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    Entreprises

    Incubateur de startups: Le Maroc s’inspire du modèle français

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5521 Le 22/05/2019 | Partager
    Elalamy confie sa réalisation à l’agence nationale du digital
    Innovation, levée de fonds, accompagnement... sur les traces de la Station F à Paris
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     En 2 ans, la Station F de Paris a attiré 5.000 startuppers, et plus de 1.000 entreprises. Les levées de fonds de celles-ci ont totalisé 250 millions d’euros en 2018. Normal, puisque parmi leurs clients figurent des géants à l’instar de Google, Facebook, et bien d’autres (Ph YSA)

    Il y a deux ans, Station F, le «plus grand incubateur de startups du monde» ouvrait ses portes à Paris. Le campus inauguré en grande pompe, notamment par le président de la République Emmanuel Macron, s’étend sur 34.000m2 et héberge une zone startup de plus de 3.000 stations de travail, un marché, 26 programmes internationaux d’accompagnement et d’accélération, des espaces événementiels et plusieurs lieux de restauration.

    Aujourd’hui, le hall consacré aux startups fourmille de près de 5.000 résidents représentant  plus de 1.030 startups. Ces derniers ont, dès leur première année d’exercice, levé 250 millions d’euros au total, mais c’est surtout l’émulation créée par la présence d’autant de startuppers qu’ils mettent en avant.

    Bref, un écosystème riche qui, selon ses occupants, fait la principale force de Station F. C’est d’ailleurs avant tout pour «être entourés de milliers d’autres entrepreneurs» que les entrepreneurs français candidatent. Et c’est justement cette émulation que Moulay Hafid Elalamy veut mener au Maroc «notamment en créant une Station F».

    «L’Agence nationale du digital se penchera sur ce projet avec les responsables de la Station F parisienne», annonce le ministre de l’Industrie, de l’investissement, du commerce, et de l’économie numérique. A noter que le campus des startuppers, situé dans la Halle Freyssinet, à Paris, est opérationnel depuis le 29 juin 2017. Le bâtiment dispose d’espaces de réunions, d’un restaurant, de trois bars et d’un auditorium de 370 places.

    Dans l’incubateur sont également présents des services indispensables au fonctionnement des startups: des fonds d’investissement, un fab lab, des imprimantes 3D et des services publics. Le bâtiment est divisé en trois grands espaces: la zone Create, pour travailler, la zone Share, pour échanger, et la zone Chill, pour se détendre et se restaurer.

    A l’instar de la plateforme française, la future Station F du Maroc devrait attirer des milliers de startupeurs. «Nous allons leur proposer l’accompagnement nécessaire… pas que financier. Nous allons aussi encourager la connaissance, le business, et les banques d’affaires, y compris pour montrer quand et comment faire des levées de fonds», indique le ministre. Concrètement, ce dernier promet un accompagnement en profondeur qui «sera réalisé avec plus de professionnalisme».

    Pour y parvenir, l’organisation de cet accompagnement sera complétée par des idées nouvelles répondant aux exigences évolutives des entrepreneurs. «Dites-nous de quoi vous avez besoin de façon à ce qu’on puisse s’organiser pour vous accompagner!», souligne Elalamy.

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    Et de rappeler «la démarche startup Maroc avec des structures organisées. C’est très bien, mais nous avons besoin de faire un saut qualitatif différent pour accompagner cette dynamique et passer à l’industrialisation voire même à l’accélération industrielle digitale». Après avoir regardé, imaginé et testé sa capacité d’innovation, le Royaume doit passer à la vitesse supérieure en matière d’industrie digitale.

    Signalons que la diaspora marocaine, professionnelle, technique et d’un niveau extrêmement élevé, et avec une vraie vision, intégrée dans ce secteur pourrait, elle aussi, aspirer à un accompagnement du gouvernement. «Il est possible de les aider à avoir de nouveaux marchés, comprendre mieux certains marchés y compris au Maroc. Car, nous sommes convaincus qu’il y a vraiment de la valeur ajoutée à partager avec eux», estime le ministre.

    Accompagnement et assistance

    Selon Moulay Hafid Elalamy, «la nouvelle Charte d’investissement a prévu une batterie de décisions, actuellement au SGG et qui seront présentées prochainement au Conseil de Gouvernement, pour l’introduction de beaucoup de nouveautés pour accompagner les start-ups». «Nous ne sommes pas dans les effets d’annonces mais plutôt dans une démarche profonde de renforcement de tout l’écosystème», ajoute le ministre. Ce dernier compte sur l’ADD pour dynamiser le secteur du digital.

    Rappelons que l’Agence en question est chargée de mettre en œuvre la stratégie de l’Etat en matière de développement du digital et de promouvoir les outils numériques et le développement de leur usage auprès de l’administration, des entreprises et des citoyens. Elle propose au gouvernement les orientations générales à suivre en matière de développement du digital et fait toutes recommandations ou propositions susceptibles d’améliorer l’environnement, les conditions et les procédures relatives au développement du digital et la réduction de la fracture numérique.

    L’ADD émet également un avis sur toutes les questions dont elle est saisie par le gouvernement. Toujours dans le cadre de ses attributions, l’ADD accompagne et assiste les autorités et les organismes concernés, ainsi que les opérateurs publics et privés dans le domaine du développement du digital.

    Elle fournit l’expertise nécessaire aux opérateurs du secteur de l’économie numérique en vue de renforcer leur compétitivité  et  contribue à la promotion et au développement de l’initiative et de l’entrepreneuriat dans le secteur de l’économie numérique. Par ailleurs, l’Agence a pour mission de développer tout programme de coopération et de partenariat dans les secteurs de l’économie numérique.

    Fédérer les startups africaines

    Au niveau continental, l’ambition est de fédérer les autres pays afin de créer une synergie africaine et amorcer «la co-émergence de l’ensemble du continent africain voulue par SM le Roi». En ce sens, «nos portes sont ouvertes à tous les pays africains qui souhaitent,  partager les expériences marocaines dans un sens et dans l’autre», invite Elalamy appuyant «un espace panafricain dédié aux startups et au digital», à l’instar de la Station F. Celui-ci permettrait aux entrepreneurs d’exprimer leurs imaginations industrielles et digitales à travers des projets concrets. Il serait un moyen pour le continent de gagner des années de retard dans bien des domaines. «Je rappelle que nous sommes passés du filaire au portable avec un saut énorme, et aujourd’hui il y a plus de téléphones portables que de population au Maroc et ceci est salutaire… Dans le digital, il y a un parallélisme à faire en initiant des sauts qualitatifs et en s’inspirant des expériences réussies», souligne-t-il. En attendant, le salon Viva Tech, auquel 16 startups marocaines ont été conviées par l’Agence du développement digital (ADD), aura marqué les jeunes participants marocains. «Ces drones-hélicoptères et autres innovations exposées qui font rêver, leur ont donné des idées et les pousseront à être de plus en plus créatifs et innovants. Il ne faut pas être spectateur mais acteur de cette transformation digitale dans le monde», conclut Elalamy. 

    DNES à Paris, Youness SAAD ALAMI

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