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    Plus de 2 milliards de DH pour l’académie de Rabat

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5670 Le 07/01/2020 | Partager
    888 millions de DH consacrés au renforcement des infrastructures scolaires
    16 projets de création, 220 opérations d’extension et remplacement de 544 salles en préfabriqué
    Bilan 2019: Amélioration des indicateurs de scolarisation, quelques régressions dans le rural
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    Depuis 2017, on constate une évolution continue du budget alloué à l’académie de la région Rabat-Salé-Kénitra dont le montant a presque doublé en 4 ans.

    L’Etat a mobilisé de gros moyens pour accompagner le déploiement des mesures prévues par la loi cadre relative au système d’éducation entrée en vigueur depuis cette année scolaire. Un constat confirmé par Mohamed Aderdour, directeur de l’AREF de Rabat-Salé-Kénitra, lors de la présentation, dernièrement, des grands axes du plan d’action de son académie pour cette année.

    «Le budget que vient d’adopter notre administration pour l’année 2019-2020 avoisine les 2 milliards de DH, soit un accroissement de 10% par rapport à l’année précédente», se réjouit Aderdour.

    Réduire les disparités en matière d’accès à l’école publique figure parmi les priorités du plan d’action de l’académie. Près de la moitié du budget, soit 888 millions de DH, sera consacrée aux projets d’investissement avec un objectif de renforcer les infrastructures scolaires et améliorer les conditions d’accueil des élèves. Aussi, le plan d’action 2020 prévoit-il 16 projets de construction dont 6 écoles communautaires dans les zones rurales.

    Au menu également, 8 établissements scolaires dont 3 collèges et autant de lycées. A cela, s’ajoutent plus de 200 opérations d’extension de salles de classe dont la majorité concernant les écoles primaires et les collèges.

    «Au titre du budget de cette année, nous avons mobilisé plus de 90 millions de DH pour remplacer 544 salles en préfabriqué avec l’objectif d’éradiquer le reste d’ici, au maximum, deux ans», affirme le directeur de l’académie. Ce budget conséquent va permettre à l’académie de poursuivre ses efforts pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement.

    Toutefois, de nombreux efforts restent à faire en matière de généralisation d’accès à l’école dans une région marquée par des disparités criantes entre les villes et les zones rurales. Pour preuve, l’indicateur du taux de pauvreté qui est sous la barre de 1% à Rabat, atteint 16% et 17,8% respectivement au niveau des provinces de Sidi-Kacem et Sidi-Slimane dont une grande partie de leur territoire est située dans le monde rural.

    Pour atténuer l’effet de ces disparités, des efforts ont été déployés ces dernières années en matière d’accès à la scolarisation. En général, les indicateurs sont en amélioration continue à part quelques exceptions enregistrées dans le monde rural. Par exemple, pour le préscolaire, le taux de scolarisation moyen enregistré au niveau de la région a progressé de 6 points par rapport à l’année précédente pour atteindre actuellement 62%.

    Alors que dans le monde rural, le taux moyen de scolarisation avoisine 56% et chute à moins de 40% au niveau de la préfecture de Salé et celle de Skhirat-Témara. Par contre pour le primaire, on enregistre une généralisation d’accès au profit des élèves âgés entre 6 et 11 ans à l’exception de la préfecture de Skhirat-Témara où on enregistre un taux de 75% dans ses zones rurales.

    Une tendance quasi similaire est constatée dans le cycle du collège. En revanche, pour la catégorie d’élèves âgés entre 15 et 17 ans, le taux de scolarisation moyen au niveau de la région se limite à 74% et chute à moins de 50% dans le monde rural.

    En ce qui concerne l’abandon scolaire, on constate une baisse au niveau des trois cycles. Mais dans le monde rural, une légère hausse a été relevée, l’année dernière, dans les lycées.

    Ecole communautaire, un concept adapté au monde rural

    L’expérience des écoles communautaires a confirmé son efficacité pour pallier le problème de scolarisation des enfants, particulièrement les filles, issus du monde rural. En plus de la scolarité, ces établissements assurent également une prise en charge totale des élèves issus des douars lointains, à savoir internat et transport. «Ce projet nécessite l’implication des collectivités locales et du tissu associatif pour régler le problème du transport au niveau de ces zones souvent dépourvues de routes», souligne le directeur de l’académie. Ce dernier tient à rappeler que l’amélioration des indicateurs de scolarisation enregistrée au niveau du monde rural revient en partie aux écoles communautaires ouvertes dans ces zones. «Face à ce succès, on rencontre, en revanche, de sérieux problèmes au niveau des écoles satellites éparpillées dans l’arrière-pays de la région», signale le directeur de l’académie. «Durant les vacances scolaires, notamment en été, les salles et les équipements de ces écoles font l’objet d’actes de vandalisme», s’indigne-t-il. Pour assurer le gardiennage de l’ensemble de ces établissements, dont le nombre avoisine 2.000 unités, il faut mobiliser un budget de près de 500 millions de DH par an, ce qui dépasse de loin les capacités de l’académie, conclut Aderdour.

    Noureddine EL AISSI
     

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