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    Enseignement supérieur: Sur les traces du modèle anglo-saxon

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5520 Le 21/05/2019 | Partager
    Dans son dernier rapport, le conseil supérieur dévoile 58 recommandations
    Pédagogie numérique, formation des formateurs, langues étrangères, soft skills… les priorités
    Revoir le volume horaire de formation, passer du système modulaire à celui de crédits
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    Les nombreux départs à la retraite volontaire des enseignants ont impacté négativement le taux d’encadrement pédagogique des étudiants particulièrement ceux des établissements de l’enseignement d’accès ouvert

    Après avoir dévoilé un diagnostic sans appel de l’enseignement supérieur en 2018, le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) vient de livrer ses conclusions sur le déploiement de la stratégie 2015-2030.

    Présenté lors de la 16e session du conseil, ce rapport toujours en cours de finalisation, énumère 7 leviers et 58 préconisations. «Il renforce ainsi la vision stratégique 2015-2030 et affirme de manière plus explicite ses orientations», indique Abdellatif Miraoui, président de l’université Cadi Ayyad de Marrakech et membre du CSEFRS.

    «Ses recommandations sont inspirées des standards internationaux et notamment du modèle anglo-saxon», précise-t-il. Une partie d’entre elles concernent des problématiques propres au Maroc comme les établissements d’enseignement supérieur à accès ouvert.

    Pour rappel, ces établissements accueillaient en 2014-2015 plus 88% des étudiants de l’université, contre 12% uniquement pour les établissements à accès régulé. Une situation qui interpelle. «Ces établissements doivent assurer de meilleures conditions d’accueil et offrir aux étudiants une formation de qualité. Un sérieux défi à relever», ajoute le président de l’université de Marrakech.

    Par ailleurs, le rapport pointe d’autres dysfonctionnements. Le manque d’infrastructures et de RH ne sont pas les seules causes explicatives de la crise du système d’enseignement supérieur. Le Conseil invite à profiter de cette contrainte pour changer la façon de travailler et d’enseigner en exploitant les opportunités offertes par la pédagogie numérique.

    «Aujourd’hui, on continue à imposer à nos étudiants un volume horaire annuel de 650 h, alors que dans le système anglo-saxon on ne dépasse pas 500 heures», regrette Miraoui. L’étudiant peut chercher tout seul ses informations sur internet, il suffit juste de le préparer à cette nouvelle voie.

    En revanche, il faut donner du temps aux étudiants pour leur permettre de travailler en groupe sur des projets ou pour résoudre des problèmes. Cela nécessite une approche pédagogique permettant d’offrir aux jeunes la capacité de pouvoir évoluer et se former sous l’encadrement de leur professeur. Et également une formation ouverte sur les langues étrangères et les compétences transversales sans oublier les nouvelles technologies d’information.

    Sur ce volet, le projet du rapport recommande «de tenir en compte des attentes des jeunes en termes de qualité et de pertinence des formations, ainsi qu’en termes de conditions d’apprentissage». Et également renforcer les capacités des étudiants afin qu’ils soient en mesure de s’adapter à l’environnement de travail.

    Une importance particulière doit être donnée à l’orientation des élèves au niveau du cycle de l’enseignement secondaire qualifiant. Et aussi au système des passerelles permettant une mobilité dans tous les sens possibles entre l’université et les établissements ne relevant pas des universités.

    Pour permettre au système d’enseignement supérieur d’évoluer en harmonie avec l’international, le rapport préconise de «capitaliser et reconnaître les acquis des étudiants en passant d’un système modulaire à un système de crédits».

    Mais pour Miraoui, la formation des formateurs reste la clé de voûte pour le développement d’un enseignement supérieur de qualité qui lui permettra de produire de bons chercheurs. «Il faut mettre l’excellence et le mérite au cœur du développement du corps professoral et  renforcer le développement professionnel et pédagogique des enseignants». Des recommandations ont été également formulées pour l’amélioration de la gouvernance et le renforcement de l’autonomie de l’université.

    Stratégie numérique

    Le rapport recommande l’adoption d’une stratégie numérique permettant «un positionnement de l’université, à l’avant-garde, du développement des technologies numériques pour améliorer les problèmes de gouvernance et de transparence, pour transformer le mode d’organisation et de fonctionnement et pour innover en matière de pédagogie». Les auteurs du rapport rappellent les atouts du numérique. Pour eux, ce dernier contribuera à concilier la démocratisation de l’enseignement supérieur et l’évolution démographique avec la qualité, en offrant des formations hybrides (en présentiel et en ligne) et en mettant en place des procédures de validation des cours ou des contenus pédagogiques.

    N.E.A.

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