×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Pollution de l’air Gros dégâts, petits moyens

    Par Nadia DREF | Edition N°:5538 Le 19/06/2019 | Partager
    La contamination de l’air est le 8e facteur de mortalité
    Le seul laboratoire de surveillance manque de ressources
    Les collectivités locales out, l’Etat compte les sinistres
    pollution_de_lair_laboratoire_038.jpg

    Le laboratoire est prêt à accompagner les collectivités locales dans l’installation d’unités mobiles de surveillance de la pollution. Un chantier qui risque de tarder vu la faible mobilisation des élus. (Ph. Bziouat)

    Le constat est alarmant. La pollution de l’air est le 8e facteur de mortalité au Maroc. Par villes, Casablanca compte le plus grand nombre de décès suite aux dépassements flagrants de normes de la qualité de l’air. Elle abrite aussi le plus grand nombre d’asthmatiques et de personnes souffrant d’allergies.

    Les activités industrielles accélérées et le trafic routier intense sont les principales causes. Les collectivités locales sont complètement out. Sur le plan économique, le coût de la dégradation dû à la pollution de l’air est estimé à 1,62% du PIB, soit une perte de près de 10 milliards de DH par an. Un chiffre avancé, d’ailleurs, par la secrétaire d’Etat chargée du développement durable, Nezha El Ouafi, à l’occasion d’une journée organisée le 17 juin à Rabat pour célébrer la journée mondiale de l’environnement.

    Faute de régulation, le gouvernement est encore au stade de la sensibilisation. Le chef du gouvernement, en compagnie de Nezha El Ouafi, a visité le Laboratoire national des études, de la surveillance de la pollution (LNESP), sis à Rabat. Un établissement aux moyens réduits vu les missions qui lui sont confiées.

    Ce laboratoire national est le seul instrument scientifique et technique public de surveillance et de contrôle de la pollution. Son budget provient de la dotation du ministère de tutelle: entre 1,5 et 1,7 million de DH par an complété par des prestations payantes  aux opérateurs publics et privés.

    Les prestations de services fournies par le laboratoire concernent les analyses, les mesures in-situ, les interventions et l’expertise. Ses principaux clients sont les administrations, les collectivités territoriales, les établissements ou institutions publiques, les industriels, les bureaux d’études, etc. En 2018, ces activités ont drainé 1 million de DH de recettes. Autre nouveauté: une extension du site est prévue pour accompagner son ouverture sur l’Afrique subsaharienne.

    «Le rôle du laboratoire réside également dans l’assistance technique aux différentes requêtes émanant des pouvoirs publics, la participation dans la mise en place des valeurs limites des rejets et du contrôle ainsi que le développement des synergies avec les différents laboratoires qui existent à l’échelle nationale. Il s’étend au développement d’autres champs de surveillance de la pollution, tels la bio-surveillance, la dynamique des POPs, des PCB, de la radioactivité, etc», fait valoir Mohamed El Bouch, directeur du laboratoire.

    Pour accomplir ses tâches, le LNESP, bras armé de l’Etat, s’appuie sur une équipe composée uniquement de 17 personnes dont des cadres et ingénieurs (administratifs, chimistes, microbiologistes, physiciens), des techniciens spécialisés et assistants (aides techniciens et administratifs). Il a fait l’objet d’une mise à niveau entamée en 2014.

    Le laboratoire dispose d’équipements techniques et scientifiques de dernière génération destinés aux analyses physico-chimiques de l’eau, à la microbiologie, aux émissions atmosphériques (sources fixes et mobiles) et à la qualité de l’air ambiant.

    Principales missions

    Le laboratoire intervient dans les opérations de contrôle des projets d’assainissement liquide et solide et l’évaluation des performances des installations. Il s’implique également dans la surveillance de la pollution de l’environnement pour une meilleure durabilité et inverser les tendances actuelles de dégradation des ressources. Depuis 2017, le laboratoire s’est vu confier le Programme national de surveillance des eaux de baignade le long des côtes atlantique et méditerranéenne. Ses équipes effectuent des prélèvements réguliers entre février et mars et durant la période estivale (de mai jusqu’à septembre avec une fréquence bimensuelle). La liste des points et sites de surveillance sont choisis en fonction de l’importance de la fréquentation, de la nature des lieux (relief, forme du rivage, …) et des risques particuliers de pollution pouvant exister (rejet d’eaux usées, embouchures de rivières, ports…). Le laboratoire dévoilera les derniers résultats d’analyses le 24 juin. Au total, 169 plages ont fait l’objet de 500 prélèvements. Il lancera bientôt une application mobile portant sur la qualité des eaux de baignade. Par ailleurs, le laboratoire a travaillé, en partenariat avec des associations locales, sur la caractérisation des déchets marins au niveau de 50 plages.

    N.D.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc