×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    CGEM: Les dossiers urgents

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5585 Le 04/09/2019 | Partager
    Loi de finances 2020, code du travail, formation, CRI…
    Une réunion prévue demain jeudi 5 septembre
    Le remaniement ministériel pourrait chambouler les attentes
    mezouar-cgem-085.jpg

    Salaheddine Mezouar est convaincu que plusieurs interlocuteurs avec lesquels il a l’habitude de discuter certains dossiers au sein du gouvernement seraient remplacés à la faveur du remaniement prévu à la rentrée (Ph. Jarfi)

    Un menu chargé attend les membres de la CGEM demain, jeudi 5 septembre, jour de la réunion de la rentrée économique. Les présidents et vice-présidents ont été informés à l’avance de l’ordre du jour pour préparer leurs propositions.

    La rencontre de la CGEM intervient dans un contexte spécial. Elle se tient un peu plus d’un mois après le discours royal qui a été un véritable électrochoc aussi bien pour le gouvernement que pour le privé. D’habitude, les réunions à cette période de l’année sont consacrées notamment aux priorités du monde des affaires.

    Parmi ces dernières, les propositions pour le projet de loi de finances. Cette année, bien malin qui pourra proposer des mesures fiscales alors qu’aucune des premières moutures de la loi-cadre sur la fiscalité 2020-2024 n’a été communiquée à la CGEM. Pourtant, ce texte devait comporter les premières mesures fiscales devant être mises en œuvre à partir de la loi de finances 2020 suite à la tenue des 3e assises de la fiscalité.

    Les hommes d’affaires se demandent si le projet de loi-cadre serait prêt avant la rentrée parlementaire prévue le vendredi 11 octobre. Pour cela, il faudrait qu’il soit validé en conseil de gouvernement, puis en conseil des ministres avant d’être transmis à la Chambre des représentants peut-être au cours d’une session extraordinaire.

    Tous les scénarios restent ouverts, d’autant qu’une ambiance bizarre plane actuellement sur le gouvernement suite au coup de semonce royal pour imprimer une nouvelle cadence à l’action gouvernementale. En effet, des membres du patronat s’interrogent sur le bien-fondé d’attendre d’éventuelles discussions avec des ministres qui ne sont pas sûrs de survivre au remaniement en préparation.

    Le retard de la loi-cadre sur la fiscalité n’est pas le seul facteur qui empêche la CGEM d’avoir de la visibilité et de formuler de manière objective des propositions fiscales pour le PLF 2020. Il faut également rappeler que la charte de l’investissement est devenue l’Arlésienne.

    Personne ne sait pourquoi elle n’a toujours pas vu le jour. Dans le mix de mesures en gestation, Moulay Hafid Elalamy, ministre en charge de l’élaboration du projet de charte de l’investissement, souhaiterait mettre le paquet sur l’industrie qui constitue son cheval de bataille.

    La mise en œuvre de la réforme des CRI fait également partie des points qui seront abordés lors de la réunion du jeudi 5 septembre. Il est question de transformer ces structures en établissements publics, d’instituer des commissions régionales d’investissement pour statuer sur les projets.

    En cas de rejet, c’est la commission interministérielle qui doit statuer. Les CRI new look seront dotés d’un conseil d’administration composé de tous les intervenants dans l’acte d’investir, dont le patronat. Aucune de ces structures n’a été créée à ce jour. Difficile dans ces conditions d’effectuer des suggestions sur le cadre incitatif de l’investissement.

    La tenue de la réunion de la CGEM précède également l’installation de la commission spéciale qui sera chargée de concevoir le nouveau modèle de développement. Ce dernier devrait tenir largement compte des consignes dans le discours royal à l’occasion de la fête du trône, à savoir les grandes orientations enclenchées dans l’enseignement, la santé, l’agriculture, l’investissement, le système fiscal. La commission spéciale devrait être mise en place dans quelques jours. Là encore, le patronat manque de visibilité.

    A ce stade, les membres de la confédération patronale ne savent pas s’ils seront sollicités, ni dans quelle mesure d’ailleurs, pour formuler des propositions dans le cadre d’élaboration du futur modèle de développement. «Comment voulez-vous que la CGEM fasse des propositions concrètes en l’absence d’un référentiel qui reste à définir», souligne un membre du conseil d’administration.

    Sur un autre registre, le Souverain avait beaucoup insisté sur la formation professionnelle, particulièrement le travail manuel, comme moyen d’insertion des jeunes sur le marché de l’emploi. L’accent devrait être mis sur l’artisanat, les industries agro-alimentaires, les professions agricoles, le tourisme rural…

    La formation professionnelle et continue seront débattues demain par les membres du patronat. A l’heure où nous mettions sous presse, Salaheddine Mezouar, président de la CGEM, n’a pas répondu à nos sollicitations.

    La durée de l’intérim alignée sur le CDD

    Depuis sa promulgation, le patronat a réclamé la révision du code du travail, particulièrement l’allègement des procédures disciplinaires, le cumul des indemnités, la durée de l’intérim (article 16 du code du travail)… Celle-ci constitue le seul point sur lequel le patronat et le gouvernement sont tombés d’accord. Les deux parties sont en train de négocier un projet de décret définissant la durée de travail dans certaines activités saisonnières (tourisme, hôtellerie, textile, agriculture…). L’objectif étant de rendre possible d’aligner la durée du travail intérimaire sur celle du contrat à durée déterminée, qui est de deux ans. L’accord signé le 25 avril dernier entre le gouvernement et les partenaires sociaux dans le cadre du dialogue social prévoit la publication dudit décret avant fin 2019.

    Hassan EL ARIF

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc