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    Dossier Spécial

    Jeunes diplômés: La peur du chômage

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5575 Le 16/08/2019 | Partager
    Employabilité, auto-entrepreneuriat: de gros chantiers, peu de résultats
    Le chômage affecte gravement l’une des forces vives du pays
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    Censés être les fantassins de l’économie, les jeunes se sont transformés en talon d’Achille au Maroc. Pourtant la volonté politique ne fait pas défaut. Et de nombreux chantiers ont même été initiés: adéquation de la formation avec le marché du travail, actions ciblant l’employabilité et incitations à l’auto-entrepreneuriat.

    Mais les résultats restent trop maigres par rapport aux attentes aussi bien des concernés qu’aux ambitions affichées. Les derniers chiffres du HCP renforcent dans ce constat. Sur le premier semestre 2019, la situation ne s’est guère améliorée. (Voir infographie). Alors que sur l’année 2018, le chômage des jeunes (15-29) est plus qu’alarmant. 

    En 2018, le Maroc comptait 1,17 million de demandeurs d’emploi sur une population active de 11,98 millions de personnes, soit un taux de chômage de 9,8%. Et sur le 1,17 million de chômeurs, environ  65% sont des jeunes âgés de 15 à 29 ans: une population de près de 767.400 personnes.

    Ces jeunes, en situation de recherche de travail, s’ajoutent à ceux qui ne sont ni en emploi, ni en éducation, ni en formation. Selon le HCP, cette catégorie représente 28% des jeunes. Une  situation inquiétante, surtout en milieu urbain. Le 1,17 million de chômeurs est en effet constitué des citadins: 85%, soit 990.000 personnes. Le HCP n’indique pas la part des jeunes chômeurs citadins dans le total du chômage des jeunes mais ils en représentent naturellement la grande majorité.

    Notons que le taux de chômage des diplômés est globalement élevé: 19,1%. Pourtant, la question du chômage des jeunes, en particulier les diplômés, a fait l’objet de plusieurs appels de SM le Roi. Le dernier en date ayant été exprimé en 2018 dans le discours du trône et une année auparavant (13 octobre 2017), le même message a été adressé aux députés.

    «Les questions liées à la jeunesse sont indissociables des problématiques de croissance, d’investissement et de travail. Pour remédier à la situation précaire des jeunes, il est nécessaire d’innover par des initiatives et des projets concrets», avait souligné le Souverain.

    L’adoption du programme exécutif du Plan national de promotion de l’emploi le 11 avril 2018 par le Comité interministériel dédié peut être considérée comme l’une des réponses aux défis à relever. Un programme ciblant la création de 1,2 million d’emplois sur la période 2018-2021. L’essentiel via l’employabilité.

    S’ajoute également l’accompagnement pour la création de plus de 20.000 petites entreprises. Ceci tout en préservant un taux d’activité supérieur à 46%. A cet effet, le gouvernement et l’ensemble des partenaires concernés devraient adhérer à ce programme, notamment en ce qui concerne le déploiement des mesures prioritaires.

    S’inscrivant dans le même cadre, le pacte du lancement de la Charte de mobilisation nationale pour l’autonomisation des jeunes, «Moumk’in», a été signé la même année entre le gouvernement, le patronat et l’Association des conseils de régions. Objectif: créer une dynamique de l’emploi  chez les différentes composantes de la société, toutes générations confondues.

    Feuille de route royale

    Mettre fin à l’inadéquation des offres de formation et d’emploi pour les jeunes est une priorité pour le Souverain. Dans le discours prononcé à l’occasion du  65e anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, le Souverain en avait même tracé une véritable feuille de route.
    Parmi les mesures phares, il est mis en relief la refonte des mécanismes et des programmes d’appui public à l’emploi des jeunes, «pour les rendre plus efficaces et adaptés aux attentes des jeunes». S’ajoute  la nécessité de donner la priorité aux spécialités «qui permettent de trouver un emploi et instaurer un système efficace d’orientation précoce au niveau de la deuxième ou de la troisième année précédant le baccalauréat». Le Souverain a aussi préconisé de réviser les spécialités de la formation professionnelle «pour qu’elles soient en phase avec les transformations des secteurs industriel et professionnel».

    A.G.

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