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    Economie

    Agriculture: «Après un voyage de découverte en Australie, je me suis lancée»

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5511 Le 08/05/2019 | Partager
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    Pour Fatima Zahra Lamnasra, le semis direct reste le moyen le plus sûr pour préserver les sols (Ph. Bziouat)

    Ses études en finances au Canada, ne la prédisposaient pas à devenir agricultrice. Fille d’agriculteurs, cette activité la passionnait quand elle était jeune.

    «Lorsque je suis rentrée au Maroc, j’ai décidé de prendre en main le domaine familial, de 400 hectares, situé à Oued Erromane (entre Meknès et Sidi Kacem). «Je suis assez satisfaite de mon statut d’agricultrice parce qu’il y a toujours quelque chose à faire, à améliorer. Ma plus grande satisfaction reste le fait que je suis en train de travailler sur les terres de mes parents, mes grand-parents.. ». «C’est pour moi un accomplissement en soi», affirme-t-elle.

    Sur l’exploitation où travaillent une trentaine de personnes de façon permanente, on pratique la céréaliculture, on cultive les légumineuses et aussi l’arboriculture et les maraîchers...

    «Nous avons opté définitivement pour le semis direct après une année difficile (2015), une année de pertes totales. Mon côté financier m’a poussé à réfléchir à une solution pour permettre de  diminuer le risque encouru chaque année et atténuer les effets des changements et du réchauffement climatiques», indique Fatima Zahra.

    «Pour moi le changement, l’adaptation au mode de semis direct était clair, puisque je me suis située du côté coûts et rendements. J’ai été convaincue par les chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), et à mon retour d’un voyage de découverte du semis direct en Australie, je me suis lancée», souligne-t-elle.

    Aujourd’hui, ses voisins agriculteurs ont constaté et découvert la différence des rendements entre les terres semées en semis direct et celles en semis conventionnel. «Je leur explique que ce n’est pas parce que je n’ai pas labouré, mais plutôt parce que je n’ai pas fait subir aux sols un quelconque stress hydrique», affirme-t-elle. Et de continuer: «je trouve qu’il y a aujourd’hui une dynamique pour lancer le semis direct.

    Le matériel existe même si le choix est limité. Certes, il y a des difficultés et il faut s’adapter chaque année, mais le semis direct permet de limiter les risques face à la sécheresse». C’est un travail à long terme, mais dont l’aboutissement est toujours rentable même au niveau de la préservation de l’environnement.

    En cas d’orages et de fortes pluies, les dégâts sur les sols semés en semis direct sont minimisés, puisque le ruissellement des pluies est stoppé par les résidus de paille laissés sur les champs. La terre des champs cultivés en semis conventionnel est par contre emportée par ces ruissellements qui vont se déverser dans les barrages et en provoquent l’envasement.

    J.E.H.

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