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    Economie

    Crédit bancaire: Nouveau coup de frein à l’investissement privé

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5508 Le 03/05/2019 | Partager
    L’encours des prêts à l’équipement a baissé de 0,6% au 1er trimestre et 1,7% sur un an
    Le total des prêts a atteint 872 milliards de DH à fin mars
    Le risque sur les ménages se dégrade: 2 milliards d’impayés supplémentaires
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    L’encours du crédit bancaire a totalisé 872 milliards de DH à fin mars. Il est quasi stable (+0,2%) par rapport à fin 2018 et affiche une hausse de 5,1% sur un an. La dynamique est bien différente selon les marchés

    Mi-avril, Bank Al-Maghrib, la CGEM et le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) s’étaient réunis pour trouver des solutions afin de relancer l’investissement du secteur privé. Le groupe Banque Populaire a eu la même initiative mardi dernier en mobilisant plus de 400 chefs d’entreprise à Casablanca (L’Economiste n°5507 du 2 mai).

    Les dispositifs d’accompagnement et de soutien au financement des PME se renforcent et seront tous regroupés d’ici la fin de l’année dans une loi: «small business act», a confirmé le ministre des Finances.

    Les données sur le crédit aux entreprises au premier trimestre confirment l’urgence d’accélérer tous ces chantiers pour in fine stimuler la croissance et la création d’emplois. L’encours des prêts à l’équipement aux entreprises privées a reculé de 0,6% sur trois mois et 1,7% sur un an. Ce recul serait moins inquiétant s’il l’avait été au profit d’autres sources de financement.

    Or ces dernières sont très peu activées par les PME qui restent très attachées aux prêts bancaires classiques. Le manque d’appétit des chefs d’entreprise dépend du secteur dans lequel on se place. Ceux qui sont exposés à la consommation des ménages continuent d’investir même si la croissance des dépenses des ménages est moins robuste que par le passé.

    L’encours des crédits d’investissement dans les industries alimentaires a enregistré un bond spectaculaire de 66% sur trois mois et 3,4% sur un an. Dans la chimie et la parachimie, les investissements financés par voie de crédit bancaire ont fortement baissé sur les deux périodes. L’encours a chuté de 30% dans l’agriculture et la pêche sur les premiers mois de l’année par rapport à fin 2018.

    Les concours aux entreprises du secteur tertiaire affichent une croissance dynamique de 8,4% (sur trois mois). Ils ont repris dans le commerce (+1,5%) alors qu’ils sont en baisse dans l’hôtellerie et la restauration (-5,5%). Les besoins en trésorerie sont aussi importants dans ces branches d’activité (+8,1%).

    En revanche, les demandes de financements à court terme des industriels ont baissé dans l’ensemble des branches après trois mois. Les dirigeants confirment la détente des tensions sur la trésorerie dans l’enquête sur le climat des affaires dans l’industrie.

    Globalement, l’encours des crédits bancaires a totalisé 872 milliards de DH à fin mars. Il est quasi stable (+0,2%) par rapport à fin 2018 et affiche une hausse de 5,1% sur un an.

    La demande des ménages s’essouffle

    Principal moteur de la croissance du crédit ces dernières années, l’emprunt des ménages marque le pas. Le total des prêts à ces contreparties enregistre une petite hausse de 1,1% sur les trois premiers mois de l’année. Le ralentissement des dépenses des ménages n’est pas neutre sur leurs demandes de crédit. En outre, la remontée du risque renforce la vigilance des banques.
    Les impayés des ménages ont augmenté de 8,3% entre janvier et mars, soit la plus forte hausse enregistrée sur cette période depuis 2014. La dégradation est en partie le reflet des problèmes de trésorerie de nombre d’entreprises. Ces tensions se traduisent par des difficultés à honorer les échéances de fin de mois, y compris les salaires. Cela se répercute sur les finances des ménages qui ont en retour du mal à payer leur traite. Le taux d’impayé des particuliers et des MRE s’établit à 7,5% à fin mars alors qu’il s’élève à 12,5% pour les entrepreneurs individuels.

    F.Fa

     

     

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