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    Les contrôleurs aériens sur la piste de l’expertise internationale

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5546 Le 01/07/2019 | Partager
    Systèmes et équipements de contrôle au menu de leur assemblée annuelle
    Gérer décollages et atterrissages, et éviter les attentes et les collisions… en priorité
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    La rencontre annuelle des contrôleurs aériens s’est tenue, le 25 juin, à Fès. Elle a pour objectif le renforcement de la coopération entre les syndicats des contrôleurs aériens dans le monde et l’échange des expériences et des bonnes pratiques dans le domaine

    Les contrôleurs aériens ont célébré leur journée nationale, mardi dernier, à Fès. Initiée sous le thème «la quatrième révolution industrielle (industrie 4.0): quel impact sur le capital humain dans le domaine de la navigation aérienne», cette rencontre a réuni des experts internationaux de l’aviation civile. «Au total, quelque 300 contrôleurs aériens couvrent les différents aéroports du Royaume. Ils ont une mission très délicate qu’ils essayent de faire découvrir et implémenter d’une expertise internationale à l’occasion de leur journée nationale célébrée le 25 juin, depuis 1985», indique Noureddine Laghni, directeur de l’aéroport Fès-Saïss.
    En effet, un contrôleur de la circulation aérienne (parfois appelé contrôleur aérien ou aiguilleur du ciel) est une personne chargée d’assurer le contrôle, la sécurité et la gestion de la circulation aérienne. Selon la nature de la zone contrôlée, le métier s’exerce dans la vigie d’une tour de contrôle, ou dans une salle de contrôle située sur un aérodrome. Le premier rôle du contrôleur aérien est de séparer les avions entre eux. Des normes d’espacement sont établies et le contrôleur doit fournir des instructions aux pilotes afin que ces normes soient respectées à chaque instant. Il permet également de fluidifier et organiser la circulation des aéronefs dans le ciel, mais également au sol sur les aéroports. Pour cela, il peut regarder directement dehors (en tour de contrôle, appelée aussi vigie) ou utiliser son écran radar (en centre d’approche ou en Centre en route de la navigation aérienne (CRNA)).Organisée par le bureau unifié des contrôleurs aériens de la Confédération démocratique du travail (CDT), la rencontre de Fès a pour but d’ouvrir le débat autour des changements technologiques actuels et futurs dans le domaine de la navigation aérienne et de leur impact économique et social sur le capital humain. Pour ses initiateurs, «l’aviation, en général, a toujours connu des avancées technologiques de pointe que ce soit pour améliorer la sécurité des vols que pour l’optimisation économique de ses opérations». «L’évolution du trafic aérien durant ces dix dernières années implique la mise en place d’une réglementation à jour et d’une stratégie claire de l’organisation future de notre espace aérien, des équipements de surveillance et de communication ainsi que d’un personnel hautement formé et qualifié», souligne Mohamed Sabbari, responsable de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). Et de poursuivre: «Le Maroc, qui est membre de l’Organisation internationale de l’aviation civile et signataire de l’accord de l’Open Sky, est appelé à répondre aux standards internationaux en la matière, en vue d’assurer un transport aérien sûr, efficace, durable et compétitif». Pour y parvenir, les contrôleurs aériens marocains échangent les bonnes pratiques avec leurs homologues européens. «Axée sur la quatrième révolution industrielle et le capital humain, notre rencontre a débattu des mutations que connaît le secteur de l’aviation civile sur les différents plans, notamment légal et de travail… car nous sommes conscients que le trafic aérien ne cesse d’augmenter, et avec lui les besoins de systèmes et équipements de contrôle pour gérer décollages, atterrissages, éviter les attentes et les collisions: un défi et un relais de croissance pour l’industrie», conclut Said Tsouli Hazem, SG du bureau unifié des contrôleurs aériens, relevant de la CDT, initiatrice de l’événement.

    Responsabilité de l’anticollision 

    Selon la classe d’espace aérien dans laquelle évolue l’aéronef, sa séparation par rapport aux autres aéronefs (au sol ou en vol) peut s’obtenir par diverses méthodes. Primo, par l’information de trafic qui consiste à fournir au pilote toutes les informations de position des aéronefs conflictuels en lui permettant ainsi d’assurer lui-même sa séparation par repérage visuel. Secundo, le plus souvent, par guidage radar, c’est-à-dire par la délivrance d’instructions précises de cap (direction à suivre, ou voie de circulation au sol à emprunter), altitude, vitesse, destinées à faire suivre à chaque aéronef la trajectoire nécessaire à sa séparation avec les autres trafics environnant ou avec le relief. «Dans ce cas, la responsabilité de l’anticollision n’incombe qu’au contrôleur et le pilote en est déchargé», explique Noureddine Laghni. Pour le directeur de l’aéroport de Fès, «cette méthode de guidage radar est généralement appliquée dans les espaces aériens comportant un trop grand nombre d’aéronefs évoluant à des vitesses trop rapides pour que de simples informations de trafic puissent suffire». Le guidage radar est également utile pour réguler les aéronefs en approche vers les aéroports, puisque ceux-ci doivent pouvoir être guidés jusqu’à la piste d’atterrissage, de manière régulée en raison du nombre trop important convergeant vers un même aéroport. 

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