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    Economie

    Une véritable base industrielle de Sumitomo

    Par Abashi SHAMAMBA | Edition N°:5583 Le 02/09/2019 | Partager
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    Hideo Hato est Senior Managing Director, general manager, new business development unit,  deputy general manager, automotive business unit (Ph. AS)

    Fondée en 1897, Sumitomo Electric, comme la plupart des groupes japonais, est une entreprise familiale. Le groupe est aujourd’hui un poids lourd industriel de dimension planétaire: 250.000 employés, 3.082 milliards de yens de chiffre d’affaires.

    Il est présent dans 40 pays dont le Maroc où il compte 8 usines de fabrication de câbles et composants automobiles. Avec 24.000 employés sur ses sites marocains, Sumitomo est le premier employeur privé du Royaume. Son portefeuille d’activités comprend cinq grands métiers: composants automobiles, matériel et câbles de transmission télécoms, électronique (le groupe fournit des composants aux fabricants de smartphones), équipement industriel et environnement et énergie.

    Hideo Hato est directeur général de la Division Automobile chez Sumitomo Electric. Il est entré dans le groupe depuis trois ans après une longue carrière de 30 ans dans le secteur public. Il avait dirigé l’Agence japonaise des énergies et des ressources naturelles. Le Maroc n’est pas un terrain inconnu pour ce dirigeant.

    Lorsqu’il dirigeait l’Agence des énergies et des ressources naturelles, Hideo Hato avait conduit plusieurs discussions avec le gouvernement marocain, mais aussi avec Masen. Sumitomo Electric a livré des équipements à la centrale Noor de Ouarzazate et se positionne sur celle de Noor II Midelt.

    - L’Economiste: Qu’est-ce qui a poussé votre groupe à investir massivement au Maroc? Sumitomo y est aujourd’hui le premier employeur privé.
    - Hideo Hato:
    Avec 25.000 personnes qui travaillent dans nos usines, nous sommes fiers d’être le premier employeur privé du Maroc. Plusieurs éléments nous y ont attiré. D’abord, la stabilité politique. C’est un élément crucial pour tout investisseur. Ensuite, la proximité d’avec les grands groupes automobiles européens est un puissant facteur de compétitivité. En nous installant au Maroc, cela nous a permis de nous rapprocher un peu plus de nos clients européens et d’être encore plus compétitifs. Enfin, les travailleurs marocains ont un savoir-faire certain et une capacité d’apprentissage rapide. A tous ces éléments, il faut ajouter tout le travail d’accompagnement des investisseurs et les incitations aménagées par le gouvernement.

    - Que peut-on améliorer dans l’environnement des affaires?
    - Au-delà des aspects liés au climat des affaires stricto-sensu, je pense que le plus important c’est de travailler sur le niveau de vie des populations. Si celles-ci ont plus de ressources et améliorent leur situation économique, elles peuvent consommer plus d’énergie, acheter plus de voitures, etc. Cela créera une dynamique qui rejaillira sur l’ensemble des secteurs économiques, de l’industrie au petit artisanat.

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    Une batterie livrée par Sumitomo Electric à la centrale Noor de Ouarzazate. Le groupe se positionne également sur la future centrale solaire Noor II Midelt (Ph. Sumitomo)

    - La présence de l’usine de Renault a-t-elle été un facteur d’accélération du développement de vos activités marocaines?
    - Pas spécialement, mais qu’un groupe de cette taille s’installe au Maroc, cela ne peut que conforter la confiance des investisseurs de manière générale. Pour revenir à votre question, nous ne travaillons pas beaucoup avec Renault. Nous fournissons principalement les groupes automobiles italiens.

    - Sur quels projets travaille actuellement votre groupe à l’échelle globale?
    - L’économie mondiale traverse une période délicate en ce moment avec la résurgence des réflexes protectionnistes. L’atmosphère globale  n’est pas vraiment bonne. Malgré tout, le groupe Sumitomo  continue d’investir dans les technologies de pointe liées à l’énergie, l’environnement et l’industrie afin de garder son avance sur la concurrence. C’est notre philosophie depuis 400 ans. En moyenne, nous investissons 80 milliards de yens par an dans la recherche et développement.

    - Etes-vous inquiet de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine?
    - Oui, c’est un motif d’inquiétude. Tout ce qui peut générer des tensions et de l’incertitude n’est pas bon pour les opérateurs économiques et les investisseurs. Nous avons des relations très anciennes avec des compagnies chinoises d’électricité. Comme toute entreprise, nous essayons d’anticiper les risques politiques pour éviter un éventuel «accident».

    Propos recueillis par A.S.

     

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