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    Airbus: «Tous nos avions ont des composants made in Maroc»

    Par Amin RBOUB | Edition N°:5611 Le 10/10/2019 | Partager
    L’avionneur suit de près le plan de développement de la flotte de RAM
    Un acteur de référence dans l’écosystème aéronautique
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    Mikail Houari, président Airbus Afrique et Moyen-Orient: «Plus que le taux d’intégration locale, je vous confirme que chaque avion Airbus comprend des pièces et des composants made in Maroc» (Ph. F. Alnasser)

    «Le succès appelle le succès», répètent à l’envi des dirigeants d’Airbus, lors d’un point presse organisé le 9 octobre à Casablanca. L’événement a porté sur une présentation des gammes élargies de l’avionneur, les solutions offertes en matière d’aviation commerciale, les hélicoptères, les avions de chasse, les drones...

    C’était aussi l’occasion d’analyser les multiples retombées industrielles de l’écosystème du groupe au Maroc en termes d’emplois, de volumes à l’export, d’intégration locale, la chaîne logistique... Cette sortie du leader mondial de l’aéronautique intervient dans un contexte assez particulier: 50 ans d’existence d’Airbus (depuis la création en 1969) et 50 ans de présence  au Maroc.  

    Force est de constater que le constructeur européen nourrit de fortes ambitions pour accompagner le plan de développement de Royal Air Maroc sur le continent africain. Airbus suit aussi de près la stratégie de RAM qui consiste à doubler la flotte d’ici 2028. L’enjeu pour la compagnie nationale étant, rappelons-le, de passer de 61 à 120 appareils en 9 ans.

    «RAM est l’une des compagnies majeures de la région. Elle est appelée à jouer un rôle prépondérant en Afrique. C’est clair, sa vision et sa stratégie de développement devront s’accompagner par des acquisitions d’avions et de nouvelles capacités. RAM a des ambitions, Airbus a des solutions... Nous laissons aux compagnies le soin de choisir les avions qui correspondent le mieux en fonction de leurs besoins et de leurs marchés», confie, à L’Economiste, Mikail Houari, président Airbus Afrique & Moyen-Orient.

    Selon le management d’Airbus, les ambitions de RAM en termes de rajeunissement et développement de la flotte s’expliquent aussi par un contexte mondial en forte accélération, une explosion de la demande de voyages, plus de déplacements de passagers, une compression des marges et une concurrence acerbe entre compagnies. C’est aussi une question de survie et de modèle économique.

    D’ailleurs, les dernières prévisions (2019-2023) du marché mondial d’Airbus le confirment: «le trafic de passagers au Maroc a quadruplé depuis 2002. Il devrait plus que doubler en 20 ans. Actuellement, environ 120 avions passagers desservent le Maroc (y compris les appareils de compagnies étrangères)». Plus encore, le même rapport précise: «D’ici 2038, le Maroc aurait besoin de 260 aéronefs supplémentaires pour répondre à la demande grandissante».

    Outre les marchés à prendre en termes de commandes auprès de RAM, Airbus revendique son rôle d’acteur majeur dans le développement de l’écosystème industriel de l’aéronautique au Maroc. Le constructeur rappelle que le secteur emploie directement 16.000 salariés et exporte l’équivalent de 1,5 milliard d’euros. Au total, 140 entreprises opèrent dans l’industrie aéronautique au Maroc.

    Parmi ces firmes, figurent Stelia (ex-Maroc Aviation), un acteur mondial du design et de la production d’équipements et de fuselages, et Acam (Aerolia Construction Aéronautique du Maroc), deux filiales du groupe Airbus.

    «Depuis plus de 50 ans, Airbus est un partenaire industriel stratégique du Maroc, notamment grâce à sa filiale Stelia Aerospace. Airbus a initié l’écosystème aérospatial, soutenu des milliers d’emplois qualifiés et génère des recettes importantes à l’export», fait valoir le président Afrique et Moyen-Orient, Mikail Houari.

    C’est cette implémentation historique d’Airbus qui a permis le déploiement de la supply chain au Maroc. Au fil des ans, des groupes de renom comme Safran, Nexans, Daher, Altran, Figeac... se sont greffés à la plateforme.  L’écosystème Airbus compte des opérateurs comme Lisi Aerospace, Cetim, Safran, Hexcel, Daher, Altran, Diehl...

    Sa chaîne logistique est présente sur l’ensemble de la chaîne de valeur (conception, ingénierie, assemblage, composants, matériaux, systèmes...). Le challenge consiste à monter la production en cadence et en technicité avec des composants de plus en plus complexes pour maîtriser les coûts et répondre aux carnets de commandes bien remplis. Parmi les pièces produites au Maroc, les panneaux de fuselage pour l’A320, les sièges de la classe affaires ou encore les nacelles pour moteurs.

    Au-delà de l’aviation civile, Airbus est également un constructeur d’hélicoptères, d’avions de chasse, de drones, satellites et autres solutions de défense. Le Maroc dispose d’une centaine d’hélicoptères Airbus répartis entre les Forces royales Air (FRA), la Gendarmerie et la Marine royale.

    La flotte militaire est composée des gammes Super Pumas, Pumas, Gazelle, Panther, Dauphins, H135, H145... Le Maroc est d’ailleurs l’un des pays les plus équipés en hélicoptères sur le continent africain. «Airbus Helicopters a développé depuis 40 ans une relation privilégiée avec les Forces royales Air», confirme le management.

    Stelia

    Au Maroc, Airbus opère via deux filiales dans l’écosystème aéronautique. Il s’agit de deux usines basées à Casablanca avec  des activités complémentaires (composites pour Stelia et assemblage de panneaux, voire usinage de profilés, pour Acam). Le site de Stelia s’étend sur 25.000 m2 dont 16.500 m2 pour la partie usine. Un investissement global de 60 millions d’euros et un millier d’emplois directs. Airbus revendique aussi la création de 5.000 emplois sur le parc industriel et via son écosystème. Sur l’ensemble du Maroc, le groupe a pu créer quelque 10.000 emplois à travers le tissu de la sous-traitance. Selon le management, «tous les avions Airbus comprennent des composants made in Maroc». D’après les estimations du groupe, 300 à 500 millions d’euros sont générés par l’ensemble de ses activités annuelles dans la chaîne logistique. 

    Amin RBOUB

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