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    Politique

    Discours royal: Nouveaux chantiers dans le Sud

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5631 Le 08/11/2019 | Partager
    Une ligne ferroviaire jusqu’à Agadir, avant son extension au Sahara
    Replacer Souss dans sa centralité géographique
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    Le lancement de la réflexion autour d’une ligne ferroviaire jusqu’à Agadir, avant son extension au Sahara, s’inscrit en complément de la liaison routière, prévue par le projet de développement des provinces du Sud. Ce renforcement des infrastructures contribuera non seulement au désenclavement de l’ensemble de la région, mais surtout à son essor économique, comme cela a été précisé par le Souverain (Ph. MAP)

    Plus de quatre ans après le lancement du nouveau modèle de développement des provinces du Sud, le Roi vient d’annoncer de nouveaux projets pour renforcer l’interconnexion de ces régions avec le reste du Maroc. Comme l’a expliqué le Souverain, «la carte du Maroc a bien changé». Dans cette configuration, l’objectif est de replacer Agadir et la région du Souss dans sa centralité géographique. D’où l’importance des chantiers qui devront bientôt être lancés au niveau de cette zone.

    Car, «il est inconcevable qu’en dépit des ressources de la région d’Agadir et de ses potentialités, certaines infrastructures de base s’arrêtent à la hauteur de Marrakech», a déploré le Souverain. Aujourd’hui, le gouvernement est interpellé sur un nouveau méga-chantier. Le Roi a appelé à «une réflexion sérieuse sur l’établissement d’une liaison ferroviaire entre Marrakech et Agadir, en envisageant la perspective d’une extension ultérieure au reste des provinces du Sud».

    Un projet qui devra certainement renforcer la dynamique économique au niveau de cette zone. Il devra constituer un levier décisif pour la création de nombreux emplois dans la région du Souss, mais également dans les autres zones avoisinantes. Il devra aussi s’inscrire en complémentarité avec le réseau routier. Celui-ci sera renforcé par la mise en place de la voie express Agadir-Dakhla, prévue par le modèle de développement des provinces du Sud.

    Pour le Roi, cela «contribuera non seulement au désenclavement de l’ensemble de la région, mais surtout à son essor économique». Cela devra passer par la dynamisation du transport des personnes et des marchandises. Idem pour le renforcement des activités d’export et de tourisme.

    A terme, cette dynamique de renforcement des infrastructures devra favoriser la transformation de la région de Souss, et permettre son positionnement en tant que pôle économique, reliant les parties septentrionale et méridionale du pays. Cela s’inscrit dans la nouvelle logique du développement régional, «qui doit être fondé sur la coopération entre les régions et leur complémentarité», selon le discours royal. Chaque région devra disposer d’une grande zone dédiée aux activités économiques, en misant sur ses potentialités et ses spécificités. Cela devra s’accompagner de la mise en place de déclinaisons régionales des différentes stratégies sectorielles.

    La transformation qui marque les provinces du Sud, sur la base du nouveau modèle de développement, devra être complétée par ce chantier d’interconnexion avec le nord du pays, mais également avec le sud de ces territoires. «Le Sahara marocain constitue le portail vers l’Afrique subsaharienne», a rappelé le Souverain. L’ambition est de renforcer le niveau des échanges commerciaux, ainsi que le volume des investissements marocains au niveau du continent.

    Cette nouvelle étape de la coopération avec les pays subsahariens sera implémentée sur «la base d’intérêts mutuellement bénéfiques». Les différentes parties prenantes sont interpellées dans cette nouvelle dynamique. Comme l’a précisé le Souverain, «nous sommes tous concernés quand l’enjeu est de préserver l’unité nationale et l’intégrité territoriale, de promouvoir le développement global à l’échelle du pays».

    Quelques jours seulement après l’adoption de la nouvelle résolution du Conseil de sécurité sur l’affaire du Sahara, le Souverain a rappelé «la position claire» du Maroc. L’aboutissement à une solution politique, réaliste, pragmatique et consensuelle, devra être le résultat du processus «exclusivement onusien». Face à l’immobilisme des ennemis de l’intégrité territoriale, l’initiative d’autonomie constitue «la traduction concrète de la solution recherchée». Le Roi a expliqué que c’est «la seule voie possible pour parvenir à un règlement du conflit».

    Quid du Maghreb

    Face aux bouleversements que connaît le monde, la relance de l’unité du Maghreb reste un véritable enjeu. Surtout face aux opportunités que recèle la situation actuelle. Le Souverain a mis l’accent sur les différents challenges qui se posent au niveau de la région. Il s’agit notamment des attentes de la jeunesse en matière d’espace ouvert, propice à l’interaction et à l’échange. Idem pour les opérateurs économiques qui requièrent des conditions favorables au développement, ainsi que pour les partenaires étrangers, particulièrement européens, qui ont aussi besoin d’un associé efficace. Face à l’ampleur des enjeux, le Roi déplore que «certains n’en mesurent pas l’importance». L’ennemi à combattre est «l’immobilisme et le faible niveau de développement que connaissent encore les 5 peuples», a souligné le Souverain.

    M.A.M.

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