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    Economie

    Livre scolaire: Les imprimeurs veulent leur part du gâteau

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5608 Le 07/10/2019 | Partager
    Les opérateurs réclament également un quota
    Bientôt des mesures de sauvegarde?
    Le secteur classé à haut risque par les banques
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    Les imprimeurs souhaitent améliorer leur scoring auprès des banques via des mesures d’accompagnement publiques (Ph. L’Economiste)

    Le Groupement marocain des métiers de l’impression vient de demander audience au ministre de l’Industrie et du Commerce pour solliciter des mesures de sauvegarde sur le livre scolaire.

    Depuis plusieurs années, les éditeurs nationaux se rabattent sur les imprimeurs à l’étranger pour fabriquer le livre scolaire à cause de la signature tardive par le ministère de tutelle du bon à tirer (Voir L’Economiste n°5582 du 30/08/2019). Ce qui ne permet pas d’être réactif.

    «C’est un faux argument. Il est toujours possible de répartir les livres scolaires sur plusieurs imprimeurs et obtenir un produit de la même qualité et à des tarifs compétitifs. D’ailleurs, certains livres des éditeurs français Hachette et Clairefontaine sont bien imprimés au Maroc», tempère un imprimeur.

    Et d’ajouter que, comme pour les marchés publics, «nous demandons au ministère de l’Education de réserver un quota de 60% du marché du livre scolaire pour permettre l’émergence d’une industrie performante et moderne».

    Affaiblis par la baisse de la demande et les transformations technologiques de leur industrie, les imprimeurs souhaitent faire usage des instruments de la défense commerciale pour sauver leur activité. Les mesures de sauvegarde contre le cahier tunisien, instaurées par le ministère de tutelle, leur avaient  permis de sortir la tête de l’eau.

    «Notre maison brûle et nous regardons ailleurs!» La citation de Jacques Chirac à l’ouverture du 4e Sommet de la Terre à Johannesburg en 2002 traduit bien la situation du secteur de l’impression dont les opérateurs se plaignent d’être ignorés des pouvoirs publics. Il est vrai que bon nombre d’entre eux n’ont pas vu venir la transformation numérique.

    Certains y croient encore et comptent lutter non pas seulement pour leur survie, mais pour prospérer. C’est la raison pour laquelle quelque 70 sociétés structurées ont créé, il y a quelques mois, le Groupement sous la coupe de la Fédération des industries forestières, des arts graphiques et de l’emballage (Fifage). L’association veut se reprendre en main.

    «Le secteur de l’impression est un domaine transverse et n’a jamais bénéficié d’une stratégie dédiée. Il est temps que des mesures d’accompagnement soient mises en œuvre à l’image de ce qui s’est passé dans les pays concurrents, en l’occurrence l’Espagne et l’Italie», espère Tarik Sindi Lallouch, 1er vice-président du Groupement.

    Ce dernier affirme que si les imprimeurs européens se sont redressés, «c’est parce que, à un moment donné, ils avaient bénéficié de l’appui de leur gouvernement. Il n’est donc pas étonnant qu’ils soient compétitifs, d’autant plus que leur outil de production a été largement amorti.

    Aujourd’hui, les imprimeurs nationaux réclament un plan de développement. Ainsi, le fait que le livre scolaire soit imprimé à l’étranger ne peut que susciter leur colère. Selon les estimations des professionnels, le montant de ce marché s’élève à environ 1,5 milliard de DH par an et un gros business qui leur échappe. 

    «Non seulement cela se traduit par une hémorragie de devises, alors que les imprimeurs marocains sont en mesure de produire le livre scolaire dans les mêmes délais, qualité et prix que leurs concurrents à l’étranger. Aujourd’hui, ils sont capables de répondre à 90% des besoins du pays», affirme Tarik Sindi Lallouch, 1er vice-président et SG du Groupement.

    Trois études en cours

    Le secteur de l’impression ambitionne de mettre sur place un écosystème spécialisé. Pour cela, une étude est en cours de réalisation sur le livre scolaire et l’impression par le cabinet Mazars. Elle a été commanditée par le ministère de l’Industrie, Maroc PME, la CGEM et la Fifage. La première phase a porté sur l’audit du secteur. L’une des premières conclusions débouche sur une cacophonie autour de l’offre et partant, du poids du secteur et des effectifs.
    La deuxième phase qui devrait être achevée avant fin décembre vise à déterminer les besoins du pays ainsi que les améliorations possibles. Les recommandations seront formulées au terme de la phase de l’étude. A signaler que le cabinet Mazars planche en même temps sur les filières emballage et recyclage.

    Hassan EL ARIF

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