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    Economie

    Maroc-Québec: Vers un nouveau modèle de partenariat

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5546 Le 01/07/2019 | Partager
    Rabat, «porte d’entrée vers l’Afrique», selon Nadine Girault
    Hydroélectricité, technologies, numérique… les secteurs porteurs

     

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    Nadine Girault, ministre des Relations internationales et de la Francophonie au Québec, a expliqué que dans le nouveau modèle de partenariat, «nous devons nous concentrer sur certains secteurs, parce que nous ne voulons pas qu’on s’éparpille et qu’on touche un peu de tout de façon superficielle» 

    En visite officielle au Maroc, Nadine Girault, ministre des Relations internationales et de la Francophonie au Québec, ambitionne de donner un coup de fouet aux relations économiques avec le Maroc, après une longue coopération dans le domaine de l’enseignement. Entretien.  

    - L’Economiste: Quel bilan faites-vous de votre visite au Maroc?
    - Nadine Girault:
    C’est ma première visite au Maroc. Je suis en poste depuis 8 mois. Pour moi, c’était très important de venir au Maroc et en Afrique, parce que nous sommes en train de définir une nouvelle façon de faire les choses au niveau du gouvernement. On m’a spécifiquement donné le mandat de donner une empreinte plus économique à nos représentations. L’idée est de travailler avec chacun des pays où nous avons des représentations. J’ai demandé à mon équipe d’élaborer une vision Afrique. Jusqu’à aujourd’hui, nous avons eu beaucoup plus une relation de coopération avec le continent. Maintenant, l’idée est de garder l’aspect coopération, de bâtir dessus et d’aller vers une vision basée plus sur le partenariat. Ma visite au Maroc s’inscrit dans cette logique de comment collaborer davantage ensemble.

    - Concrètement, quels sont les dossiers qui ont été abordés avec les responsables marocains?
    - Je suis agréablement surprise. J’ai rencontré des responsables marocains avec lesquels j’ai abordé des dossiers comme les affaires étrangères, la culture, l’énergie… Je sens que le canal est ouvert. L’ouverture est là pour travailler ensemble et faire des affaires, mais aussi pour bâtir des passerelles encore plus fortes entre le Québec et le Maroc. J’avais l’impression que le Maroc pourrait être la porte d’entrée vers l’Afrique. Ça s’est confirmé, suite à mes rencontres. Je suis très positive.

    - Vous avez annoncé une nouvelle Vision Afrique. Comment cela sera décliné concrètement?
    - Nous venons d’engager un expert pour élaborer cette vision. L’objectif est de définir comment la décliner, sur quels domaines nous allons nous concentrer… Pour moi, ce qui est important, c’est que ça ne soit pas une vision philosophique. Je veux quelque chose de pratique avec des objectifs concrets. C’est important de développer une plateforme multisectorielle. Nous voulons également lancer une Conférence Québec Maroc, organisée de façon alternée. Je veux aussi qu’on parle beaucoup d’économie et d’affaires, parce que nous avons déjà plusieurs interactions au niveau de l’enseignement, de l’échange des étudiants…

    - Vous avez également lancé une stratégie de développement des marchés. S’agit-il de la même démarche?
    - C’est complémentaire. Cette stratégie de conquête des marchés étrangers inclut les différents bureaux que nous avons à travers le monde. Mais nous insistons sur l’importance de développer une vision spécifique pour l’Afrique. Contrairement à des pays comme la France ou les Etats-Unis, nous sommes à des niveaux différents avec l’Afrique, donc nous devons être plus créatifs. Quand je regarde l’Afrique, il y a tellement de potentiel, d’avancées que nous pouvons réaliser… Je pense que nous pouvons faire des sauts de géant. Cette vision sera arrimée de façon différente, pour coller à la réalité africaine et à la vitesse à laquelle avance l’Afrique, particulièrement le Maroc, parce que nous voulons vraiment en faire une porte d’entrée.

    - Quels sont les secteurs qui peuvent faire l’objet de partenariat entre les deux pays?
    - Nous avons des forces au Québec dans des domaines comme l’hydroélectricité, les technologies, le numérique, l’aéronautique, les services de santé… Donc il y a plusieurs positionnements à faire, notamment dans le cadre de cette Vision Afrique. Nous devons nous concentrer sur certains secteurs, parce que nous ne voulons pas qu’on s’éparpille et qu’on touche un peu de tout de façon superficielle. Il faut qu’on identifie certains créneaux sur lesquels on va travailler et y aller en profondeur.
     

    Francophonie

    Au-delà des Relations internationales, Nadine Girault est également chargée du dossier de la Francophonie. Le prochain sommet se tiendra l’année prochaine en Tunisie, où la ministre Québécoise s’était rendue avant sa visite au Maroc.  Pour elle, «la Francophonie est en train de faire un virage». Elle a insisté sur «la volonté de renouveler, de rajeunir, de moderniser la francophonie». Cette orientation est très présente chez la secrétaire générale de la Francophonie, qu’elle a rencontré récemment lors de sa visite au Canada. La ministre a expliqué que les priorités semblent arrimées, notamment en matière de jeunesse, d’éducation, de saine gouvernance, d’autonomisation des femmes et des jeunes... «Je vois aussi que la francophonie est directement liée à l’Afrique. C’est le Continent francophone. Et avec les années, ça va devenir la principale base». Elle a appelé à s’impliquer davantage dans certains domaines comme le numérique, où l’anglais est dominant. 

     

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