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    Economie

    Télécoms: Les gros retards sur l’infrastructure fixe

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5522 Le 23/05/2019 | Partager
    Les réseaux fixes n’ont pas évolué, selon le rapport de la Cour des comptes
    Ce sont les moyens les plus importants d’utilisation d’internet dans les pays développés
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    IDI, l’indice annuel de développement des TIC calculé par l’Union internationale des télécommunications montre que l’abonnement au réseau fixe et à l’internet fixe large bande est relativement faible.

    Le marché du mobile cartonne alors que les autres technologies ne bénéficient pas du même niveau d’évolution, de concurrence et de promotion. Il est à 22 millions d’abonnés pour un taux de pénétration de plus de 63% en 2017. Les connexions internet sont également portées (94%) par le mobile au moment où celles émanant de l’ADSL représentent moins de 7% et les autres types de connexions à peine  0,1%.

    Au total, le marché de l’ADSL compte 1,23 million d’abonnés composés exclusivement de clients de IAM.  Ces constats dressés par la Cour des comptes dans son rapport sur la stratégie numérique renvoient en particulier à un dossier à l’origine de bagarres entre les opérateurs télécom: le dégroupage, la co-localisation et le partage des infrastructures qui évite les investissements non productifs.

    L’opérateur historique n’interdit pas l’accès à son infrastructure, mais les conditions de partage sont loin de satisfaire ses deux concurrents. Le développement des infrastructures du réseau fixe est limité alors même qu’il constitue le moyen le plus important d’utilisation d’internet dans les pays développés.

    Ces derniers continuent à les améliorer, en particulier par l’installation des réseaux en fibre optique. «Les réseaux du fixe large bande représentent les services adéquats et préférés des organismes publics et privés de moyenne et grande taille», souligne le rapport.

    Le marché des liaisons louées n’a pas non plus évolué alors qu’elles sont indispensables pour l’évolution des offres des entités véhiculant de gros volumes de données et abritant des applications en interne. Elles sont également essentielles pour les administrations développant des services en ligne. «Malgré la volonté de l’ANRT de développer les réseaux haut débit particulièrement ceux basés sur la fibre optique, aucune évolution significative n’a été observée dans ce domaine», note la Cour des comptes.

    Sur les cinq dernières années, les indices internationaux relatifs à l’infrastructure des télécommunications montrent que les réseaux fixe et fixe large bande sont relativement faibles et n’ont pas évolué. Tout le contraire du mobile qui porte les flux internet beaucoup plus que le fixe (voir tableau).

    La Cour des comptes s’est également intéressée aux prix pratiqués. L’indice IPB70 (panier des prix des TIC) du Maroc s’est certes amélioré entre 2012 et 2015, passant de 5,1% à 4%. Mais en parallèle, le Maroc a perdu huit places dans le classement.

    Autrement dit, «d’autres pays ont réalisé plus d’efforts en matière de baisse des prix des communications et des données», notent les magistrats de la Cour des comptes. Le rapport 2016 de l’ANRT donne une idée sur les prix pratiqués: la facture mensuelle moyenne d’un abonné internet mobile est de 17 DH contre 97 DH hors frais de la ligne fixe qui sont près de 100 DH mensuel. 

    La Cour des comptes reproche aussi au régulateur télécom d’avoir occulté le volet qualité de service du fixe de ses rapports. Or le degré de satisfaction de l’utilisateur des services en ligne et des contenus web est tributaire de la qualité de service des réseaux qui lui permettent d’y accéder. «L’ANRT ne mesure cette qualité de service que pour les réseaux mobiles. La qualité de la connexion à internet par le réseau fixe (ADSL, liaison louée, etc.) ne fait l’objet d’un contrôle qu’en cas de réclamation du client».

    Khadija MASMOUDI

     

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