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    Division chez les pharmaciens

    Par Nadia DREF | Edition N°:5586 Le 05/09/2019 | Partager
    Les luttes de pouvoir s'intensifient autour de la réforme de la profession
    En cause, le projet de loi régissant l’Ordre non encore soumis pour approbation
    Missions, élection du président, vote, mesures disciplinaires… Ce qui devrait changer
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    Les pharmaciens doivent dépasser les luttes intestines pour offrir au 1 million de clients qui se rendent chaque jour dans leurs officines un service de qualité. Pour ce faire, il faut imposer la présence obligatoire des pharmaciens au sein des officines. Ces derniers font fi de la loi et délèguent leur rôle de conseil et de prescription aux commis (Ph. Jarfi)

    La mise à niveau de la profession creuse encore plus la division chez les pharmaciens. Les problèmes de conflits de pouvoirs au sein de l’ordre et avec les syndicats régionaux créent un climat malsain qui scinde les professionnels en deux camps. Un lobby interne s’attaque au processus de réforme et de régiona­lisation.

    La principale pomme de discorde est le nouveau projet de loi relatif à l’Ordre national des pharmaciens, en gestation depuis près de 4 ans. Un texte qui vise à amender le dahir de 1976 régissant les conseils de l’ordre qui est devenu caduque (il y avait uniquement 500 pharmaciens à l’époque alors qu’ac­tuellement 13.000 officines existent au Maroc).

    Le nouveau projet de loi vise à instaurer douze conseils au lieu de deux (Sud et Nord) pour favoriser un encadre­ment de proximité et une mise à niveau du secteur. «Ce choix va permettre aux Conseils régionaux qui seront dotés de pouvoirs étendus de mieux répondre aux attentes des pharmaciens», soutient Dr Hamza Guedira, président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP).

    Et d’ajouter: «Or dans la pro­fession, il existe des groupes de pression qui ne souhaitent pas l’introduction de la transparence à travers une actualisa­tion des textes régissant la profession. Ces groupes vont perdre certains avan­tages».

    Plusieurs changements seront appor­tés par le projet de loi liés aux missions, l’organisation, la gouvernance… Il s’agit de revoir les missions de l’Ordre en incluant les dimensions liées au service public, en encourageant la re­cherche et l'innovation scientifique, la formation continue, l'amélioration de la protection sociale des pharmaciens ainsi que la défense des intérêts matériels et moraux de la profession.

    La réforme concerne également la révision du mode de scrutin en rendant obligatoire le vote nominatif direct et se­cret et en le considérant comme un droit personnel qui ne peut pas être délégué. Ce qui bloquera tout vote par correspon­dance ou procuration. Autre nouveauté : l’élection du président devrait se tenir en même temps que celle des membres du bureau de l’Ordre et des douze conseils.

    Le président sera élu par vote direct pour un mandat de 4 ans renouvelable une fois. Le projet de loi autorise également la suspension ou la révocation de chaque membre dont la conduite et/ou l’absence entravent le fonctionnement normal du Conseil, y compris les présidents. Le projet de loi introduit la possibilité de créer des comités permanents ou tem­poraires.

    Pour instaurer la transparence dans la gestion financière, de nouvelle dispositions ont été envisagées dont un audit obligatoire annuel par un expert comptable . Côté disciplinaire, le projet de loi prévoit la création d’une chambre au sein des conseils régionaux.

    Le pouvoir décisionnel sera initialement confié à ces instances avec la possibilité de recours auprès du Conseil national, ce qui consti­tue une rupture avec le système discipli­naire antérieur. La nouvelle mouture vise à élargir les organes de l'autorité et ses compétences pour y inclure de nouveaux organes dotés de tâches claires et spéci­fiques.

    Contrairement aux attentes, le projet de loi n’a pas été présenté au Conseil du gouvernement au cours du mois d’août. Pourtant, le ministre de la Santé s’est en­gagé dans une lettre adressée au conseil de l’Ordre, début août, à accélérer l’adop­tion de ce texte.

    Selon nos sources, la ver­sion finale a été transmise aux différents ministères par le SGG pour recueillir leurs observations. De son côté, le président de l’Ordre temporise: «il semblerait que le projet de loi sera présenté incessamment en conseil de gouvernement».

    Revoir l’arsenal juridique

    Outre le dahir de 1976, les pharmaciens demandent la réforme de plu­sieurs textes de loi régissant la profession et sa gouvernance. Il s’agit du dahir de 1922 réglementant les psychotropes. Les pharmaciens indiquent avoir de sérieux problèmes avec la vente de ces médicaments suite à la hausse des agressions. Ils ont émis la volonté de s’abstenir de détenir ces médicaments en stock. Les professionnels demandent également l’amendement de la loi 17-04 portant Code du médicament et de la pharmacie daté de 2006. «Il est urgent de l’amender, de même que le décret de fixation des prix des médi­caments», insiste Dr Hamza Guedira.

    Nadia DREF

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