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Dossier Spécial

Brèves

Par L'Economiste | Edition N°:5565 Le 26/07/2019 | Partager

■ Régimes de retraite: 50,5 milliards de DH de cotisations
Les régimes de retraite ont collecté 50,5 milliards de DH de cotisations, en 2018 pour 4,6 millions d’actifs cotisants représentant 42,3% de la population active occupée. Les prestations servies par ces régimes se sont élevées à 56,7 milliards de DH, soit 5% du PIB.
Les réserves marquent une progression de 5,5% par rapport à 2017 pour se situer à 310,0 milliards de DH et les placements, à 305,9 milliards de DH, sont en hausse de 4,8%. La structure de ces placements est caractérisée par une prépondérance des titres obligataires avec une part de 70% du total actif.

■ Le paradoxe du RCAR: Plus de cotisants et de fragilité
Les cotisations du RCAR ont enregistré une forte augmentation de 24,9% en 2018 grâce notamment à l’accroissement de l’effectif des cotisants de 20,5%. Les réserves du régime se sont appréciées de 7,3% entre 2017 et 2018 suite à la poursuite des opérations d’intégration des régimes de retraite internes. Cependant, si l’augmentation des actifs (cotisants) participe à améliorer la situation financière du régime sur le court et moyen terme, la sous-tarification des droits acquis est une source de fragilité. Elle augmente les engagements non couverts du régime à plus long terme. Ces derniers, estimés à 129,5 milliards de DH sur 60 ans, restent effectivement considérables au regard de la faible population couverte par le régime.
Ces évolutions réduisent les marges de manoeuvre dont disposent les deux régimes du secteur public pour redresser leur pérennité, en particulier avec le retard enregistré dans la mise en place de la réforme systémique. Cette réforme, en plus de l’instauration d’une tarification équilibrée des droits acquis dans le cadre du pôle public, doit également résoudre la problématique des sources de financement permettant de résorber les dettes importantes cumulées par les deux régimes au titre des droits passés.

■ CNSS: 8,8 actifs pour 1 retraité
Avec un rapport de 8,8 actifs pour un retraité en 2018, la dynamique démographique du secteur privé permet à la branche long-terme de la CNSS d’enregistrer des soldes technique et global excédentaires. Cette dynamique risque de s’estomper durant les prochaines années avec la montée en charge des prestations de la branche qui enregistrera son premier déficit global en 2024. Ce déficit pourra être financé par les réserves jusqu’en 2040. Toutefois, les mesures à prendre pour redresser la pérennité de cette branche seraient moins sévères que celles qu’il faut entreprendre dans le cadre du pôle public puisqu’elle dispose de marge de manoeuvre importante grâce notamment à la dynamique démographique observée dans le secteur privé. A titre d’exemple, une augmentation du seul paramètre du taux de cotisation à 13,9% au lieu de 11,9% en vigueur actuellement permettrait de retarder l’épuisement des réserves jusqu’en 2078. La révision de plusieurs paramètres de fonctionnement de la branche dans le cadre de la réforme systémique permettra ainsi d’assurer sa pérennité sur le long terme.
Cependant, cette réforme ne devrait pas perdre de vue la refonte du mécanisme d’acquisition des droits à la pension dans le cadre du régime de retraite de la CNSS. En effet, ce dernier se caractérise par une générosité excessive pour les carrières moyennes (avec un taux d’annuité  moyen de 3,33% pour les 15 premières années de cotisation conduisant à un rapport prestations/cotisations pour un profil moyen dépassant les 200%) mais qui reste défavorable aussi bien pour les courtes que les longues carrières.
Avec un rapport démographique de seulement 2,8 actifs pour un retraité en 2018, le régime de la CIMR ne bénéficie pas, à l’instar de la CNSS, d’une forte dynamique démographique. De ce fait, son équilibre technique se retrouve tributaire de l’importance des nouvelles adhésions au sein du régime.

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