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    Capital humain: 96% des actifs casablancais sont stressés

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5633 Le 13/11/2019 | Partager
    La moitié prête à quitter la ville à cause du manque de sécurité
    Ils estiment que les autorités locales se préoccupent peu de leur bien-être
    Une étude réalisée par le cabinet Mercer dans 15 mégapoles
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    Les actifs casablancais considèrent la sécurité, le niveau de stress et la qualité des transports comme les facteurs les plus importants pour décider de s’installer dans une ville ou de la quitter. Selon les résultats de l’enquête Mercer, la plupart estiment que les autorités locales ne répondent que très peu à leurs attentes

    Vu la pénurie de compétences dans de nombreux domaines, retenir les talents est un défi majeur pour les entreprises. Toutefois, elles ne sont pas les seules concernées. Les pouvoirs publics le sont aussi. En effet, les villes émergentes sont confrontées à cette pression de la recherche et de la sauvegarde des compétences les plus qualifiées. A Casablanca, le pari semble loin d’être remporté ...

    Afin de mieux cerner les attentes des employés, le cabinet Mercer, spécialiste du conseil et services en ressources humaines, protection sociale et avantages sociaux, a mené une étude intitulée «People first: Driving growth in emerging megacities» (Les employés d’abord: Stimuler la croissance dans les mégalopoles émergentes). L’enquête s’est axée sur quatre besoins vitaux, à savoir l’humain, la santé, l’argent et l’emploi. Ces besoins ont été déclinés dans un classement de 20 facteurs décisionnels par importance pour comprendre ce qui motive les personnes à quitter ou à rester dans une ville et comment adapter les programmes et les solutions à ces besoins.

    Près de la moitié des Casablancais actifs sont prêts à déménager vers une autre ville pour bénéficier d’une meilleure qualité de vie. Parmi les raisons qui les poussent à quitter la métropole, 48% évoquent l’absence de sécurité et de sûreté. En revanche, le quart indique que la proximité avec la famille et l’entourage est un élément dissuasif.

    La majorité des travailleurs (96%) affirme être stressée par le rythme du travail et de vie. Ils estiment, par ailleurs, ne pas bénéficier des conditions adéquates et pointent du doigt plusieurs dysfonctionnements parmi lesquels l’on retrouve la santé. En effet, 8 sur 10 disent que l’accès à des programmes de santé et de bien-être subventionné par l’employeur est important. Toutefois, ils sont 45% à dépendre des soins de santé publics locaux, que ce soit pour des soins médicaux basiques ou urgents. Côté finance, les deux tiers sont prêts à changer d’emploi pour une meilleure rémunération et 43% de ces derniers classent le revenu total comme étant la principale raison les poussant à rester dans leur ville actuelle ou de la quitter.

    Près de 9 Casablancais actifs sur 10 affirment qu’il est important pour eux de pouvoir continuer à développer leurs compétences professionnelles et personnelles. Au vu de la révolution technologique, ils sont 39% à craindre de perdre leur travail dans les cinq prochaines années. 28% sont persuadés que l’intelligence artificielle aura une incidence sur leur travail et 18% pensent que la moitié de leurs tâches pourraient être remplacées.

    «Les entreprises doivent appréhender la nature multidimensionnelle des besoins de leurs employés sur les plans humain et pécuniaire ainsi qu’au niveau du travail et de la santé. Celles qui se livreront à cet exercice seront les plus à même d’attirer et de retenir les meilleurs profils», préconise Amine Lazrak, DG Mercer Afrique du Nord et Afrique francophone.

    En effet, pour que les entreprises soient compétitives, elles doivent comprendre comment fonctionnent leurs collaborateurs. L’étude a d’ailleurs relevé, sans grande surprise, que de grandes disparités existent entre les priorités des employeurs et les attentes des employés. Les patrons estiment que la motivation de leurs collaborateurs dépend principalement du salaire et de l’évolution de carrière, or les employés ne les placent qu’en 5e position dans leurs besoins.

    Pour ce qui est de la mégapole Casablanca, les actifs prennent d’abord en considération le cadre de vie et la sécurité pour décider se s’installer dans une ville ou de la quitter. Vienent après le salaire et bonus, le transport et circulation, la qualité de l’air et de l’eau et les soins de santé abordables.

    «En prenant en considération ces facteurs, les entreprises et les pouvoirs publics doivent mettre à contribution leurs ressources, bases de données, systèmes analytiques, technologies et savoir-faire. Ces alliances permettront de faire progresser et de créer un environnement dont les travailleurs et leurs familles ont besoin pour s’épanouir», souligne Amine Lazrak, directeur général Mercer Afrique du Nord et Afrique francophone.

    D’ailleurs, selon l’enquête, les Casablancais estiment que les autorités locales répondent très faiblement à leurs principaux besoins, à savoir: la sécurité (24%), niveaux de stress (32%) et mobilité et circulation (30%) (voir illustration). Les employés s’attendent ainsi à ce que les pouvoirs publics apportent de réels changements afin de leur offrir un meilleur cadre de vie.

    Echantillon

    L’enquête a été menée dans 15 mégalopoles (dont Casablanca) accueillant une population comprise entre 3 et 15 millions d’habitants, un fort PIB prévisionnel et une croissance démographique élevée pour la prochaine décennie. 7.200 employés et 577 employeurs, répartis dans 7 pays (Maroc, Brésil, Chine, Inde, Kenya, Mexique et Nigeria) ont été sondés. 

    T.E.G.

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