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Economie

Le Maroc active son «découvert» au FMI

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5737 Le 09/04/2020 | Partager
3 milliards de dollars rem­boursables sur 5 ans pour finan­cer la balance des paiements
Aucun impact sur la dette extérieure du Trésor, insiste le ministère des Finances
Au 27 mars, les réserves de changes représentaient 5 mois et 8 jours d’importations

Le Maroc a tiré 3 milliards de dollars (près de 30 milliards de DH), mardi 7 avril, sur la Ligne de précau­tion et de liquidité (LPL). Un mon­tant remboursable sur 5 ans assortis d’une période de grâce de 3 ans.

Le gouvernement a eu recours à cette ligne négociée en 2012 et jamais utilisée, mais les menaces que font peser les conséquences du coronavi­rus sur la balance des opérations cou­rantes ont tout changé. Cette ligne de précaution et de lquidité (une forme de découvert au FMI) a été renouve­lée pour la 3e fois en décembre 2018 pour deux ans. Elle joue le rôle d’as­surance contre les chocs extrêmes.

Ce tirage sera mis à la disposi­tion de Bank Al-Maghrib et affecté essentiellement au financement de la balance des paiements. Ce qui «n’impactera pas la dette publique», relève la Banque centrale dans son communiqué. Fouzia Zaaboul, direc­trice du Trésor, insiste également sur ce point: «Ces 3 milliards de dollars ne seront pas affectés au financement du déficit budgétaire, ils ne seront donc pas comptabilisés dans la dette publique». Ils seront portés au bilan de Bank Al-Maghrib.

Pour le Haut Commissariat au Plan, les industries manufacturières seraient les plus affectées par le repli de la demande étrangère adressée au Maroc surtout avec la chute de la production des secteurs de l’automobile, du textile et des industries électriques. Pareil pour les activités des mines qui subiraient le repli de la demande des industries chimiques, dans le sillage de la forte régression des exportations de l’acide phosphorique.

A côté de la baisse des expor­tations des métiers mondiaux du Maroc, l’on s’attend aussi à un flé­chissement des IDE. Ces transferts n’auraient pas connu une baisse im­portante à fin mars. En tout cas, «pas au niveau de ce que l’on redoutait», rassurent des responsables au minis­tère des Finances.

«Le tirage sur la LPL contribue­ra à atténuer l’impact de cette crise sur notre économie et à maintenir nos réserves de changes à un niveau adéquat à même de consolider la confiance des investisseurs étrangers et de nos partenaires dans notre éco­nomie», souligne la Banque centrale.

D’une ampleur sans précédent, cette pandémie laisse présager une récession économique mondiale plus profonde que celle de 2009. Le Ma­roc a pour l’instant utilisé la carte de la LPL, mais il dispose toujours de la possibilité de recourir aux emprunts extérieurs pour lesquels le gouverne­ment a obtenu le déplafonnement du seuil ainsi que de la ligne de crédits négociés avec la Banque mondiale.

Anticipation

La situation des paiements extérieurs n’est pas jugée inquié­tante pour l’instant. Au 27 mars 2020, les réserves de changes à près de 25 milliards de dollars, équivalaient à 5 mois et 8 jours d’importations. Néanmoins le Maroc a préféré prendre les de­vants et se préparer à toutes les éventualités du fait de la chute attendue des recettes des exportations ainsi que celles du tou­risme et des transferts des MRE.

Khadija MASMOUDI
 

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