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    Dossier Spécial

    Les Lions en quête d’un second sacre continental

    Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5540 Le 21/06/2019 | Partager
    Le onze national parmi les favoris pour reporter la CAN 2019
    Il est engagé dans le groupe le plus relevé de la compétition
    Première édition de l’histoire à 24 équipes
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    En pleine décontraction dans l’avion qui les a emmenés en Egypte, les Lions de l’Atlas qui n’ont pas eu une préparation idéale sont ambitieux. Ils ont  bien l’intention de jouer leur rôle de favoris. Objectif: gagner tous les matchs (Ph. FRMF)

    Deux matchs amicaux, deux défaites! L’équipe nationale de football n’a, le moins que l’on puisse dire, pas rassuré lors de sa préparation à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui commence ce vendredi 21 juin au Caire. Avant de démarrer la plus prestigieuse compétition africaine, le onze marocain s’est contenté de deux petites rencontres avec deux équipes qui ne sont pas considérées comme les plus compétitives du continent.

    En effet, la Gambie qui pointe au 161e rang du classement Fifa a réussi à infliger une défaite amère par un petit but à zéro à la sélection marocaine. Outre cette désillusion face aux Scorpions de Gambie, la rencontre a fait éclater une polémique lorsque Fayçal Fajr, en charge de tirer les coups francs, les corners et les pénaltys, a refusé la demande de Abderrazak Hamadallah de tirer un pénalty obtenu dans les dernières minutes du match.

    Un tir au but qui a finalement été raté par le milieu de terrain. Ce «penaltygate» aura eu des effets néfastes pour l’attaquant qui a décidé de quitter le groupe officiellement pour blessure. Officieusement, on évoque un conflit avec une partie du groupe. Pour mettre fin à la polémique, le staff de l’équipe nationale s’est empressé de le remplacer par Abdelkrim Baadi, un latéral gauche.

    Sauf que cet épisode s’est intensifié lorsque le onze national s’est incliné 4 jours après face à la Zambie, trois buts à deux. Hervé Renard, le sélectionneur national, a toutefois relativisé ces deux défaites précisant que les résultats de ces matchs de préparation n’ont que peu d’importance, le principal est la compétition.

    Justement pour cette compétition, le Maroc pourra notamment compter sur son jeu et son sélectionneur, mais pas sur Marouane da Costa, qui s’est blessé après l’arrivée de l’équipe en Egypte. Il sera suppléé par Achraf Dari, le jeune défenseur central du Wac.

    Indépendamment de ce remplacement de dernière minute, le onze national fait bien tourner le ballon avec une possession de balle élevée et sait se créer beaucoup d’occasions de marquer. Il faudra juste les concrétiser, chose qu’il n’a pu faire en matchs de préparation.

    Hervé Renard devra ainsi trouver les mots justes pour galvaniser ses troupes afin de les conduire vers le second sacre continental pour le Maroc et son troisième à titre personnel. Un sacre que le peuple marocain attend depuis 1976. Il compte bien sur l’expérience acquise au mondial de Russie compte tenu de la qualité de jeu développée par l’équipe.

    Même si les deux compétitions diffèrent, «le sorcier blanc», vainqueur de la CAN à deux reprises (avec la Zambie en 2012 et la Côte d'Ivoire en 2015) qui peut réaliser la passe de trois lors de cette 32e édition, explique que le onze national est arrivé avec beaucoup d’ambitions. Cela signifie qu’il doit battre toutes les équipes qu’il affronte quel que soit leur niveau. Sauf que la tâche ne sera pas aisée, bien au contraire.

    La sélection nationale est engagée dans le groupe D, qui est considéré comme le groupe de la mort puisqu’il met en prise 3 grosses écuries du contient. En effet, le Maroc entame son tournoi face à la Namibie, ce dimanche 23 juin au stade Assalam du Caire. Cinq jours plus tard, les Lions de l'Atlas affronteront les Eléphants de la Côte d'Ivoire, toujours au Caire, pour ce qui peut être qualifié de choc du groupe.

    Pour leur dernier match, les hommes de Hervé Renard seront confrontés aux Bafana Bafana d'Afrique du Sud, le 1er juillet prochain. Outre la qualité de ses adversaires, les changements introduits dans la compétition par la Confédération africaine de football (CAF) vont créer plus de difficultés pour les équipes avec, pour la première fois, un tour supplémentaire (voir encadré). Ceci étant, le sélectionneur ne se trouve pas d’excuses puisque les Lions de l’Atlas devront se donner les moyens de leurs ambitions en gagnant toutes leurs rencontres.

    Une CAN nouvelle formule

    De nombreuses nouveautés ont été introduites pour cette 32e édition de la Coupe d’Afrique des Nations qui se tient en Egypte jusqu’au 19 juillet. La Confédération africaine de football avait décidé que la CAN 2019 se tiendrait pour la première fois de l’histoire avec 24 équipes. Ce qui induit l’ajout d’un tour supplémentaire, les 8es de finale. Désormais, pour compléter le tableau des 8es, quatre équipes classées troisièmes de leur poule sont repêchées. Autre nouveauté, la tenue de la CAN pendant la saison estivale au lieu de février. Ce qui ne manquera pas d’impacter la condition physique des joueurs, compte tenu des fortes températures estivales de cette période.

                                                                                        

    Le groupe de la mort

    Le Maroc est engagé dans le plus difficile groupe de la compétition qui le mettra en prise avec la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud et la Namibie. Brève présentation des adversaires des Lions de l’Atlas pour cette phase de poule.

    ■ Afrique du Sud

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    L’équipe de Bafana Bafana est la dernière équipe à avoir décroché son billet pour l’Égypte même si elle est restée invaincue lors de toute la campagne de qualification (3 victoires, 3 nuls), inscrivant 11 buts et encaissant seulement deux. Cela marque le retour sur scène pour les champions de 1996. Il s’agit là de sa 10e participation à une CAN. L’équipe de l’Afrique du Sud a réussi l’exploit d’atteindre la finale lors de ses deux premières participations en 1996 et 1998. Ceci dit, elle n’a pas réussi à sortir de la phase de groupes quatre fois lors de ses cinq dernières participations. Parmi ses atouts, Percy Tau, meilleur buteur de l’équipe lors des qualifications avec quatre buts. Il y a aussi l’historique des confrontations: sur les 5 rencontres qui se sont tenues entre les deux équipes, le Maroc ne s’est jamais imposé (3 matchs nuls et 2 victoires pour l’Afrique du Sud).

    ■ Côte d’Ivoire

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    Ce sera certainement l’adversaire le plus coriace pour le onze national. Les deux équipes se connaissent bien. Les Eléphants de Côte d’Ivoire ont une revanche à prendre après les deux échecs subis contre les Marocains durant la CAN 2017 et lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2018 en Russie. Ils restent, toutefois, avec 2 titres continentaux (1992 et 2015), l’un des favoris de la compétition. Ils affichent 22 participations à la CAN. Fait marquant: les Ivoiriens se sont qualifiés pour chaque édition depuis 2006, sauf qu’ils n’ont passé la phase de groupes qu’en 2017. Autre fait marquant, la Côte d’Ivoire marque beaucoup: 12 buts en qualification pour cette CAN, derrière l'Égypte, la Libye et le Nigéria.  L’historique des rencontres entre le Maroc et la Côte d’Ivoire est à l’équilibre: 7 face à face, 2 victoires chacun et 3 matchs nuls.

    ■ Namibie

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    Les Brave Warriors de Namibie font figure de petit poucet de la compétition avec leurs 2 participations. D’ailleurs, leur qualification à cette 32e édition, ils l’ont obtenue après être passés par tous les sentiments. Et pour cause, l’équipe ne tient sa troisième présence à la CAN qu’à la victoire de la Guinée Bissau sur le Mozambique. Contrairement à la Côte d’Ivoire,  la Namibie est celle qui a marqué le moins de buts parmi les pays qualifiés. Le Maroc qui sera confronté à la Namibie lors du premier match le 23 juin compte 3 victoires sur les Brave Warriors en autant de confrontations.

                                                                                        

    Les favoris sont nombreux

    ■ L’Egypte veut son sacre chez elle

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    L’Egypte est le grandissime favori pour remporter cette 32e édition de la Coupe d’Afrique des Nations qu’elle joue à domicile. Les Pharaons enchaînent les records: le plus grand nombre de participations dans une CAN (24 avec celle de 2019) et le plus grand nombre de victoires de la CAN (7 reprises). Mieux, ils ont réussi à remporter trois d’affilée (2006, 2008 et 2010). Pour cette édition, le onze égyptien compte en grande partie sur Mohamed Salah, récent vainqueur de la Ligue des champions avec son club Liverpool, pour briller devant ses supporters afin de remporte un nouveau titre, le premier depuis 2010. Engagé dans le groupe A, l’équipe égyptienne à la lourde tâche d’ouvrir le bal contre le Zimbabwe en match d’ouverture ce vendredi.

    ■ Le Sénégal en trouble-fête  

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    Les Lions de Teranga impressionnent. Ils ont amassé le plus de points lors des qualifications avec 16 points. Le Sénégal n’a jamais goûté à la victoire à la CAN même s’il s’est hissé en finale en 2002, s’inclinant contre le Cameroun par 3-2 aux tirs au but. Avec un effectif impressionnant qui comprend Sadio Mané, co-meilleur buteur du championnat anglais et vainqueur de la Ligue des clubs champions avec Liverpool, le Sénégal va jouer crânement ses chances pour remporter le titre. Avec l’Algérie, il fait figure d’épouvante du groupe C.

    ■ Le Ghana vise une 5e étoile

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    A chaque CAN, le Ghana fait partie des favoris, lui qui a participé à 21 tournois. Les Blacks qui sont 4 fois champions d’Afrique se sont classés dans les quatre premiers lors de leurs six dernières CAN. Ils n’ont toutefois remporté aucune victoire, depuis leur dernier titre en 1982.  

    ■ Le Nigéria, retour par la grande porte

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    Les Super Eagles auront à cœur de faire oublier leur absence en phase finale après avoir raté les deux dernières éditions, 2015 et 2017. Ils comptent se rétablir parmi l’élite du football africain en Egypte sous la surveillance d’un entraîneur franco-allemand, Gernot Rohr, eux qui se sont déjà imposés au niveau continental à deux reprises. Le Nigéria est arrivé 14 fois en demi-finale ou plus lors de ses 17 participations à la CAN.

    ■ Le Cameroun pour conserver son titre

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    Le Cameroun est le tenant du titre. Il cherche à rester la première équipe à conserver le titre depuis le triplé historique de l’Égypte puisqu’il a déjà atteint cet objectif en 2002. Quintuple vainqueur de la CAN, les Lions indomptables sont dans le groupe du Ghana.

    Moulay Ahmed BELGHITI

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