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Bourse: L'ombre du Conseil de la concurrence

Par Franck FAGNON | Edition N°:5713 Le 06/03/2020 | Partager
Le marché craint une extension des investigations à d'autres secteurs
La fiscalité et les effets du coronavirus sur l'économie pèsent aussi
En un mois, 33 milliards de DH de capitalisation évaporés

Secoué par l'affaire Maroc Telecom, le Masi a cédé 2,16% en février. Après quatre séances en mars, l'indice a déjà perdu 3%. En tout, 33 milliards de DH sont partis en fumée depuis fin janvier. Alors que les publications des résultats annuels s'enchaînent, ces derniers ne seraient pas la principale origine du mouvement baissier du marché ces dernières semaines.

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Les craintes liées à la multiplication des procédures pour pratiques anticoncurrentielles et aux effets du coronavirus sur l'activité économique font plier le Masi qui a cédé 5% depuis fin janvier

«L'indice a l'habitude de prendre de la hauteur avant les résultats pour corriger après», note un analyste. Jusqu'ici, les résultats sont conformes, voire légèrement mieux qu'attendus. Sachant que la fiscalité (contribution sociale de solidarité de 2,5%) aura un impact non négligeable sur la masse bénéficiaire des grands secteurs.

Aujourd'hui, l'inquiétude est davantage liée aux conséquences pour le reste du marché de l'amende infligée à Maroc Telecom pour pratiques anticoncurrentielles. Les  investisseurs redoutent une multiplication des investigations dans d'autres secteurs notamment les banques et les cimenteries, disent les professionnels de marché.

La procédure du Conseil de la concurrence à l'encontre de Total Maroc pour de supposées pratiques anticoncurrentielles sur le marché des hydrocarbures a renforcé ce sentiment. Cela explique en partie les ventes sur les bancaires et les cimentières. Depuis la sanction, Maroc Telecom a cédé 7,6%. Le comportement du titre influence fortement le Masi puisque le groupe pèse plus de 20% de la capitalisation boursière.

En retirant sa plainte, Wana a peut-être enlevé une épine du pied de l'opérateur historique. Pour les observateurs, il y avait de fortes chances que la justice tranche en faveur du plaignant, surtout après la décision de l'ANRT. Après cet épisode, il faut peut-être s'attendre à une redistribution des cartes sur le segment Fixe et Internet.

Sur ces activités, Maroc Telecom a réalisé un chiffre d'affaires de 9,3 milliards de DH au Maroc en 2019. Elles représentent 43% des revenus au Maroc et 25% à l'échelle du groupe. Toutefois, le sujet reste très complexe et le marché attend toujours des clarifications de la part de Maroc Telecom. 

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Les secteurs Télécoms, Banques, Ciments et Services de transport (Marsa Maroc) sont les plus affectés par la pression vendeuse depuis février

Au-delà de ses facteurs, le coronavirus et le risque d'un ralentissement de l'activité économique et son impact sur les sociétés cotées perturbent les investisseurs. Surtout que la croissance n'est pas robuste. Parmi les valeurs les plus affectées figure Marsa Maroc.

La société de services portuaires serait l'une des plus exposées à un ralentissement du commerce extérieur. Son cours en Bourse a cédé 4% en février et le mouvement s'est accéléré en mars avec une contre-performance de 7,6% sur les premières séances.

La pression vendeuse sur le marché émane principalement des particuliers et de certains gérants de fonds, relèvent les professionnels.  Si nul ne peut anticiper la durée et l'impact du coronavirus sur l'économie, les institutionnels sont pour l'instant plus mesurés sachant qu'ils ont un horizon d'investissement long et sont plus aguerris à gérer ce type de situation. Dans le même temps, ils n'ont pas beaucoup d'alternatives de repli.

F.Fa

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