×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Algérie: L’élection présidentielle approche à grands pas!

    Par L'Economiste | Edition N°:5628 Le 04/11/2019 | Partager
    Cinq dossiers validés sur 23
    Portrait des candidats en lice
    Plus que 7 jours pour rendre officielle la liste

    L’autorité électorale algérienne a annoncé, samedi 2 novembre, avoir validé les dossiers de cinq candidats sur 23 à l’élection présidentielle prévue le 12 décembre. Le Conseil constitutionnel a sept jours pour rendre officielle la liste des candidats, après d’éventuels recours.

    Ni l’annonce des noms des cinq candidats, ni les messages répétés des autorités affirmant que le scrutin était nécessaire n’ont calmé la contestation. A 42 jours de l’élection, les protestataires rejettent l’échéance au motif qu’elle ne présente pas les garanties de transparence nécessaires.

    Le mouvement de contestation refuse que l’élection présidentielle soit organisée par le pouvoir, aux mains d’ex-figures liées aux vingt années de présidence Bouteflika. Rappelons qu’un premier scrutin prévu le 4 juillet a été annulé, faute de candidats.

    Le 1er novembre, jour férié, fête nationale, anniversaire du début de la guerre d’indépendance – le 1er novembre 1954 –, a donné une tonalité particulière à ce 37e vendredi de protestation, nouvelle illustration de la profondeur du Hirak, le mouvement populaire contestant le régime en place. Cette énième mobilisation est survenue alors que les magistrats sont entrés en grève «illimitée» afin de protester contre la «mainmise de l’exécutif sur le pouvoir judiciaire».

    Dans la poignée de candidats retenus par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) figurent deux ex-Premiers ministres du président déchu. Trois des candidats retenus ont travaillé sous son autorité: Ali Benflis, directeur de cabinet à la présidence puis Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, plusieurs fois ministre puis Premier ministre, et Azzedine Mihoubi, ministre de la Culture. Le quatrième candidat est Abdelkader Bengrina, ancien ministre du Tourisme (1997-1999) et ancien député d’Alger, issu d’un parti qui a soutenu l’ancien président. Le cinquième, Abdelaziz Belaïd, a notamment fait partie d’organisations de jeunes qui ont aussi soutenu l’ancien président. Le portrait des candidats:

    • Ali Benflis
    Ancien secrétaire général du Front de libération nationale, il a fondé le Parti avant-garde des libertés. A 75 ans, il se présente depuis quinze ans comme le principal opposant d’Abdelaziz Bouteflika, dont il fut chef du gouvernement en 2000. Limogé en 2003, Benflis est candidat l’année suivante, puis en 2014. Il arrive à chaque fois deuxième, très loin derrière un président réélu avec plus de 80% des voix.

    • Abdelmadjid Tebboune
    Se définissant comme candidat «indépendant», Abdelmadjid Tebboune, 73 ans, a été haut fonctionnaire, puis plusieurs fois wali (préfet) avant d’être nommé ministre de la Communication d’Abdelaziz Bouteflika à son arrivée au pouvoir en 1999. Ce dernier le rappelle au gouvernement en 2012 et lui en confie la tête en mai 2017, avant de le limoger trois mois plus tard sur fond de lutte de clans dans son entourage.

    • Azzedine Mihoubi
    Il était le ministre de la Culture du président déchu, jusqu’en mars. A 60 ans, Azzedine Mihoubi dirige depuis quelques mois le Rassemblement national démocratique (RND), pilier de la coalition ayant soutenu Abdelaziz Bouteflika durant sa présidence.

    • Abdelkader Bengrina
    Il représente El-Bina (Construction), petit parti membre d’une coalition islamiste, dont l’un des députés a été élu en septembre à la présidence de l’Assemblée nationale.

    • Abdelaziz Belaïd
    Ancien cadre du Front de libération nationale (FLN), Belaïd a fondé le Front El-Moustakbel, micro-parti proche du pouvoir.

    M.Ko. avec Agences

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc