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    International

    La Chine s’oriente vers une croissance molle

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5596 Le 19/09/2019 | Partager
    6,2% cette année et 6,1% l’an­née prochaine
    Pékin devrait favoriser davan­tage la consommation intérieure
    Les recommandations du der­nier rapport de la Banque mon­diale
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    La Chine se place au deuxième rang mondial en ce qui concerne la création des richesses. En 2019, sa part dans le PIB mondial devrait s’établir à 18,2%

    La Chine doit «revoir son modèle économique». C’est le constat dressé par la dernière livraison de la Banque mon­diale. Sur fond de ralentissement écono­mique et de guerre commerciale sino-américaine, l’empire du milieu a vu sa croissance s’essouffler. Elle devrait s’éta­blir à 6,2% cette année pour se replier à 6,1% en 2020. Un niveau qui ne permet pas de créer suffisamment d’emplois dans le cas de l’économie chinoise.

    Dans un environnement moins favo­rable (ralentissement de la croissance mondiale), l’économie chinoise devra de plus en plus s’appuyer sur la demande intérieure, recommande la Banque mon­diale.

    «En réponse à la modération de la croissance et à des conditions externes moins favorables, Pékin a mis l’accent sur les incitations fiscales», relève Martin Rai­ser, directeur pour la Chine de la Banque mondiale.

    «Alors que le gouvernement cen­tral dispose d’un espace budgétaire pour accroître les dépenses si nécessaire, les mesures de relance doivent être financées de façon appropriée», précise-t-il. Ceci, soit directement au niveau central, soit par des transferts budgétaires supplémentaires aux provinces.

    Des dépenses plus élevées dans la santé, l’éducation et la protection sociale pourraient contribuer à stimuler la demande et à améliorer la qualité des services. «En 2019, de nouvelles réduc­tions d’impôts combinées au relèvement du plafond des emprunts sur le bud­get des gouvernements locaux peuvent conduire à un déficit d’environ 5,9% du PIB, prévient la banque.

    Le rapport indique également que les expor­tations nettes auront peu d’impact sur l’économie dans un contexte d’une nouvelle taxation doua­nière et du ralentissement de la croissance mon­diale.

    L’escalade des ten­sions commerciales, une plus faible confiance des entreprises et une crois­sance plus lente du com­merce mondial devraient peser sur les investisse­ments et les exportations en 2020. Ce qui amène la Banque mondiale à revoir à la baisse sa prévision de croissance pour l’année prochaine à 6,1%.

    Pour faire face à l’essoufflement plus rapide que prévu de la croissance, plusieurs mesures ont été prises pour relancer l’ac­tivité économique. Les émissions d’em­prunts des administrations infranationales destinées à financer des projets d’infras­tructure se sont accélérées, tandis que la Commission d’Etat pour le développement et la réforme approuvait de plus en plus de projets.

    Aux habituelles mesures en faveur des infrastructures s’est ajouté cette fois tout un ensemble de réductions d’impôts. Le secteur des entreprises bénéficie non seulement d’une réforme de l’impôt sur le revenu des personnes physiques représen­tant 0,52 % du PIB (suppression de l’abat­tement individuel et des deux tranches inférieures d’imposition) dans l’objectif de stimuler la consommation. La Chine a  également procédé à une forte réduction des taxes et redevances. Les taux de TVA ont été ramenés dans le courant de l’année 2018 de 17 % à 16 % et de 11 % à 10 %.

    Les droits d’importation ont été abais­sés à deux reprises en 2018, en passant de 9,8 % à 7,5 %, d’où un allégement de 0,3 % du PIB de la charge qu’ils représentent. Les droits de douane sur les automobiles importées des États-Unis ont été ramenés de 40 % à 15 %.

    En ce qui concerne l’endettement, le ratio de la dette publique chinoise en pour­centage du PIB n’est pas particulièrement élevé: 36%. Dans l’hypothèse d’une décé­lération progressive du taux de croissance, qui s’établirait à 5 % à l’horizon 2030, d’une remontée à 4 % des taux d’intérêt et d’un déficit budgétaire à 2,8 %, la dette publique s’annonce viable.

    Cependant, le vieillissement rapide de la population et son coût, en termes de protection sociale, de santé et de dépendance, pèseront sur les dépenses publiques et creuseront le déficit.

    A.G.

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