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Economie

Immobilier/Bâtiment: La feuille de route de l’écosystème

Par Amin RBOUB | Edition N°:5734 Le 06/04/2020 | Partager
Création du Conseil professionnel du cadre bâti (CPCB)
Une instance qui mobilise l’ensemble des corps de métiers
Une démarche orientée «solutions» plutôt que «doléances»
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Aujourd’hui, tout le défi consiste à anticiper la relance du marché et être prêt au moment de la reprise avec le minimum de dégâts, soulignent les professionnels (Ph. L’Economiste)

A quelque chose parfois malheur est bon! La crise sanitaire du Coronavirus aura permis de mobiliser l’ensemble des professionnels de l’acte de bâtir autour d’une structure qui adopte un seul mot d’ordre porté par tous les corps de métiers: «Tous solidaires, mobilisables et réactifs».

En effet, l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur du bâtiment et de l’immobilier (de la conception à la maîtrise d’oeuvre ou encore la maîtrise d’ouvrage) est désormais représentée par une instance unique, juridiquement constituée: le Conseil professionnel du bâtiment et de l’immobilier (CPCB).

Il s’agit d’un collectif associatif interprofessionnel national, qui regroupe l’Ordre national des architectes, la Fédération de l’ingénierie, des essais et de contrôle (Fedec), la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI), l’Ordre national des ingénieurs topographes (Onigt)... Cette instance nouvellement créée (CPCB) s’inscrit désormais dans une démarche orientée «solutions» plutôt que «doléances».

L’enjeu est «de préserver les emplois, maintenir les salaires, finaliser les chantiers en cours et surtout anticiper l’après Covid pour mieux rebondir au moment de la reprise du marché», confie à L’Economiste Rachid Khayatey, vice-président du Conseil de la présidence du CPCB, chargé de la Coordination.

Il ne s’agit surtout pas de réclamer des aides: «Le CPCB vient, dans un contexte assez particulier, impulser une nouvelle dynamique pour faire jouer des synergies collaboratives avec les divers acteurs et intervenants dans l’acte de bâtir». Aujourd’hui, les professionnels de l’acte de bâtir se disent conscients des défis à relever avant, pendant et après la crise Covid-19.

Bien avant la pandémie, le secteur du bâtiment et celui de l’immobilier résidentiel en particulier ont vécu une période difficile, marquée par le ralentissement des transactions, les stocks d’invendus, une très faible demande, des chantiers au ralenti... Aujourd’hui, la situation se complique davantage que ce soit à l’amont, pendant et à l’aval de l’acte de bâtir.

Dans ce contexte particulier, en amont il est de plus en plus difficile de gérer les chantiers, préparer les terrains, réaliser les études, les autorisations... En aval, il y a les démarches de réception, le permis d’habiter, l’éclatement des titres, les contrats, les enregistrements... Tout le circuit est au ralenti.

De plus, l’approvisionnement en matériaux de construction est quasiment à l’arrêt. De plus, l’interruption de l’activité des études de notaires, sur instructions de l’Ordre, a bloqué les transactions et donc l’ensemble de la chaîne.

Ce sont là autant de contraintes qui font que les premières estimations de l’impact de ce contexte Covid-19 sur le manque à gagner de l’ensemble de l’écosystème de construction varient entre 60 et 70%. «Ce qui est énorme!», admettent les promoteurs immobiliers.

  Face à cette situation critique sans précédent, les opérateurs se sont réunis avec la ministre de tutelle, Nouzha Bouchareb, pour «adopter une approche analytique afin d’évaluer l’impact des chocs induits par la pandémie, ses retombées sur l’activité du secteur de la construction ainsi que les mesures prises pour endiguer la propagation ou encore les dispositifs de veille et de suivi ainsi que les solutions palliatives à l’arrêt intégral de l’activité...»

Les professionnels et la tutelle se sont résolus à assurer une veille stratégique pour la sauvegarde des postes d’emplois tout en veillant à préparer un environnement propice au maintien de l’activité par une série de mesures telles que le télétravail, la dématérialisation et partage d’approches innovantes.

Tout le défi consiste à anticiper la relance du marché et être prêt au moment de la reprise avec le minimum de dégâts, tient à préciser Rachid Khayatey. A cet effet, les instances professionnelles de l’acte de bâtir se sont résolues à mettre en place une «feuille de route» censée assurer la continuité de l’activité dans des conditions de sécurité acceptables tout en menant une réflexion sur la «schématisation d’options stratégiques» permettant la reprise dès la fin de la pandémie.

                                                                                     

Une série de solutions Post-Covid...

Curieusement, la crise du Coronavirus a aussi du bon! Elle apporte dans son sillage plein d’enseignements. Les opérateurs et les pouvoirs publics sont appelés à réinventer la gestion voire la gouvernance et les priorités de leurs secteurs respectifs tout en faisant preuve d’innovation et de résilience. Dans ce contexte précis,  le CPCB insiste sur la nécessite de reprendre promptement dès que possible toutes les activités sur «des bases nouvelles et innovantes».

Sur ce registre, le conseil appelle à la révision et la mise à niveau des textes de lois, règlements et normes inhérentes à l’acte de bâtir et ce, tant sur le plan de responsabilité des constructeurs, que la règlementation des interventions de construction, la normalisation des procédures et méthodes d’exécution/production ou encore la traçabilité du construit.

Le collectif des secteurs du bâtiment et de l’immobilier préconise également «la refonte de l’exercice de l’ingénierie de la construction» qui reste handicapé sur le plan concurrentiel par le prisme unique du critère de prix, au détriment de la qualité de la prestation et de l’optimisation du construit».

Les professionnels appellent également à l’assouplissement des procédures administratives et l’accélération, voire la généralisation de la dématérialisation de l’ensemble des procédures. Les opérateurs préconisent également la formation d’une cellule de veille juridique et technologique afin de suivre l’évolution du cadre bâti et étudier toutes les solutions à même d’améliorer l’environnement et les process de production.

Amin RBOUB

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