif à l’abattage et la préparation des viandes blanches. Et il y a urgence! «Le statu quo qui perdure plus d’une décennie peut s’avérer mortel dans le contexte actuel de la pandémie», alertent les professionnels.   

Si, en  amont, la règlementation est observée par la majorité des élevages, car  agréés par l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (Onssa), en aval, des tueries insalubres ne cessent de proliférer. En marge bien évidemment des règles d’hygiène les plus élémentaires. «Une situation à mettre sur le dos du ministère de l’Intérieur», accusent les professionnels.

S’ajoute également l’implication des communes qui les autorise sans se soucier des prescriptions règlementaires. Résultat, le nombre des «ces abattoirs sauvages» est passé de 8.000 en 2007 à plus de 14.000 actuellement selon un recensement du ministère de l’Intérieur. Entre-temps, une dizaine d’abattoirs modernes sur la trentaine a cessé ses activités. Une autre vague de fermetures est annoncée pour les semaines qui viennent. Et les plus résistants fonctionnent à moins de 50% de leur capacité. 

Pourtant, la profession n’a cessé de sensibiliser sur le danger sanitaire de ces tueries, auprès desquelles s’approvisionne la majorité de la population. Sans résultat jusqu’à présent. Ceci, bien qu’un consensus ait été trouvé et consigné dans une circulaire conjointe des ministères de l’Intérieur et de l’Agriculture. Avec également l’aval des autres partenaires.

«Aujourd’hui les abattoirs avicoles, installés à la base pour répondre à la réglementation, vivent une crise structurelle liée à la non-application de la loi. Les différents textes de lois et circulaires conjointes entre les ministères de l’Intérieur, de l’Agriculture et de l’Industrie n’ont jamais permis de faire évoluer la situation», relève l’Anavi.

Ces structures n’arrivent pas à franchir le seuil de 10% (8% en 2019) de l’abattage contrôlé du poulet. Leur marché, limité sur le poulet, aux enseignes modernes qui représentent moins de 4% du flux commercial de la volaille et à la restauration collective, sur sa toute petite partie qui respecte la loi, évaluée à 4% du même flux (sur un potentiel de 35%), a été très durement affecté aussi bien en termes de volume que de prix et de recouvrement.

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Pour la dinde dont l’abattage est contrôlé à hauteur de 75%, le marché se retrouve avec d’importants volumes en attente de traitement. La demande s’étant fortement contractée en raison de l’arrêt du secteur de la restauration

Les prix ont connu pour leur part, sur cette période Covid, un plongeon de plus de 25% en moyenne. «Mettant ainsi les abattoirs dans une situation de trésorerie extrêmement tendue», regrette Omar Benayachi, président de l’Anavi. Sur la dinde, mieux lotie  dans l’abattage contrôlé (près de 75% transitent par les abattoirs agréés en raison de sa taille), le marché s’est retrouvé avec des volumes en attente d’abattage sans précédent face à une demande en très large décrue.

Malgré tous les efforts fournis par les abattoirs et le stockage massif, la situation est catastrophique aussi bien pour les abattoirs que pour les éleveurs. Les baisses importantes des volumes et des prix (plus de 40% comparés à la même période de 2019) ne permettent pas de réduire les stocks sur pied et affaiblissent encore plus les abattoirs.

Le chiffre d’affaires des abattoirs s’est ainsi contracté de plus de 500 millions de DH sur les 3 derniers mois. Pour rappel, l’abattage contrôlé des volailles  représente près de 5.000 emplois directs et plus de 12.000 indirects.

L’appel de détresse de la profession n’est pas motivé par la demande d’une subvention, est-il fortement souligné. Il tient seulement à l’application de la loi. L’idée simple et éprouvée est de transformer les «Ryachats» en points de vente à l’image de certains pays limitrophes qui ont réussi la transition.

Le positionnement de nos «Ryachats» dans des endroits stratégiques dans les villes leur permettra de maintenir leur volume de vente auquel ils pourraient adjoindre les produits à base de dinde, les œufs, la charcuterie… Ce serait également une avancée notable dans le processus de modernisation du commerce de proximité avec tout ce que cela engendre en termes d’impact sur la qualité, l’environnement, le développement de la distribution des produits frais et congelés, l’insertion dans le circuit formel…

«La mauvaise monnaie chasse la bonne»

En 2015, le secteur d’abattage et de préparation des viandes blanches comptait 25 unités dont 5 ateliers de découpe. Ces abattoirs qui se situaient principalement sur l’axe Casablanca-Rabat et la région de  la  Chaouia fonctionnaient à hauteur de 50% de leur capacité. Depuis, une dizaine a mis la clé sous le paillasson, une autre fonctionne de façon épisodique et le reste est  sur le point de fermer. La raison tient à la prolifération du circuit informel dont le poids est considérable: 92% de production de poulets et 10% de celle de dindes y sont traités.

A.G.

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