×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 203.440 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 254.995 articles (chiffres relevés le 29/5 sur google analytics)
Analyse

Agence de développement du digital: Le défi de l’adhésion

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5680 Le 21/01/2020 | Partager
Vulgarisation des textes de lois, interopérabilité entre les systèmes d’information…
Amélioration de la qualité des services publics, réduction des inégalités sociales… les enjeux
agence-de-developpement-du-digital-080.jpg

 

Les perspectives de développement du digital au Maroc devront intégrer trois principaux défis, notamment l’amélioration de la qualité des services publics, de la productivité et de la compétitivité de l’économie nationale, la réduction des inégalités sociales.

Il faudra surtout créer une dynamique d’adhésion autour des projets digitaux et mettre en œuvre les actions ad hoc qui permettront de faire évoluer significativement les modes de fonctionnement et les comportements, gage d’un changement durable.

En la matière, le Maroc a beaucoup de chemin à parcourir. Rien que dans l’administration, il est courant d’avoir des indicateurs différents d’un département à l’autre. Ces faits témoignent de systèmes d’informations qui ne communiquent pas entre eux.

La rationalisation, la mutualisation des approches, voire le partage d’informations, s’avèrent compliqués à appliquer. Autre exemple: la mise en œuvre de la loi n°31-13 relatif au droit d'accès à l'information, entrée en vigueur en 2019. La loi donne la possibilité au citoyen de demander l’information dont dispose l’administration, que ce soit les études, une information se rapportant à la réglementation ou toute autre information pouvant répondre à ses attentes.

«Le nombre de demandes adressées par les entreprises ou les citoyens est très limité. Est-ce l’administration qui n’a pas fait d’effort de vulgarisation autour de cette loi ou la société civile?» s’interroge Ahmed Laamoumri, secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration, lors de l’Assemblée générale élective de l’Apebi.

Le SG espère que la tendance s’inversera, avec le lancement d’un portail sur l’accès à l’information et qui prend en charge les demandes pour les administrations. Sur le chantier de l’interopérabilité entre les systèmes d’information, Ahmed Laamoumri soutient «qu’il est temps de réfléchir à l’élargissement des missions de l’ADD et lui donner plus de pouvoir». L

’Agence devrait pouvoir vérifier les budgets alloués à la transformation numérique, fixer des normes et référentiels respectés par l’ensemble de l’administration ou encore mutualiser les services, créer des systèmes avec des passerelles fluides. Ce rôle relèverait de l’ADD, en tant qu’organe d’exécution opérationnel des politiques mises en place par le gouvernement.

Génération digitale

En plus de ces trois axes stratégiques, l’ADD a défini les piliers transverses de sa feuille de route 2020-2025. Le premier vise à se doter d’un plan national de formation en mesure de relever le défi du capital humain. Baptisé «Génération digitale», le programme couvrira la formation supérieure, professionnelle et la formation continue. Le second pilier concerne la poursuite du chantier de la mise à niveau des infrastructures technologiques existantes et la mise en place d’infrastructures avancées (très haut débit, 5G, cloud gouvernemental, data centers régionaux…). L’élaboration d’un cadre réglementaire portant sur les aspects juridico-techniques intrinsèques au développement des échanges et transactions électroniques et sur la protection des libertés individuelles ainsi que la lutte contre la cyber-criminalité complètent les piliers de la feuille de route.

M.Ko.

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc