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Régions

Casablanca se vide de ses habitants et surtout... de ses déchets!

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5736 Le 08/04/2020 | Partager
Le tonnage des ordures en baisse de 15%
Rues propres, meilleure qua­lité de l’air, marchés informels rasés...
Une série d’enseignements à tirer pour l’après-Covid-19
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Les agents de Derichebourg s’activent pour désinfecter le boulevard Driss El Harti (dans le quartier populaire de Sbata) (Ph. Jarfi)

A quelque chose malheur est bon! Le confinement des popula­tions à Casablanca a tout de même quelques avantages. A commencer par la réduction de la pollution du fait de cette baisse d’activité. La qualité de l’air s’est visiblement améliorée en raison de la réduction du trafic routier. Mais, la ville est surtout nettement plus propre qu’en temps normal.

«Quelques jours après le début de l’état d’urgence sanitaire, nous avons constaté une diminution significative du tonnage des ordures», témoigne une source auprès de l’un des délégataires de la propreté à Casablanca. Cette baisse, de l’ordre de 15%, selon les estimations de cette même source, s’explique par la fermeture des CHR (cafés, hôtels et restaurants). Ces derniers comptent parmi les princi­paux producteurs de déchets. Faut-il les faire payer pour les services de collecte? Le nouveau contrat de propreté prévoit en effet le principe du producteur-payeur. Mais cette clause n’est toujours pas activée.

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L’un des marchés informels ciblés par la police administrative communale. Situé dans une rue exiguë, accentuant le risque de contamination des populations (Ph. PAC)

Les artères et les rues sont net­tement plus propres et vides. D’ail­leurs, le personnel du nettoiement a été redéployé pour le lavage et la désinfection. Derichebourg à titre d’exemple consacre aujourd’hui un millier d’agents à cette tâche.

Pour leur part, les autorités lo­cales profitent de l’épidémie pour faire le ménage à Casablanca. La police administrative communale (PAC) a en effet rasé plusieurs mar­chés anarchiques occupant le do­maine public. Au moins une soixan­taine de ces souks informels ont été ciblés ces derniers jours, selon une source bien informée. D’autant plus qu’ils sont des foyers de contami­nation et de bactéries pour les rive­rains.

Les 150 agents de la PAC, appuyés par des agents des arron­dissements, effectuent chaque jour des rondes de sensibilisation auprès des commerçants, dans les marchés municipaux, marché de gros des fruits et légumes, abattoirs... Ils rap­pellent notamment les règles de sé­curité et d’hygiène, dont la distance de sécurité avec les clients, le port obli­gatoire de masques, pas de contact avec les animaux, respect des mesures d’hy­giène...

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Une soixantaine de marchés anarchiques ont été rasés par les agents de la police administrative. Pourvu que ces efforts soient maintenus après l’épidémie du Covid-19! (Ph. PAC)

Aujourd’hui, la police administrative et la division spécia­lisée dans les ac­tions de salubrité et d’hygiène (relevant de Casa Baia) mobi­lisent leurs forces communes. Les agents spécialisés dans les 3D (désin­fection, désinsectisa­tion et dératisation) se sont alliés à ceux de la PAC pour effec­tuer des rondes com­munes. Cette collabo­ration entre les 2 services (DASH et PAC) regroupe à la fois les actions de sensibilisation et celles de désinfec­tion.

De leur côté, les délégataires de la propreté (Derichebourg et Averda) poursuivent leurs actions de lavage et désinfection des artères et rues sur leurs territoires. Ces efforts et cette coordination entre différents services pour nettoyer et désinfecter les rues, libérer le domaine public, faire de la sensibilisation... donnent des résultats palpables sur le terrain.

Pourvu que ces efforts perdurent après le confi­nement! Les autorités locales ont un rôle primordial à jouer pour main­tenir ces acquis après l’épidémie du Covid-19.

Bon timing pour les travaux de voiries

Dans ce même contexte de mobilisation générale, il serait aussi judicieux de profiter du confinement pour achever les chan­tiers et les travaux de voiries abandonnés en cours de route. Plu­sieurs opérateurs (comme Lydec, télécoms...) ont laissé des tran­chées à peine recouvertes, notamment au centre-ville (Mers Sultan, Mustapha Maâni...). Les travaux sur des chantiers d’envergure (comme la trémie Almohades qui a largement dépassé ses délais de livraison) devront continuer malgré le confinement. La baisse du trafic automobile facilitera la tâche des ouvriers sur les voiries. Les SDL Casa-Aménagements, Casa-Transports, les arrondissements et les opérateurs télécoms et de distribution gagneraient à redé­marrer ces chantiers en respectant bien évidemment les gestes barrières et autres règles de sécurité.

Aziza EL AFFAS

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