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    Université Hassan II de Casablanca: Les promesses de la nouvelle présidente

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5604 Le 01/10/2019 | Partager
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    Deuxième femme à devenir présidente d’université, Aawatif Hayar ambitionne de mener la transformation digitale de l’Université Hassan II de Casablanca (Ph. A.H.)

    Nommée au poste de présidente de l’Université Hassan II de Casablanca en juin dernier, Aawatif Hayar  décline, en exclusivité pour L’Economiste, son plan d’action. Parmi ses priorités, le e-learning, l’internationalisation, l’innovation, l’inclusion ou encore la transformation digitale en matière de gouvernance...

    - L’Economiste: Vous avez été nommée à la tête de l’université de Casablanca en juin dernier. Quelles sont les priorités de votre mandat?
     - Aawatif Hayar:
    Le projet de développement, que j’ai proposé pour l’Université Hassan II de Casablanca, s’articule autour de cinq axes stratégiques, à savoir la i-gouvernance(1) ou la transformation digitale de tous les processus de l’université, l’innovation en matière de formation et recherche, l’internationalisation qui englobera le positionnement à l’international de l’université ainsi que les partenariats, les coopérations et le développement de l’université. Viennent ensuite, l’insertion des étudiants et l’inclusion et vie du campus. Nous souhaitons nous positionner en tant qu’université pour tous, qui soit non seulement un lieu d’égalité des chances pour acquérir des compétences et construire des projets de carrières mais aussi un espace d’échange culturel et de développement personnel pour permettre à nos étudiants d’acquérir les outils nécessaires pour assurer une expérience agréable d’insertion dans la société en tant que citoyens. Notre but est d’être une université qui porte le développement économique et social de Casablanca et de sa région.

    - La massification dans les facultés à accès ouvert est de plus en plus difficile à gérer. Que prévoyez-vous à ce niveau?
     - Pour lutter contre la massification, nous introduirons dès cette année des cours en ligne (e-learning) dans le cursus initial. C’est une urgence dans notre projet de développement. Actuellement, les étudiants se retrouvent, parfois, dans des conditions d’études difficiles dans des amphithéâtres qui regroupent autour de cinq cents personnes. Ils sont dans l’incapacité d’assimiler les connaissances que leur transmettent leurs professeurs puisque les conditions correctes d’apprentissage ne sont pas au rendez-vous. A mon sens, pour certains cours qui se passent dans ces conditions, les étudiants pourraient, à travers une plateforme e-learning, bénéficier d’un meilleur environnement apprentissage qui leur est délivré à domicile grâce aux technologies numériques. Un forum sera également créé pour leur permettre d’échanger avec leur professeur et de s’entraider entre eux. Nous sommes actuellement en train de décliner ce programme dans des facultés en expériences pilotes. Nous mènerons en parallèle une évaluation afin d’analyser l’impact de cette transition.

    - Les liens avec le monde économique ont toujours été frileux. Comptez-vous les renforcer avec les entreprises?
    - C’est l’un des axes principaux de notre programme. Nous avons déjà beaucoup de contacts et de partenariats avec le monde socioéconomique, sauf qu’ils n’ont pas eu un fort impact à cause de la dispersion des efforts et des initiatives. Nous avons donc créé le pôle insertion/entrepreneuriat à l’échelle de l’université. Son rôle sera de fédérer toutes les initiatives et de faire office de point d’entrée vis-à-vis de nos partenaires. Nous comptons également mettre en place une plateforme digitale pour valoriser les compétences de nos étudiants dès leur entrée à l’université. Nous souhaitons être à l’écoute de nos partenaires et de les associer au processus de conception de cette plateforme. Nous répondrons ainsi aux besoins des entreprises et accompagnerons nos étudiants dans la valorisation et renforcement de leurs compétences.

    - Comment préparez-vous l’implémentation du nouveau système du Bachelor?
     - Ce nouveau système représente une belle opportunité pour le renforcement des compétences et flexibilité des profils de nos étudiants. La 1re et 2e année englobent les composantes soft-skills, langues, ouverture sur la société, ainsi que des formations multidisciplinaires.  L’étudiant, avant, s’inscrivait dans une filière et y restait emmuré parce qu’il n’y avait aucune passerelle, ni moyen de changer d’orientation. Celui-ci a désormais, grâce au Bachelor, l’opportunité dès la première année d’analyser la pertinence de son choix de formation avec ses aspirations de carrière et ses aptitudes et le réorienter, le cas échéant, sans aucun blocage pédagogique ou administratif. De plus, la formation ne sera pas uniquement en classe, l’étudiant pourra valider un module ou un crédit en réalisant un stage en entreprise, un projet entrepreneurial ou associatif. Par conséquent, le décrochage universitaire, qui est actuellement à 30%, devrait baisser.

    Une université 4.0 en vue pour Casablanca

    A l’ère du 4.0, les établissements doivent opérer leur transformation. «L’université, lieu d’innovation et de production de connaissances, doit s’aligner, si ce n’est être en avance, sur les avancées technologiques», insiste Aawatif Hayar, présidente de l’Université Hassan II de Casablanca. «Actuellement, nous sommes en train d’élaborer un projet d’université intelligente et augmentée. Ce dernier s’appuie sur des solutions numériques (internet des objets, collecte et analyse des données, IA) afin de compenser les limites de l’université en termes d’infrastructures, améliorer ses services et optimiser sa gouvernance», explique-t-elle.

    Propos recueillis par Tilila EL GHOUARI

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    (1) Digitalisation au service de l’individu et de son épanouissement.

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