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    Economie

    Financement des PME: Les banques veulent sortir de la gestion d’urgence

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5507 Le 02/05/2019 | Partager
    «Nous souhaitons aller au-delà de la relation transactionnelle et travailler avec les PME sur leurs projets d’investissement et de croissance»
    La BP revendique 40% de part de marché sur les PME dans les régions
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    Jalil Sebti, directeur général de la Banque de détail de la BCP: «Nos objectifs sont en effet concordants: d’une part, la banque a besoin d’augmenter ses encours pour assurer sa croissance et, d’autre part, l’entreprise doit assurer son développement à travers l’investissement» (Ph. Fadwa Al Nasser)

    Tous les leviers, y compris le renforcement de la communication entre les banques et les entreprises, seront nécessaires pour relancer l’investissement. Le groupe Banque Populaire a réuni plus de 400 entreprises mardi dernier pour discuter de la relance de l’investissement lors de son Forum PME.

    Le groupe revendique une part de marché (crédits) de l’ordre de 40% sur les PME dans les régions. Les délais de paiement sont une préoccupation majeure aujourd’hui. En même temps, il y a du travail à fournir sur la relation banque-entreprise pour briser les obstacles.

    Pour Jalil Sebti, directeur général de la Banque de détail, le dialogue avec les entreprises est apaisé. «Comprendre les contraintes de l’autre nous permet d’avancer dans une relation banque-entreprise mutuellement bénéfique» avance-t-il. Il reste à transformer les bonnes intentions en actions.   

    - L’Economiste: D’où vient la panne de l’investissement dont parlent les chefs d’entreprise?
    - Jalil Sebti:
    La participation à ce forum de plus de 400 entreprises provenant de toutes les régions du Royaume prouve qu’il y a un véritable intérêt à cette thématique. Investissement et PME sont intiment liés. Nous sommes convaincus que la relance de l’investissement passera par les PME qui représentent près de 95% de notre tissu économique. Justement, dans le cadre de ce forum, nous avons pu interagir sur les problématiques et les attentes majeures qui préoccupent les entreprises, mais aussi sur les solutions concrètes à même de relancer l’acte d’investissement.
    Aujourd’hui, nous avons un dialogue apaisé avec les entreprises et nos intérêts convergent. Comprendre les contraintes de l’autre nous permet d’avancer dans une relation banque-entreprise mutuellement bénéfique. Nos objectifs sont en effet concordants: d’une part, la banque a besoin d’augmenter ses encours pour assurer sa croissance et, d’autre part, l’entreprise doit assurer son développement à travers l’investissement.

    - Le secteur bancaire peine à se projeter sur le long terme avec les PME. Est-ce toujours lié à l’asymétrie d’information? Où se situe le problème?
    - Nous souhaitons construire une relation banque-entreprise qui ne se limite pas uniquement aux transactions de la banque au quotidien, mais nous permet aussi de nous consacrer davantage au développement du potentiel de croissance des PME, notamment à travers la contribution à la recherche de nouveaux marchés, l’accompagnement à l’export ou encore le financement d’une nouvelle ligne de production.
    Concrètement, nous offrons aujourd’hui aux PME un accompagnement technique et financier global, qui prend en compte leurs contraintes en termes de fonds propres et de garanties. Nous souhaitons donc aller au-delà de la relation transactionnelle et travailler avec les PME sur leurs projets d’investissement et de croissance.

    - Les notations des entreprises sont-elles fiables?
    - La notation est une aide à la décision. Elle permet d’avoir une visibilité sur un modèle et la santé d’une entreprise. Maintenant, il y a des éléments qualitatifs et prospectifs qui sont du ressort de l’humain. La décision ne se base pas uniquement sur la notation. Il y a l’aspect qualitatif qui est apprécié par des comités, des experts… pour pouvoir mieux positionner et mieux appréhender à la fois le risque et la teneur du projet. La remontée du chargé d’affaires par exemple est très importante dans l’appréciation du risque.

    - Le crédit interentreprises équivaut à 40% du PIB. Pourquoi les banques hésitent-elles à investir ce marché?
    - Il existe déjà des solutions pour adresser cette problématique. Je pense notamment au factoring qui permet aux entreprises de soulager leurs trésoreries afin de développer plus sereinement leurs activités. Ou encore le reverse factoring qui permet de payer par anticipation l’ensemble de ses fournisseurs.
    Les outils financiers existent, mais plus globalement, il y a un défi majeur à relever, celui du changement culturel en matière de respect des délais de paiement.

    Propos recueillis par Franck FAGNON

     

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