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    Rentrée des cadres: 4 sur 10 rêvent d’une reconversion professionnelle

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5614 Le 15/10/2019 | Partager
    Globalement, les ¾ veulent prendre un nouveau départ après les vacances
    Absence de motivation, quête de sens... les éléments déclencheurs
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    73% des cadres marocains affirment que la rentrée est une occasion de prendre un nouveau départ professionnel. La majorité se dit prête à changer de travail après les vacances

    Près des ¾ des cadres marocains songent à entamer un nouveau départ professionnel après leurs vacances. La saison estivale est pour la majorité une occasion de se recentrer sur soi et de faire le point sur sa carrière. A la rentrée, ils sont ainsi 43% tout à fait susceptibles de changer de métier ou de poste et 30% qui vont probablement s’ouvrir à de nouvelles opportunités professionnelles.

    Selon l’enquête du jobboard ReKrute.com, 4 cadres sur 10 rêvent d’une reconversion professionnelle, tandis que le reste souhaite changer d’emploi. Même s’il s’agit d’un vœu souvent exprimé par le salarié, dans les faits, changer de métier est plus souvent subi que voulu. La recherche du bien-être est parmi les premières raisons qui les poussent à quitter leur emploi. En effet, plus de la moitié des cadres sondés déclarent ne pas être épanouis au travail (Lire article).

    «Notre enquête sur le moral des cadres réalisée en avril dernier relève des constats alarmants. Les 2/3 sont démotivés à cause de l’absence d’évolution de carrière et de la rémunération insuffisante et plus de la moitié à être impactés par le manque de reconnaissance professionnelle. Cela peut facilement devenir des facteurs de mal-être et de souffrance», souligne Alexandra Montant, DGA de ReKrute.com.

    Ceci renvoie vers une urgente remise en question des pratiques RH et de la qualité du management des carrières. De plus avec l’arrivée des millénials sur le marché du travail, génération en quête de sens dans leur job, les entreprises devraient se soucier davantage de leur responsabilité vis-à-vis du stress de leurs collaborateurs.

    Par ailleurs, il ne faut pas ignorer les signaux, même s’ils ne semblent pas alarmants, ils traduisent toujours un besoin personnel. Celui qui se manifeste le plus est l’absentéisme. L’employeur devrait être en mesure de distinguer les lassitudes passagères des besoins profonds de changement de travail.

    «Seul l’échange permet de faire la différence. Les entretiens annuels sont souvent l’occasion pour les collaborateurs d’exprimer leur mal être», souligne Alexandra Montant, DGA du Jobboard ReKrute.com.

    T.E.G.

                                                                                        

    Le bien-être au travail, une obligation pour tous

    ■ Favoriser la communication avec ses équipes
    ■ Instaurer un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle

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    «Les signes et indicateurs sont présents, mais souvent l’employeur n’y prête pas attention ou ne veut pas les voir», se désole Alexandra Montant, DGA de ReKrute.com
    (Ph. ReKrute.com)

    - L’Economiste: 4 salariés sur 10 veulent se reconvertir. Quelles sont, selon vous, les raisons qui les motivent?  
    - Alexandra Montant:
    La recherche du bien-être est une quête actuelle  qui touche toute personne et surtout les jeunes qui sont de plus en plus exigeants. Nous le constatons d’ailleurs dans les dernières enquêtes réalisées. Le salaire n’est plus dans les premiers critères de choix d’une entreprise. En revanche, les relations avec le management ou les opportunités d’évolution et d’apprentissage font partie du top 5. En Europe, c’est l’équilibre vie perso/vie pro qui l’emporte et cela ne saurait tarder au Maroc aussi. Les salariés d’aujourd’hui sont donc dans une recherche d’équilibre, d’accord parfait entre leurs idéaux et leur quotidien. Certes, rien n’est parfait, et tous ne peuvent y accéder. Toutefois, dans les fonctions qui sont aujourd’hui très demandées, et où la concurrence RH fait rage, nous remarquons que les candidats sont plus regardants sur les conditions du poste.

    - Quels sont les signes précurseurs qu’un employé veut quitter son employeur?
    - Les signes sont présents et les indicateurs aussi. En général, le taux d’absence parle de lui-même et indique clairement le moral des troupes. Chaque manager saura noter un changement dans le comportement de son collaborateur (sur sa jovialité, son engagement…). Cependant, certains employeurs ne veulent pas le voir ou n’y prêtent pas attention. C’est surtout là où réside le problème. Car, avec ces négligences, les meilleurs profils ont tendance à partir, et à ce stade, il est généralement trop tard pour les retenir.

    - Comment sensibiliser les entreprises à leur responsabilité vis-à-vis du stress et du bien-être de leurs collaborateurs?
    - Aujourd’hui, dans un environnement fortement concurrentiel d’un point de vue RH, les entreprises ont l’obligation de se soucier du bien-être de leurs équipes. C’est pour eux un moyen de fidéliser leurs collaborateurs, mais aussi d’attirer leurs futures recrues. Nous remarquons que de plus en plus d’entreprises accordent de l’importance à leur climat social et à ce qu’elles dégagent comme image en tant qu’employeur. Pour la deuxième année de HappyAtWork par exemple, le label français sur le bonheur au travail que nous représentons, nous avons vu augmenter considérablement le nombre d’entreprises souhaitant améliorer leur environnement de travail. Elles veulent aussi communiquer davantage sur la motivation et le bien-être au travail de leurs équipes.

    Propos recueillis par Tilila EL GHOUARI

     

     

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