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    Chèques: Attention au stylo magique!

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5590 Le 11/09/2019 | Partager
    Certains chèques restent facilement falsifiables
    Les banques se prémunissent contre le risque de fraude
    De nouveaux éléments de sécurité sont intégrés
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    Conformément à une circulaire de Bank Al-Maghrib, les banques sont directement responsables de la sécurité des moyens de paiement, dont les chèques, les lettres de change normalisées (Ph. F. Alnasser)

    La chronique judiciaire a été récemment défrayée par une affaire de falsification de chèques au détriment de plusieurs concessionnaires automobiles. Si dans ce cas le faussaire a eu recours à des moyens de type «retrait du montant par grattage et son remplacement par un autre montant», dans d’autres le mode opératoire peut être plus simple.

    Il s’agit de l’usage du stylo magique, importé de Chine et dont la particularité est qu’il s’efface sans laisser de trace au contact de la flamme d’un briquet ou avec la gomme intégrée. Le procédé consiste à proposer à une personne ledit stylo pour remplir un chèque et d’en modifier par la suite le montant. Les préposés à la banque n’y voient que du feu. Seul le client tiré peut s’en rendre compte en consultant son relevé bancaire.

    Le stylo magique est en vente libre dans le commerce et via internet. La recharge, également commercialisée au Maroc, peut être utilisée dans des stylos de marques connues et utilisées quotidiennement. Ces stylos sont ensuite offerts à un partenaire commercial pour le gruger. De nombreuses vidéos ont d’ailleurs circulé sur les réseaux sociaux pour mettre en garde les usagers.

    L’unique imprimeur d’une large gamme de documents sécurisés pour le compte de l’Etat et le privé vient de revoir les éléments de sécurité des chèques émanant de certaines banques. «Nous avons sécurisé les zones du montant en chiffre et de la signature contre les falsifications par le moyen d’un stylo effaçable. Par mesure de sécurité, nous ne pouvons donner plus de détails, mais toute modification du montant du chèque peut être facilement détectée via un outil. Ce qui était impossible auparavant», affirme l’un des dirigeants.

    Le changement porte sur le fait que le chèque conserve toujours l’empreinte initiale du montant inscrit. En cas de falsification, le client peut faire valoir ses droits. La sécurisation des chèques et des moyens de paiement fait partie des préoccupations de Bank Al-Maghrib car il y va de la fiabilité des transactions commerciales. En effet, la Banque centrale avait diffusé il y a quelques années une circulaire sur les éléments de sécurité minimum devant figurer dans un chèque.

    Les faussaires redoublent toujours d’ingéniosité pour déjouer les mesures de prévention des falsifications. Mais les imprimeurs ainsi que les concepteurs des éléments de sécurité veillent au grain pour remplacer les éléments de sécurité obsolètes pour les remplacer par d’autres.

    Par conséquent, à chaque fois qu’un dispositif n’est plus infaillible, une alerte est envoyée à tous les primeurs. Ces derniers prennent alors leurs dispositions pour prévenir les risques de contrefaçon. «Comme nous l’avons fait pour les banques clientes, nous intégrons les nouveaux éléments sans contribution financière de la part de nos clients», signale l’imprimeur.

                                                                                

    Qui est responsable en cas de falsification

    Bank Al-Maghrib avait diffusé, le 7 juillet 2006, une circulaire sur la normalisation du chèque. La circulaire décrit les éléments d’information et leur emplacement. La responsabilité d’intégrer les dispositifs de sécurité a été laissée à l’initiative des établissements de crédit pour peu que ces éléments n’altèrent pas la lisibilité du chèque suite à leur «scannérisation».

    Les banques sont également tenues d’utiliser les techniques nécessaires pour contrecarrer toute tentative de falsification des chèques, notamment à travers l’utilisation «d’équipements de haute technologie tels que les photocopieurs couleurs avec haute résolution, scanner…». Le papier utilisé pour la confection des chèques doit être réactif aux photocopieurs, doit comporter un filigrane ou être un papier de sécurité non fluorescent.

    Un chèque doit également être réactif à toute tentative de falsification par l’alcool, l’ammoniaque, l’acide, ou encore l’efface-encre. La faiblesse ou l’absence de réactivité chimique doit être considérée comme un signal d’alarme. La circulaire précise également que les banques sont tenues de vérifier si leurs chèques fabriqués par leurs prestataires de services sont conformes. Si un chèque falsifié est encaissé, la responsabilité est assumée par la banque. De plus, il ne peut être accepté au niveau de la compensation entre banques. C’est la raison pour laquelle des formations sont régulièrement dispensées à leurs préposés pour être en mesure de détecter la moindre tentative de falsification.

    Hassan EL ARIF

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