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Coronavirus: Le commerce extérieur en mode télétravail

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5720 Le 17/03/2020 | Partager
Depuis lundi 16 mars, la quasi-totalité des procédures via PortNet
La mesure coïncide avec une baisse de flux

Depuis lundi 16 mars, la quasi-totalité des opérations de commerce extérieur ont été dématérialisées. La mesure-barrière prise par PortNet vise à contrer le coronavirus. L’idée est de réduire au maximum les déplacements des utilisateurs pour éviter les risques de contamination via la manipulation et l’échange de documents papier. D’autant plus que le nombre d’utilisateurs s’élève à 50.000 personnes. Ce qui représente un risque majeur aussi bien pour les clients que pour les collaborateurs.

Ainsi, la souscription et le dépôt des dossiers d’abonnement en ligne, le paiement des factures ANP, de PortNet et des bureaux de contrôles des produits industriels s’effectueront désormais via internet. L’instruction de PortNet concerne également le dépôt en ligne des demandes de réabonnement, l’ajout du RIB, d’autres utilisateurs ainsi que l’assistance et les réclamations. Les chèques ne sont plus acceptés. Le dispositif fonctionne 24h/24, 7j/7.

Réorganisation forcée chez les transitaires

Peu d’opérations nécessitent encore un déplacement. Il s’agit du paiement de la taxation de Marsa Maroc, ainsi que toutes les opérations liées à l’enlèvement des containers ou encore la visite physique. 

La mesure a été décidée d’urgence suite à la crise du coronavirus. La communauté portuaire a été avisée dimanche 15 mars. Avec le développement des moyens technologiques, les transitaires ne risquent pas d’être pris au dépourvu. «Nous nous sommes déjà adaptés à la digitalisation des formalités d’import/export qui a commencé depuis quelques années et nous allons nous adapter à la nouvelle organisation du travail», confie un transitaire. 

Ce dernier a proposé, dès hier, à ses employés de travailler à partir de chez eux. Le schéma consiste à se mettre devant son ordinateur dès 8h30 et de ne le quitter qu’à 16h30 conformément aux heures de travail de la société. Les documents pourront être scannés via une application installée sur les smartphones et téléchargée directement sur PortNet.

Les restrictions sur les déplacements interviennent dans un contexte défavorable, marqué par une baisse d’activité à cause notamment de la suspension du fret aérien et des mesures de confinement en Espagne et bientôt la France. «Ces dispositions impacteront forcément le chargement des marchandises à partir des pays d’exportation. Ce qui se traduira par une nouvelle baisse des flux. A l’inverse, au départ du Maroc, les exportations se font sans soucis.

Mais la situation a de graves répercussions sur la trésorerie des entreprises qui auront des difficultés à payer leurs impôts et les charges salariales. Mais il n’est pas question de licenciement parce que les activités vont reprendre», explique un transitaire.

Toute la logistique impactée

Depuis le déclenchement de la crise du coronavirus et les mesures prises en Europe pour lutter contre les risques de contamination, toute la chaîne logistique a été impactée. Ainsi, de nombreux chauffeurs nationaux rechignent à se déplacer en Europe à cause des mesures de contrôle sanitaire, de l’allongement des délais d’attente aux frontières ainsi que le risque de contamination. Par conséquent, le nouveau contexte obligera les opérateurs à revoir leurs méthodes de travail. «Il est fort probable que l’on s’oriente vers l’utilisation exclusive de remorques isolées et de containers», déclare un commissionnaire.
Par ailleurs, la suspension du trafic passagers impacte sérieusement la rentabilité des compagnies. Obligées de se contenter du transport d’ensembles routiers, elles augmentent leur trafic pour compenser le manque à gagner. Le phénomène risque d’empirer les jours à venir. La CGEM devrait bientôt proposer au gouvernement d’affréter des bateaux pour assurer des liaisons maritimes avec les principaux ports: Barcelone, Sète, Marseille et Gênes. L’objectif étant de pouvoir continuer à exporter dans des conditions financières optimum.

Hassan EL ARIF

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