×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

International

L’après-Covid-19: Ce que propose le couple franco-allemand

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5765 Le 20/05/2020 | Partager
Un plan de relance pour surmonter la crise
Le budget sera reversé en dépenses budgétaires, aux secteurs et régions les plus touchés
La voie ouverte à une mutualisation des dettes

Pour aider l’UE à surmonter la crise engendrée par la pandémie de coronavirus, le couple franco-allemand a proposé un plan de relance de 500 milliards d’euros. Paris comme Berlin suggèrent que ce soutien soit financé par des emprunts de la Commission sur les marchés au nom de l’Union. Cet argent sera «ensuite reversé en dépenses budgétaires aux pays européens et aux secteurs et régions les plus touchés», souligne la déclaration relayée par la presse étrangère.

«Ces 500 milliards ne seront pas remboursés par les bénéficiaires de ceux qui utiliseront cet argent», a indiqué le président français Emmanuel Macron dans une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel.
«Ce ne seront pas des prêts mais des dotations directes aux pays les plus touchés», a-t-il martelé. 

europe-covid-065.jpg

Un tel plan constituerait ainsi un pas inédit vers une mutualisation de la dette au niveau européen, à laquelle Berlin mais aussi des pays de l’Europe du Nord ont longtemps été hostiles. «La France et l’Allemagne se positionnent en faveur de la solidarité européenne», a souligné Merkel. Tout en reconnaissant que la proposition était «courageuse et susceptible de s’attirer des critiques notamment en Allemagne».

Ces 500 milliards viendraient s’ajouter aux 500 milliards environ déjà décidés par les ministres des Finances de la zone euro et constitués de capacités de prêts notamment. Au total, l’Europe débloquerait donc environ 1.000 milliards d’euros pour contrer la récession historique qui se profile pour 2020 dans la zone euro (-7,7% selon les dernières prévisions de la Commission).

Reste désormais au couple franco-allemand à convaincre l’ensemble des Etats membres de l’UE. La négociation à 27 pourrait être délicate, suivant les lignes de fracture traditionnelle de l’Union entre pays du Nord et du Sud.  Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a réagi sur Twitter en disant qu’il était favorable à des «prêts, et qu’il ne voulait pas d’augmentation du budget de l’UE mais une redistribution de ses ressources». Il s’est entretenu sur ce sujet avec les dirigeants du Danemark, des Pays-Bas et de Suède, autres pays susceptibles de s’opposer à la proposition franco-allemande. L’entourage du Premier ministre italien Giuseppe Conte comme le gouvernement espagnol ont eux salué «un pas dans la bonne direction, que les deux pays appelaient de leurs vœux».

Sur la liste des réactions figurent aussi celles de la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde pour qui: «Les propositions franco-allemandes sont ambitieuses, ciblées et bienvenues…».  La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est également «réjouie de la proposition constructive du couple franco-allemand et qui reconnaît l’ampleur du défi économique auquel l’Europe est confrontée…». Elle doit elle-même présenter, le 27 mai prochain, son propre plan pour la relance économique de l’UE.

F.Z.T.

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc