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    Analyse

    Zones industrielles de Rabat: Statut du foncier industriel et gouvernance, à revoir!

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5630 Le 07/11/2019 | Partager
    Faciliter les procédures de liquidation des sociétés en faillite
    Ce qui leur permettra de libérer leur foncier immobilisé au profit de nouveaux opérateurs
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    Pour Yassir Sebbare, président de la Commission de l’industrie à la CCIS de la région de Rabat, «il faut établir des cahiers des charges rigoureux pour la valorisation des ZI, ce qui va permettre d’écarter toutes les tentatives de spéculation» (Ph. NEA)

    - L’Economiste: Quelles sont les causes de la dégradation de certaines zones industrielles au niveau de la région de Rabat?
    - Yassir Sebbare:
    Les raisons sont multiples et varient selon chaque préfecture. Certaines de ces causes sont en rapport avec la chute de l’activité. C’est le cas notamment des ZI de Tabriquet à Salé et de Hay Nahda à Rabat, considérées auparavant comme un grand pôle industriel notamment dans le secteur du textile avec des milliers d’emplois au profit des habitants des quartiers avoisinants. Cette chute de l’activité enregistrée depuis le milieu des années 2000 peut être expliquée par deux facteurs. Le premier concerne l’impact négatif des accords de libre-échange signés entre le Maroc et certains pays particulièrement l’Egypte, la Jordanie et la Turquie. En comparaison avec le Maroc, ces pays disposaient d’un secteur de textile très compétitif. En l’absence d’une dévaluation du DH, les opérateurs marocains se trouvaient dans une situation difficile pour écouler leurs produits que ce soit sur le marché local ou étranger, notamment celui de l’UE.

    - Hormis une conjoncture difficile, quels seraient les autres facteurs incriminés?
    - La deuxième cause se rapporte au statut du foncier industriel ainsi que le mode de gouvernance des zones industrielles. Je rappelle que le manque de foncier à Rabat et Salé constitue aujourd’hui un frein pour l’ouverture de plusieurs unités industrielles par de nouveaux opérateurs. Cela à un moment où des terrains de grandes superficies restent immobilisés et non exploitables depuis plusieurs années au niveau de certaines zones industrielles et ce dans toute la région.

    - Pour quelle raison ce foncier n'est-il pas encore libéré?
    - Une partie de ces terrains appartient à des sociétés de textile en liquidation judiciaire après la faillite de leur activité. La procédure de liquidation traîne depuis des années, car les montants réclamés pour assainir les dettes cumulées par les sociétés fermées sont énormes. Et ces montants sont largement supérieurs à la valeur actuelle du foncier occupé par ces sociétés. Le problème est sérieusement posé au niveau de la ZI de Hay Rahma à Salé avec près d’une vingtaine de cas. Les unités abandonnées sont devenues un refuge pour des malfaiteurs, ce qui constitue un danger sur le plan de la sécurité pour les rares opérateurs encore en activité sur le site. Pour dépasser ce blocage, il faut revoir le statut du foncier industriel pour que sa valeur lors de la procédure de liquidation ne soit pas assimilée à celle d’un fonds de commerce. A ce titre, je recommande de s’inspirer du modèle tunisien qui favorise l’investissement industriel avec un cahier des charges rigoureux. Ainsi, un local est mis gratuitement à la disposition de l’industriel mais avec un cahier des charges par m2, notamment en termes de postes d’emploi à créer. Avec cette rigueur, on ferme la porte aux tentatives de spéculation ciblant le foncier industriel. Un problème qui handicape la valorisation de certaines zones industrielles de notre région.

    Propos recueillis par Noureddine El Aissi           

     

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