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    International

    Des incertitudes persistent toujours sur le Brexit

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5605 Le 02/10/2019 | Partager
    Johnson promet à l’UE «des propositions sérieuses» pour bientôt
    Sans aborder l’épineuse question du règlement de la frontière irlandaise
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    Ultime tentative du Premier ministre britannique Boris Johnson. Hier mardi, il a promis de nouvelles propositions à Bruxelles sur le Brexit. Des propositions qui seront faites dans l’immédiat sans toutefois  préciser comment il compte régler la question de la frontière irlandaise, principal point de blocage.

    «Nous allons faire une très bonne proposition, nous allons la faire formellement très bientôt», a déclaré Boris Johnson à 30 jours de la date prévue du Brexit.

    Plusieurs versions de propositions britanniques destinées à maintenir ouverte la frontière terrestre entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande après le Brexit, un point sur lequel butent les négociations avec l’Union européenne, ont circulé dans la presse.

    Selon une version, le gouvernement envisage des contrôles douaniers à plusieurs kilomètres de la frontière. Le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney, a balayé ces projets, appelant Londres à faire une «offre sérieuse». Estimant qu’il est temps que l’UE reçoive une offre sérieuse du gouvernement britannique pour qu’un accord sur le Brexit soit conclu en octobre.

    La cheffe du Sinn Fein (parti républicain qui milite pour une Irlande réunifiée), Mary Lou McDonald, a aussi fustigé les propositions ayant fuité dans la presse,  estimant que cela revenait au retour d’une «frontière dure sur l’île d’Irlande et saboterait le processus de paix en Irlande du Nord».

    Boris Johnson a toutefois déclaré à la BBC que ce qui était rapporté dans la presse n’était «pas tout à fait exact» et a démenti que son plan incluait des centres de dédouanement. Il a confirmé que sa proposition prévoyait «un territoire unique pour l’agriculture, les industries agroalimentaires, sanitaires et phytosanitaires, ce qui constitue une concession importante du gouvernement britannique.

    Sur les échanges agricoles, «les décisions en matière de règles sanitaires et phytosanitaires continueraient à être prises à Bruxelles sans que le Royaume-Uni n’ait son mot à dire», a-t-il tranché.

    Le dirigeant conservateur a également réaffirmé sa volonté de réaliser le Brexit le 31 octobre, une échéance déjà repoussée deux fois, bien que le Parlement ait voté une loi lui imposant de demander un nouveau report s’il n’obtient pas d’accord avec l’UE d’ici le 19 octobre, juste après le prochain sommet européen. Tout nouvel accord devra être approuvé par le Parlement, qui a rejeté trois fois l’accord de Brexit qu’avait négocié l’ancienne cheffe du gouvernement, Theresa May.

    Car, si la date du divorce approche, ses modalités restent on ne peut plus vagues. Avec ou sans accord, le gouvernement de Boris Johnson semble décidé à mettre les voiles le 31 octobre. Côté français, on prépare les esprits au pire. Sur 100.000 entreprises tricolores qui commercent régulièrement avec le Royaume-Uni, 20.000 ont récemment été recontactées par Bercy. Un colloque portant sur des aspects techniques, comme les passages en douane et la circulation des données, a été organisé fin septembre dernier au siège du Medef à Paris.

    En Angleterre aussi, il y a des réunions quasiment chaque semaine. Seulement celles-ci semblent toutes conclure de la même façon. Selon plusieurs observateurs, les informations les plus importantes font cruellement défaut.

    A.G.

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