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    International

    L’escalade des tensions dans le Golfe inquiète

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5537 Le 18/06/2019 | Partager
    L’UE réagit aux attaques dans la Mer d’Oman
    Les Etats membres demandent une enquête
    Des craintes sur le détroit d’Ormuz
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    Les Etats membres de l'Union européenne se sont montrés prudents dans l'attribution des responsabilités pour les attaques de pétroliers la semaine dernière dans les eaux du Golfe. Ils ont ainsi refusé de s'aligner sur Washington qui accuse l'Iran, comme l'a fait Londres.

    Plusieurs ministres ont soutenu la position du Secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres qui a demandé une enquête indépendante. «La tâche principale des ministres des Affaires étrangères est d'éviter la guerre», a souligné le chef de la diplomatie du Luxembourg Jean Asselborn, qui a mis en garde contre la répétition des faux pas diplomatiques qui ont conduit à l'invasion de l'Irak en 2003.

    La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini a appelé à éviter toutes les provocations dans la région. L'Union européenne tente de sauver l'accord sur le nucléaire iranien, menacé par le retrait des Etats-Unis et la décision du président américain Donald Trump d'imposer des sanctions économiques contre la République islamique. L'adjointe de Federica Mogherini, l'Allemande Helga Schmid, s'est rendue dans la région et en Iran pour recueillir des informations.

    Selon l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, les réserves d'uranium enrichi de l'Iran dépasseront la limite fixée aux termes de l'accord international sur le nucléaire iranien de 2015 à partir du 27 juin. Téhéran avait annoncé le 8 mai sa décision de ne plus respecter deux de ses engagements: la limitation de ses réserves d'uranium enrichi (UF6) à 300 kg et de ses réserves d'eau lourde à 130 tonnes. Conclu à Vienne par l'Iran, l'Allemagne, la Chine, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie, l'accord vise à limiter le programme nucléaire de la République islamique en échange d'une levée des sanctions économiques internationales contre ce pays.

    De son côté, l'Irak se prépare à l'éventualité d'une interruption du transport maritime dans le Golfe en raison des tensions irano-américaines. Un scénario catastrophe pour le deuxième producteur de l'Opep qui y fait transiter la quasi-totalité de ses exportations pétrolières, selon responsables et experts. Le pays exporte 3,5 millions de barils chaque jour, un chiffre qui est resté stable malgré les tensions régionales récentes. Bagdad tente de réhabiliter un oléoduc qui lui permettra d'acheminer le pétrole, notamment de la province de Kirkouk (nord-est) vers le port turc de Ceyhan (Méditerranée orientale). Sa remise sur pied prendra encore des années.

    Les attaques perpétrées contre deux pétroliers en mer d'Oman ont eu lieu au sud-est du détroit d'Ormuz, un corridor vital reliant les États riches en énergie du Moyen-Orient au marché mondial. L'Iran a menacé à plusieurs reprises par le passé de bloquer le détroit. Samedi dernier, Riyad et Abou Dhabi ont appelé à la sécurisation des approvisionnements en énergie venant du Golfe après ces attaques survenues un mois après le sabotage de quatre navires, dont trois pétroliers, au large des Emirats, également attribuées par Washington à Téhéran (qui a démenti).

    Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a affirmé que son pays garantirait «la liberté de navigation par le détroit d'Ormuz, sans s'étendre sur les différentes options envisagées». Les relations entre l'Iran et les Etats-Unis se sont détériorées après l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, qui s'est retiré en 2018 de l'accord sur le nucléaire iranien et a rétabli des sanctions économiques contre l'Iran. Début mai, Washington a envoyé des renforts militaires au Moyen-Orient, accusant l'Iran de préparer des attaques «imminentes».

    Pétrole: Tendance baissière

    Hier en fin d’après-midi, les cours du pétrole ont continué sur leur tendance baissière. Le baril de Brent évoluait autour de 61,83 dollars à Londres et celui de WTI cédait à 52,19 dollars. Le tout dans un marché partagé entre les conflits commerciaux qui pèsent sur la demande et les tensions géopolitiques qui pourraient affecter l'offre. Les prix du pétrole étaient cependant soutenus par les efforts de l'Opep et de ses partenaires, dont la Russie, ainsi que par les tensions géopolitiques. Le détroit, au large de l'Iran, voit passer l'essentiel des exportations de pétrole du Moyen-Orient, et un conflit ouvert dans cette zone pourrait faire plonger l'offre et s'envoler les cours. La prochaine réunion de l'Opep est toujours officiellement annoncée pour le 25 juin, mais la Russie et l'Arabie saoudite ont demandé à décaler la réunion à début juillet, ce que l'Iran refuse.

    F. Z. T.

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