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    Economie

    PLF: La majorité en rangs dispersés

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5649 Le 06/12/2019 | Partager
    Ses composantes divisées lors du vote de l’article 9
    Le RNI interpelle le chef du gouvernement pour remettre de l’ordre dans son parti

    Du rififi au sein de la majorité. Le chef du groupe parlementaire du RNI n’a pas réussi à avaler la pilule de l’article 9. En effet, lors de l’adoption de cette disposition au sein de la Commission des finances, le PJD avait choisi l’abstention et l’USFP de voter contre. Cette séquence du lundi soir, où la majorité s’était présentée divisée, avait marqué les esprits.

    Face à ce camouflet, Mohamed Bakkoury (à ne pas confondre avec Mustapha) a exprimé ses «regrets sur la situation anormale dans laquelle se trouve la majorité au sein de la Chambre des conseillers, à cause des tendances personnelles pour régler des problèmes internes de leurs formations. Nous condamnons ces comportements».

    Pour certains ayant l’habitude de travailler dans la confidentialité, ces comportements paraissent naturels et ne se sentent pas engagés par la position de la majorité au sein de la Chambre des représentants.

    Surtout «lorsqu’il s’agit d’une position qui concerne une question centrale relative au gaspillage de l’argent public, nous nous retrouvons comme si nous étions face à deux majorités. C’est une logique curieuse et incompréhensible», note-t-il. Selon lui, «le RNI refuse cette dualité, qui accentue l’ambiguïté du champ politique dans notre pays. Le parti ne va pas continuer à cautionner ce laisser-aller, mais a décidé de l’affronter».

    Pour cela, «nous demandons au chef du gouvernement d’intervenir, en urgence, auprès des siens pour mettre un terme à leurs attaques et rétablir l’ordre au sein de sa majorité», a martelé Mohamed Bakkoury, qui a fait preuve de plus de vigueur et de réactivité par rapport à son homologue du RNI au niveau de la Chambre des représentants. En tout cas, sur le même article, le président de la Commission des finances de la Chambre des représentants, lui aussi du PJD, Abdallah Bouanou, s’était monté entreprenant pour aboutir à un consensus autour de la rédaction de l’article 9.

    A la Chambre des conseillers, le PJD a pris une position en rupture avec ce consensus.  Auparavant, il a insisté sur le nécessaire retour de la confiance dans les institutions et la réhabilitation de la politique. Pour lui, l’opposition doit faire des propositions concrètes. Surtout que le gouvernement a accepté 44 amendements sur 108 à la Chambre des conseillers.

    Avant lui, Ahmed Touizi, membre du bureau de la Chambre des conseillers, n’a pas fait dans la dentelle. Pour le parlementaire du PAM, «le gouvernement devait, à travers le PLF, donner des réponses claires à la jeunesse». Il a attiré l’attention du gouvernement sur ce qui se passe dans le monde où des jeunes se révoltent un peu partout dans les pays arabes, en Amérique latine et ailleurs. Surtout que les jeunes veulent de l’emploi, une répartition équitable des richesses dans un Maroc ouvert sur le monde. Le PLF doit être une occasion pour donner un signal sur ce manque d’équilibre dans la répartition des richesses.

    «Le PLF devait provoquer un choc psychologique chez les jeunes pour qu’ils réalisent que leurs attentes sont prises en compte par le gouvernement», a-t-il dit. Cela ne veut pas dire qu’il sera question d’enlever l’argent aux riches, précise-t-il. Mais ces derniers sont tenus de faire des efforts en direction des catégories sociales qui souffrent. 

    Ahmed Touizi a également abordé la nécessité de prendre des mesures vigoureuses pour lutter contre la prévarication et la corruption. Car, dit-il, les autorités sont en mesure de savoir comment une personne s’est enrichie en l’espace de 5 ans. En d’autres termes, le parlementaire interpelle le gouvernement pour élaborer un projet de loi qui criminalise l’enrichissement illicite.

    L’opposition est prête à l’adopter. Il a toutefois relativisé la portée de la déclaration du patrimoine, inondée par une large population concernée. Le gouvernement est tenu d’amender ce dispositif pour réduire le nombre de responsables assujettis à la déclaration de patrimoine. Le but est de mieux assurer le suivi et crédibiliser cette opération qui a perdu de son éclat.

    Le réquisitoire de l’Istiqlal

    Ce parti s’est également inscrit dans une approche de critiques des dissensions internes au sein de la majorité. Le chef de groupe parlementaire Abdeslam Lebbar s’est attaqué au volet politique, particulièrement à «une majorité plus préoccupée par les prochaines élections législatives que par les problèmes des générations futures ». Il s’est amusé à rappeler les engagements du programme gouvernemental qui avait promis un taux de croissance à 5,5% et une réduction du taux de chômage à 8,5%. Pour lui, le désespoir  et le découragement ont envahi la société au point que les barques de la mort rejettent régulièrement les cadavres de jeunes sur les rivages de la Méditerranée. Le chef de file des conseillers istiqlaliens revient à la charge sur le dialogue social qui doit être institutionnalisé. «Les syndicats n’ont pas signé un chèque en blanc pour le gouvernement», s’est-il exclamé. A ses yeux, le PLF manque de vision économique et sociale. Il est surtout le produit de recommandations des instances internationales comme la Banque mondiale, le FMI ou l’Union européenne.

    M.C.

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