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    International

    Armement: La Chine au coude-à-coude avec les Etats-Unis

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5605 Le 02/10/2019 | Partager
    Le 70e anniversaire du régime marqué par une démonstration de force
    Washington s’inquiète des avancées de Pékin
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    15.000 soldats, des centaines de chars, missiles et avions de combat ont défilé à Pékin devant les plus hauts dirigeants du pays rassemblés au balcon de la porte Tiananmen, l’endroit même où Mao Tsé-toung proclama la République populaire le 1er octobre 1949 (Ph. AFP)

    Missiles destructeurs, bombardiers, drones ultra-rapides ou furtifs: la Chine a dévoilé hier mardi de nouveaux armements visant à combler son retard technologique sur les Etats-Unis. Le défilé militaire de ce 1er octobre a illustré la modernisation de l’armée voulue par le président Xi Jinping, qui veut lui faire atteindre un niveau «de classe mondiale d’ici 2049  pour le centenaire de la République populaire.

    Selon des experts en armement, la Chine gagne en crédibilité face aux Etats-Unis. Les deux pays sont à couteaux tirés en mer de Chine méridionale, où ils rivalisent d’influence, et sont engagés depuis 2018 dans une guerre commerciale à l’issue incertaine.

    Dans ce contexte, Pékin a sorti le grand jeu en présentant pour la première fois la crème de la crème de ses missiles balistiques intercontinentaux: l’immense DF-41 (Vent d’Est-41).

    D’une grande portée (14.000 km), qui aurait le potentiel de toucher tout point des Etats-Unis, il peut être chargé de plusieurs têtes nucléaires (de 3 à 10 selon les observateurs).

    Atout du DF-41: malgré sa vingtaine de mètres, il est mobile et peut se cacher n’importe où dans le pays, contrairement à la précédente génération de missiles balistiques nucléaires, qui devaient être tirés depuis des silos fixes.

    La Chine a également présenté une nouvelle version de son bombardier stratégique, le H6-N, réputé capable d’emporter des armes atomiques plus loin du territoire chinois que précédemment. Autre point d’orgue du défilé: le missile balistique mer-sol JL-2 (Vague géante-2). Chargé dans des sous-marins, il pourrait toucher l’Alaska et l’ouest des Etats-Unis.

    «Cet étalage d’armes atomiques n’est pas le signe d’un changement de stratégie nucléaire de la Chine», analyse le rédacteur en chef du magazine chinois «Xiandai Jianchuan», relayé par l’AFP. Mais l’autre star du défilé a été le missile DF-17, lequel peut, une fois l’altitude voulue atteinte, relâcher un «planeur hypersonique». En clair: une arme en forme de nez d’avion de chasse, taillée en flèche, capable d’évoluer à environ 7.000 km/h.

    Le Service de recherche du Congrès américain s’inquiétait d’ailleurs dans un rapport publié mi-septembre que l’Amérique soit à la traîne de la Chine sur ces planeurs hypersoniques.

    Avec toutes ces nouvelles armes conventionnelles, l’armée chinoise «comble l’écart avec les Etats-Unis et érode les avantages militaires de Washington en Asie,  notent les experts. «Rien ne peut ébranler les fondations de notre grande nation. Rien ne peut empêcher la nation et le peuple chinois d’aller de l’avant», a lancé le président Xi Jinping, habillé en costume Mao sombre.

    A.G.

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