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    International

    Espagne: Quatre ans, quatre législatives

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5596 Le 19/09/2019 | Partager
    Les échéances fixées au 10 novembre 2019
    L’instabilité politique perdure depuis la fin du bipartisme
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    Le parti socialiste de Pedro Sanchez reste favori des sondages et pourrait obtenir de nouveaux sièges au Parlement (Ph. AFP)

    «Le retour aux urnes est incontournable». C’est le verdict du chef du gouvernement sortant Pedro Sanchez. Et la date a été fixée au 10 novembre prochain. C’est le résultat des consultations menées  entre le roi Felipe VI et les partis politiques.

    Et pour cause, «il n’y a aucune majorité à la Chambre des députés pouvant garantir la formation d’un gouvernement», déclare Sanchez. Ce dernier n’est pas parvenu depuis le dernier scrutin du 28 avril à obtenir les soutiens nécessaires pour être reconduit au pouvoir. Le palais royal avait indiqué  que le souverain ne proposerait pas de candidat au poste de chef du gouvernement, aucun «ne comptant les appuis nécessaires pour que la Chambre des députés lui octroie sa confiance».

    L’Espagne souffre d’instabilité politique depuis que le bipartisme a volé en éclats en 2015 avec l’entrée en force au Parlement de la gauche radicale de Podemos et des libéraux de Ciudadanos. Le Parlement est encore plus fragmenté depuis l’émergence de l’extrême droite de Vox au dernier scrutin.

    Cette nouvelle impasse politique va entraîner la dissolution automatique du Parlement le 23 septembre, date limite fixée pour l’investiture d’un chef de gouvernement, et la convocation d’un quatrième scrutin en quatre ans.

    En juillet dernier, Sanchez avait échoué à obtenir la confiance des députés, faute d’accord avec la gauche radicale de Podemos sur un gouvernement de coalition. Les discussions avec Podemos avaient repris depuis mais sans sortir de l’impasse. La gauche radicale exigeait toujours de rentrer au gouvernement alors que les socialistes proposaient, eux, un simple programme commun.

    Le parti libéral Ciudadanos a bien fait une offre surprise de dernière minute mais elle semblait vouée à l’échec. Albert Rivera, le chef de Ciudadanos, avait proposé l’abstention sous conditions de sa formation et celle des conservateurs du Parti populaire, pour faciliter l’investiture de Pedro Sanchez. Mais il exigeait en échange que le chef du gouvernement en exercice s’engage à ne pas gracier les indépendantistes catalans s’ils sont condamnés par la Cour suprême pour leur rôle dans la tentative de sécession de 2017.

    Vainqueur haut la main des législatives du 28 avril et des européennes de mai, le Parti socialiste reste favori des sondages et pourrait gagner des sièges à la Chambre des députés où il en compte 123 sur 350. La fin du bipartisme a plongé le pays dans l’instabilité politique depuis 2015.

    A.G.

     

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