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    Soudan: Un accord a enfin été trouvé

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5559 Le 18/07/2019 | Partager
    Militaires et meneurs de la contestation veulent se partager le pouvoir
    Déclaration politique paraphée, un pas vers un gouvernement civil

    C’est une étape cruciale. Les généraux au pouvoir et les meneurs de la contestation au Soudan ont signé, mercredi 17 juillet, un accord sur le partage du pouvoir. Une décision prise après des mois de troubles marqués par la destitution du président Omar el-Béchir et la répression.

    Après de longues négociations, les deux parties ont paraphé une déclaration politique, premier pas vers un gouvernement civil. C’est l’une des principales revendications des contestataires. D’autres discussions devront avoir lieu dans les prochains jours sur d’autres points comme la question de l'immunité absolue réclamée par les militaires au pouvoir et rejetée par le mouvement de contestation.

    C'est un Conseil souverain composé de cinq militaires et six civils, présidé tour à tour par un représentant militaire et civil, qui sera chargé de mettre en œuvre la transition pendant un peu plus de trois ans. Les militaires présideront cette instance pendant les premiers 21 mois de la transition. Les civils prendront ensuite la relève pour les 18 mois restants.

    A l'issue de la rencontre à Khartoum, le numéro 2 du Conseil militaire au pouvoir, Mohamed Hamdan Daglo dit «Hemeidti», aussi commandant des redoutées Forces de soutien rapide (RSF), a salué un moment «historique». Après avoir apposé ses initiales sur le document, il a déclaré que cette signature ouvrait «une nouvelle ère prometteuse de collaboration entre les forces armées, les RSF et les dirigeants de la glorieuse révolution soudanaise», rapporte l’AFP.

    Pour le constitutionnel, les négociations devront reprendre ce vendredi. C’est ce que confirme pour sa part Ibrahim al-Amin, un des meneurs de la contestation. Outre le sujet de l'immunité, restent encore en suspens la question de la création d'un Parlement de transition et celle du retrait des milices encore présentes à Khartoum et dans d'autres villes du pays.

    Les pourparlers entre les deux camps avaient été repoussés à plusieurs reprises ces derniers jours. Mais l’accord conclu se veut une étape importante vers une réconciliation globale. Chose souhaitée par le médiateur de l'Union africaine, Mohamed El Hacen Lebatt, qui a aussi signé le document.

    Depuis l'annonce d'un accord sur une ébauche de texte le 5 juillet, grâce à la médiation de l'UA et de l'Ethiopie, les regards étaient tournés vers le Conseil militaire, qui a succédé le 11 avril à Béchir resté 30 ans au pouvoir, pour observer s'il allait ou non respecter le principe de partage du pouvoir. A la dernière minute, les généraux ont réclamé une immunité absolue pour la répression des manifestations qui secouent le pays depuis le 19 décembre, selon la contestation.

    La colère de la rue

    Le 3 juin, des hommes armés ont dispersé dans le sang le campement qui rassemblait des milliers de manifestants devant le siège de l'armée à Khartoum. Cette opération, dont les responsables n'ont pas encore été désignés, avait fait 136 morts, selon un comité de médecins proche de la contestation, et des centaines de blessés. Ce mouvement est né le 19 décembre 2018 d'une colère contre le triplement du prix du pain dans un contexte de crise économique. Dans la rue, une des demandes avec l'établissement d'un gouvernement civil avait été que les responsables de la répression soient jugés.

    Maha EL MILOUDI avec F. Z. T.

     

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