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    Population mondiale: 9,7 milliards de terriens en 2050

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5538 Le 19/06/2019 | Partager
    Déjà 7,7 milliards d’habitants sur la planète
    Vieillissement, espérance de vie croissante, baisse de la fécondité
    La croissance démographique pose de nouveaux défis
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    La population mondiale devrait augmenter de 2 milliards de personnes au cours des 30 prochaines années, passant de 7,7 milliards actuellement à 9,7 milliards en 2050. C’est ce qui ressort du nouveau rapport «Perspectives de la population dans le monde 2019: Principaux résultats», publié par la Division de la population du Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies. Celui-ci fournit un aperçu complet des tendances et des perspectives démographiques mondiales. Selon cette étude, la population mondiale pourrait atteindre son maximum vers la fin du siècle, à près de 11 milliards.

    Un autre constat, cette population vieillit en raison de l’espérance de vie croissante et de la baisse des niveaux de fécondité, et que le nombre de pays connaissant une réduction de la taille de la population augmente. Les modifications de la taille, de la composition et de la répartition de la population mondiale qui en résultent ont des conséquences importantes sur la réalisation des objectifs de développement durable (ODD).

    Les nouvelles perspectives indiquent que plus de la moitié de la croissance projetée de la population mondiale d’ici 2050 se concentrera dans neuf pays: Inde, Nigéria, Pakistan, République démocratique du Congo, Éthiopie, Tanzanie, Indonésie, Égypte et les États-Unis (en ordre décroissant de l’augmentation attendue). Vers 2027, l’Inde devrait dépasser la Chine en tant que pays le plus peuplé du monde.

    La population de l’Afrique subsaharienne devrait doubler d’ici 2050 (augmentation de 99%). Les régions qui pourraient connaître des taux de croissance démographique plus faibles entre 2019 et 2050 comprennent l’Océanie à l’exception de l’Australie/Nouvelle-Zélande (56%), l’Afrique du Nord et l’Asie occidentale (46%), l’Amérique latine et les Caraïbes (18%), l’Asie de l’Est et du Sud-Est (3%) et l’Europe et l’Amérique du Nord (2%).

    L’indice synthétique de fécondité global, qui a baissé de 3,2 naissances par femme en 1990 à 2,5 en 2019, devrait encore diminuer pour s’établir à 2,2 en 2050. En 2019, la fécondité reste supérieure à 2,1 naissances par femme en moyenne au cours de la vie en Afrique subsaharienne (4,6), en Océanie à l’exception de l’Australie/Nouvelle-Zélande (3,4), en Afrique du Nord et Asie de l’Ouest (2,9), et en Asie centrale et du Sud (2,4). Un niveau de fécondité de 2,1 naissances par femme est nécessaire pour assurer le remplacement des générations et éviter le déclin de la population à long terme en l’absence d’immigration.

    Le rapport propose une feuille de route indiquant où cibler l’action et les interventions. «La croissance démographique rapide se concentre largement dans les pays les plus pauvres. Elle pose de nouveaux défis pour l’éradication de la pauvreté, atteindre une plus grande égalité, la lutte contre la faim et la malnutrition et le renforcement de la couverture et de la qualité des systèmes de santé et d’éducation afin de s’assurer que personne n’est laissé pour compte», selon Liu Zhenmin, sous secrétaire général aux affaires économiques et sociales de l’ONU.

    Dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne et dans certaines régions d’Asie, d’Amérique latine et des Caraïbes, la récente baisse de la fécondité a entraîné une croissance plus rapide de la population en âge de travailler (25 à 64 ans) par rapport aux autres groupes d’âge. Ce qui ouvre la porte à une croissance économique grâce à une structure par âge de la population favorable. Pour bénéficier de ce «dividende démographique», les gouvernements devraient investir dans l’éducation et la santé, en particulier pour les jeunes et créer des conditions propices à une croissance économique soutenue.

    L’espérance de vie à la naissance pour le monde, qui est passée de 64,2 ans en 1990 à 72,6 ans en 2019, devrait encore augmenter pour s’établir à 77,1 ans en 2050. Des progrès considérables ont été accomplis dans la réduction du différentiel de longévité entre les pays, mais d’importants écarts subsistent. En 2019, l’espérance de vie à la naissance dans les pays les moins avancés accuse un retard de 7,4 ans par rapport à la moyenne mondiale, principalement en raison de la persistance de taux de mortalité infantile et maternelle élevés, de violences, de conflits et de l’impact persistant de l’épidémie de VIH.

    D’ici 2050, une personne sur six dans le monde aura plus de 65 ans (16%), contre une sur onze en 2019 (9%). Les régions où la proportion de la population âgée de 65 ans ou plus devrait doubler entre 2019 et 2050 comprennent l’Afrique du Nord et l’Asie occidentale, l’Asie centrale et du Sud, l’Asie de l’Est et du Sud-Est, l’Amérique latine et les Caraïbes.

    D’ici 2050, une personne sur quatre vivant en Europe et Amérique du Nord pourrait avoir 65 ans ou plus. En 2018, pour la première fois dans l’histoire, les personnes âgées de 65 ans ou plus étaient plus nombreuses que les enfants de moins de cinq ans dans le monde. Le nombre de personnes âgées de 80 ans ou plus devrait tripler, passant de 143 millions en 2019 à 426 millions en 2050.

    D’autres principaux points ont été soulevés dont la proportion décroissante de la population en âge de travailler exerce une pression sur les systèmes de protection sociale. Un nombre croissant de pays connaissent une réduction de la taille de leur population. Aussi, la migration est devenue une composante majeure de l’évolution de la population dans certains pays. Entre 2010 et 2020, quatorze pays ou régions connaîtront une entrée nette de plus d’un million de migrants.

    46,1 millions de Marocains en 2050

    D’après les projections de l’ONU, la population du Maroc atteindrait les 36,47 millions d’habitants en 2019. Projeté en 2030, ce chiffre avoisinerait les 40,88 millions d’individus, puis s’élèverait à 46,16 millions en 2050. Les chiffres de l’ONU font référence à une baisse de la démographie d’ici 2100 (à près de 44,70 millions). D’après les projections du HCP, près de 10 millions de Marocains s’ajouteront à la population actuelle dans un peu plus de 30 ans. La population passerait de 33,8 millions en 2014 à 43,6 millions en 2050, soit un cru démographique de 272.000 par an. L’évolution démographique marocaine serait principalement urbaine, due en partie à l’exode rural et à l’urbanisation des zones rurales. A l’horizon 2050, les villes concentreraient alors 73,6% des habitants (31,1 millions) contre 60,3% en 2014 (20,4 millions).
    Chez nos voisins algériens, la population passerait de 43,05 millions d’habitants en 2019 à 60,92 millions en 2050, selon l’ONU qui prévoit aussi une évolution en Tunisie en cette période (de 11,69 millions d’habitants à 13,79 millions). Du côté de l’Egypte, il faudrait prévoir un boom démographique, puisque le pays dépasserait les 100 millions d’habitants en 2019, un chiffre qui atteindrait plus de 160 millions en 2050.

    Fatim-Zahra TOHRY

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