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Santé: Aït Taleb veut instaurer la confiance

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5772 Le 01/06/2020 | Partager
«La santé des citoyens est notre principale priorité», affirme-t-il
Chloroquine, déconfinement, rapatriement des Marocains…4h30 de débat
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Pour Khalid Aït Taleb, le Maroc assume sa responsabilité quant à l’usage de la chloroquine. Une molécule qui n’avait jamais suscité de controverses et qui a prouvé son efficacité…«Toutes les mesures de lutte contre la pandémie du Covid-19 ont été entreprises en application des Hautes directives royales», dit le ministre de la Santé (Ph. L’Economiste)

Khalid Aït Taleb est resté plus de 4 heures et demi au Parlement jeudi dernier. Convoqué par la Commission des secteurs sociaux à la Chambre des représentants,le ministre de la Santé a défendu la position du Maroc quant au traitement à la chloroquine. Aït Taleb a aussi donné des précisions sur le déconfinement partiel, le rapatriement des Marocains bloqués à l’étranger, et la reprise de l’activité normale des CHU. Décryptage.

■ Chloroquine: Le Maroc assume sa responsabilité

Casting réussi pour Mohamed Benchaâboun, Moulay Hafid Elalamy, Saaïd Amzazi, Abdelouafi Laftit, et Khalid Aït Taleb pour la gestion de la crise Covid. A la tête de départements importants, chacun de ces ministres a tracé son territoire défendant bec et ongles les choix du Maroc permettant de limiter les dégâts (financiers, économiques, industriels, sécuritaires et sanitaires). C’est dans cette optique que le ministre de la Santé a évoqué l’usage de la chloroquine. Pour Khalid Aït Taleb, «l’efficacité de cette molécule dans le traitement du Covid-19 peut être prouvée». «Le Maroc n’a pas pris cette décision par hasard ou parce qu’il n’y avait pas d’alternative, mais parce qu’il existe des essais cliniques qui ont abouti à des résultats positifs», renchérit le ministre notant que «le Royaume a assumé cette responsabilité».

■ Ne pas verser dans des controverses inutiles
Les travaux de la commission parlementaire étant diffusés en direct, le responsable gouvernemental a tenté de rassurer les députés mais aussi le public qui suit le déroulement de la séance sur le net. «La chloroquine est utilisée depuis longtemps dans le traitement des maladies chroniques et du paludisme, sous certaines conditions», dit-il.
Cette molécule qui n’avait jamais suscité de controverses avant aujourd’hui a prouvé son efficience. Et pourtant, elle n’est pas coûteuse: un paquet de ce médicament ne coûte que 12 DH. «En plus, l’OMS n’a pas interdit le traitement par la chloroquine, mais suspendu les essais cliniques qu’elle mène à ce sujet», précise le ministre soulignant que  «le médecin demeure l’unique personne qui peut juger de l’efficacité du traitement».
En tout cas, grâce à son protocole, le nombre des décès au Royaume est parmi les plus faibles au monde et «c’est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas remettre en question l’efficacité de ce médicament». A noter que des mesures ont été entreprises pour l’importation de la matière brute d’hydroxychloroquine, afin d’éviter une pénurie et assurer le traitement aux patients.

■ La situation épidémiologique est sous contrôle
Encore une fois, Khalid Aït Taleb a rappelé que «la situation épidémiologique au Maroc est sous contrôle, d’autant plus que 85% des nouvelles contaminations se comptent parmi les personnes contacts». Autre indicateur positif: le Royaume a dépassé le seuil des 10.000 analyses par jour.
A date du 28 mai, un total de 2.531 patients était sous suivi médical, soit 8 pour chaque 100.000 habitants. Signalons que le taux de rémission s’élève à 64% et celui des décès a baissé pour se stabiliser entre 0 et 2 morts par jour. Ceci est dû au protocole de traitement approuvé par le comité scientifique. Lequel stipule que «l’Enoxaparine est administrée par injection aux patients dès leur arrivée à l’hôpital. Il s’agit d’un anticoagulant qui prévient la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins», a expliqué Aït Taleb affirmant que « les mesures préventives et proactives entreprises par le Royaume ont été courageuses. L’objectif premier de ces mesures était de protéger le citoyen». En ce sens, il y a un regain de confiance dans le secteur de la santé.

■ Déconfinement et rapatriement des Marocains
La levée du confinement progressive reste tributaire de la baisse des nouveaux cas de contamination et l’inflexion de l’indicateur de propagation du virus sous la valeur 1, outre la baisse du taux de mortalité à 3% ou moins. Ceci étant, la réussite d’un déconfinement sanitaire requiert la reprise de l’activité tout en respectant les mesures sanitaires avec beaucoup de vigueur. Sur la question des Marocains bloqués à l’étranger, le ministre de la Santé a précisé que «le rapatriement de 300 Marocains bloqués chaque semaine n’est qu’une démarche technique initiée à titre provisoire par une commission technique, en attendant que les conditions appropriées soient réunies pour leur retour».
Ait Taleb a en outre expliqué qu’une commission technique composée de représentants des ministères de la Santé, des Affaires étrangères et de l’Intérieur se penche sur le dossier et les conditions de sécurité sanitaire en fonction des possibilités d’hébergement des personnes en question dont le retour se déroule progressivement.

Les CHU vont reprendre leur activité

«Les CHU vont bientôt vaquer à leurs activités principales et traiter les autres pathologies» qui continuent de tuer. C’est ce qu’a affirmé le ministre de la Santé devant les députés.
En outre, «il faudrait accorder plus de moyens à la promotion de ce département, assurer une prévention sous tous ses aspects, ainsi qu’un contrôle sanitaire aux frontières», a répliqué le député Allal Amraoui. Celui-ci a invité les conseils élus à jouer pleinement leur rôle dans la salubrité et la propreté de l’environnement des citoyens. «Les élus doivent en principe assurer la surveillance et le contrôle de l’hygiène tant intérieure qu’extérieure des établissements industriels et artisanaux, des ateliers et chantiers ainsi que les conditions d’hygiène du personnel qui y est employé», rappelle Dr Amraoui. Et de conclure : «l’importance de ce volet de la prévention et de la promotion de la santé nous interpelle sur le profil, le niveau de prise de conscience et d’implication réelle de nos élus».

Youness SAAD ALAMI

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