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    Economie

    Enquête L’Economiste-Sunergia: 1 Marocain sur 2 a voyagé l’été dernier

    Par Amin RBOUB | Edition N°:5642 Le 27/11/2019 | Partager
    48% de l’échantillon ont vécu l’expérience
    A peine 7% des voyages effectués à l’étranger
    Paysages, culture, gastronomie, logement... les motifs de satisfaction
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    Parmi les principales raisons de satisfaction des Marocains ayant voyagé l’été dernier, figurent en premier les paysages/la nature (28%), suivis par la population (les échanges, expériences, valeurs, hospitalité...), le rapport qualité/prix, la gastronomie, la culture... En revanche, côté détente/bien-être, transport... les remontées ne sont pas très satisfaisantes

    «Etes-vous partis en vacances l’été dernier?». A la réponse de cette question, plus de 1 Marocain sur 2 affirme ne pas avoir voyagé lors de la dernière saison estivale. Sur un  échantillon de 1.000 répondants, 51% des personnes sondées par le cabinet d’études Sunergia confirment qu’ils ne sont pas partis en vacances l’été 2019.

    Ce qui renseigne en partie sur les budgets des ménages, le coût de la vie et la pression sur le pouvoir d’achat (école, santé, logement, habillement, alimentation...). Du coup, le voyage/détente est perçu comme un luxe par certains et/ou relégué au second plan par d’autres.

    Par ailleurs, 48% de l’échantillon affirment avoir effectué un séjour  (d’au moins 3 jours) au Maroc ou à l’étranger. Sauf que, à peine 7% d’entre eux déclarent s’être rendus à l’étranger. Autrement dit, 93% des sondés (sur la base des 494 répondants ayant voyagé) se sont déplacés dans des villes, localités et régions marocaines. Moralité: ces proportions importantes renseignent sur le potentiel du tourisme interne et les gisements de croissance. L’Office du tourisme, le ministère de tutelle, voyagistes, hôteliers, restaurateurs... devraient en tirer des enseignements pour formaliser des offres, des packages et des capacités encore plus importantes, attractives et accessibles.

    Sur le niveau de satisfaction de l’expérience du voyage au Maroc, les sondés se disent à 71% «très satisfaits», 21% «plutôt satisfaits» contre 4% de «plutôt insatisfaits», ou encore 3% de «très insatisfaits».  Rien ne filtre sur les motifs d’insatisfaction.

    En revanche, sur les principales raisons de satisfaction, les paysages (nature, montagnes, forêts, plages, campagne...) arrivent en premier (28%). Suivent la population (accueil, hospitalité, échanges, valeurs... avec 21%), le rapport qualité/prix (6%), la culture (5%), le logement (hébergement, hôtels, gîtes.... 5%), la gastronomie (restauration, qualité des repas, souvenirs culinaires... 4%), l’état des routes (secondaires, principales, autoroutes, voiries.... 4%) ou encore le transport (train, autocar, voiture, avion... 2%) et la détente (à peine 1%). Là encore, il y a des enseignements à tirer pour développer le volet qualitatif du tourisme interne.

    La répartition des voyages par territoire montre que la région du Grand Casablanca-Settat s’offre la part du lion (20% des voyageurs). Elle est suivie par Marrakech-Safi qui arrive ex aequo avec Rabat-Salé-Kénitra (13%). A lui seul, l’axe Casa-Rabat-Kénitra s’offre 33% des voyages.  Vient juste après la région Fès-Meknès (12%), ensuite le Nord (Tanger-Tétouan: 10%). Suivent à parts égales Souss-Massa et Béni Mellal-Khénifra (8%). Pour sa part, l’Oriental compte 7% des voyageurs contre 5% pour la région Draâ-Tafilalet. Pour les provinces du Sud, elles se contentent d’à peine 1% pour Laâyoune-Sakia Lhamra, 1% pour Dakhla-Oued Dahab et 1% pour Guelmim-Oued Noun.

    Par sexe, les femmes représentent 51% de l’échantillon contre 49% chez les hommes. Par tranche d’âge, les 18-24 ans représentent 25% des répondants. Ils sont suivis par les 25-34 ans (22% des répondants). Les jeunes sont ceux qui voyagent le plus (47% des voyageurs sont âgés entre 18 et 34 ans).  Les 35-44 ans représentent 19%, les 45-54 ans (15%) ou encore les 55 ans et plus (19%).

    Le niveau de scolarité des sondés qui ont voyagé l’été dernier renseigne que 23% des répondants sont sans instruction. Par ailleurs, 19% ont suivi des études au primaire. 14% sont de niveau collège et 17% de niveau lycée. Le plus fort taux (25%) a un niveau universitaire. Du coup, plus le niveau d’études est élevé, plus l’appétence au voyage est importante compte tenu de considérations économiques (revenus, budget voyage, loisirs...). Ce sont généralement des CSP Plus.

    En termes de revenus des ménages, 28% des répondants se situent dans la tranche des moins de 2.000 DH/mois. Pareil, 28% des répondants ont des revenus par ménage entre 2.000 et 4.000 DH. Autrement dit, 56% de ceux qui ont voyagé sont des CSP Moins (revenus modestes). Ils perçoivent entre moins de 2.000 et 4.000 DH. Moralité: la culture du voyage s’installe même auprès des ménages à faible revenu. 

    Par ailleurs, 12% des sondés font partie de la tranche de revenus située entre 4.000 et 6.000 DH. Même proportion (12%) pour ceux qui ont un revenu qui varie entre 6.000 et 12.000 DH. En revanche,  à peine 5% des répondants se situent dans la tranche des 12.000 DH et plus.

    Par milieu d’habitation, les ruraux représentent 37% de l’échantillon contre 63% d’urbains. Sur la catégorie socio -professionnelle (CSP), 5 critères ont été retenus: revenu du ménage, profession du chef de ménage, niveau d’instruction, type d’habitation, âge... Sur ce registre, 72% des sondés relèvent de la classe C (classe moyenne) contre 19% des catégories D et E (classes modestes) et 13% de la CSP A et B (revenus supérieurs).

    Turquie, Espagne, Dubaï...

    Hormis ceux qui voyagent à l’intérieur du Maroc, il y a une tendance importante qui se confirme d’année en année. Celle de Marocains qui préfèrent plutôt des séjours à l’étranger. Certes, cette tendance est dans de moindres proportions comparée à ceux qui voyagent au Maroc, mais elle évolue et se confirme au fil des ans. Les destinations prisées sont: la Turquie, l’Espagne et îles Canaries (Las Palmas), Gibraltar, le Portugal, la France, Dubaï (Emirats), L’Egypte, la Grèce, Malte, l’Italie...

    Parmi les raisons de satisfaction, figurent l’estivage, les plages, le shopping, le bien-être, la qualité de vie, le rapport qualité/prix, la découverte, les visites d’amis ou familles résidant à l’étranger... Cette tendance devient tellement significative que des voyagistes et TO concoctent des packages sur mesure pour des séjours à l’étranger, comprenant billet d’avion, l’hébergement à l’hôtel, visites guidées, transport, restauration, animation... à des tarifs assez compétitifs. Certains voyagistes commercialisent aussi des packages à crédit, en échelonnant le paiement sur plusieurs mois, voire toute l’année.

    Fiche technique

    L’enquête L’Economiste-Sunergia Etudes rentre dans le cadre de Market Insights du groupe Sunergia. La méthodologie repose sur l’enquête téléphonique sur système CATI. L’enquête a été réalisée lors de la rentrée des vacances estivales, sur la période allant du 5 septembre au 31 octobre 2019. Au total, 6.257 personnes ont été contactées dont 1.000 entretiens réalisés. L’échantillon compte 1.000 personnes interrogées de façon aléatoire, soit une marge d’erreur de +/-3,1%. La structure de l’échantillon a été redressée de façon à appliquer exactement la structure de la population marocaine issue du recensement (RGPH 2014) du Haut-Commissariat au plan (HCP). La réalisation a été confiée aux équipes de Marketphone, filiale du groupe Sunergia à Casablanca.  Cinq critères de quotas ont été appliqués: sexe, âge, milieu d’habitation, région et CSP.
    Les sondés sont à 49% des hommes (490) et à 51% des femmes (510). 60% des répondants vivent en milieu urbain contre 40% en milieu rural. Les catégories socio-professionnelles relèvent des CSP suivantes: A et B (13%), D et E (31%) ou encore C (56%). Toutes les grandes régions y sont représentées.

    A. R.

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