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    Economie

    TIR: Les professionnels maintiennent la pression

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5699 Le 17/02/2020 | Partager
    Ils protestent contre les arrestations lors des prises de cannabis
    Les opérateurs demandent une révision de la loi pour protéger les transporteurs honnêtes

    Les routiers du transport international ont lancé une campagne sur tous les fronts. Alors qu’un groupe de responsables du secteur s’activait mardi au Parlement pour sensibiliser sur les anachronismes de la législation actuelle, les camionneurs observaient un arrêt de travail ce mercredi sur la RN 16. Cette route est la voie express qui connecte le port Tanger Med avec le réseau routier national. Elle connaît un important trafic qui ce mercredi après-midi était à l’arrêt.

    Plusieurs centaines de camions y étaient garés, certains en double position, même si la circulation n’a pas souffert de désagréments. Ils répondaient à l’appel lancé par l’Amtri Maroc. L’association proteste contre les arrestations des opérateurs et des chauffeurs de camions dans les opérations de trafic de drogue.

    Selon cette dernière, la législation actuelle emprisonne de nombreux innocents dans le cadre de plusieurs affaires dont la dernière, très médiatisée s’est soldée par l’incarcération d’un opérateur et de plusieurs chauffeurs après la découverte de 27 tonnes de drogue.

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    Plusieurs centaines de camions de transport international étaient à l’arrêt ce mercredi après-midi pour protester contre les arrestations lors des opérations de prises de drogue (Ph. Adam)

    L’Amtri vise en particulier le dahir de 1974 qui ne fait pas de distinction entre les impliqués dans les opérations de trafic de marchandises illicites dont le chauffeur et le transporteur. Ces derniers, dans une grande majorité de cas à leur insu se trouvent embarqués dans des opérations d’export par des exportateurs véreux.

    Si le transporteur et surtout le chauffeur doivent s’assurer de la nature de la marchandise qu’ils chargent à bord de leurs camions, certains exportateurs redoublent d’ingéniosité en mettant en place des cachettes de plus en plus perfectionnées.

    C’était le cas de l’opération des 27 tonnes avec de la drogue cachée dans des conteneurs d’acier scellés, impossible de détecter à l’œil nu, même les forces de l’ordre ont dû avoir recours aux grands moyens pour trouver la drogue expliquent les transporteurs. Pour ces derniers, les poursuites en état d’arrestation du chauffeur et du transporteur n’ont pas de sens en plus de constituer une injustice.

    A noter que les trafiquants, acculés par le contrôle de plus en plus accru aux frontières ont recours aux techniques les plus élaborées pour faire transiter leur marchandise. Depuis quelques années, le chargement de la drogue ne se fait plus au nord. Le cannabis part des montagnes de Ketama, au Rif, vers le Sud pour être caché au sein des produits agricoles exportés et même de certains produits industriels depuis tout récemment.

    Ali ABJIOU

     

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